Autrefois

Les amours passés

 

 

Il ne faut jamais revenir

Sur les amours passés,

Il nous faut grandir

Sans retour en arrière

Ce n’est qu’une vie

Sans accord

Dans un corps à corps.

Oubliés les mots doux

Les regards tendres

Les mains qui se frôlent

Les sourires, les baisers

Les échanges passionnés

Seuls subsistent les mots gravés

Sur l’arbre

Souvenir d’un autre temps.

Confidence lointaine

Texte écrit en duo avec un poète rencontré sur la toile (il y a plus de 10 ans)

 

 

J’ai beau brûler la vie

Parfois creuser le temps

Hormis les jours qui passent inlassablement

Je me sens seul

Comme l’aurore qui s’essouffle

Sue le trouble qui perce mon cœur

Si j’en avais la force

J’abandonnerais cette réalité

De peur d’en être infirme!

 

Mais comment arrêter le temps?

Qui sans cesse en mouvement

Me tenaille  à un chagrin continu

Et serre mon cœur pendant

qu’implacable la douleur me secoue.

 

Je crie, je geins, je souffre

C’est un perpétuel déchirement

Je veux du silence à en devenir sourd

Ne plus pouvoir bouger et  me sentir brisé

Comme une querelle dans l’obscurité

Je veux connaître mon heure

Je n’ai plus le courage d’attendre

Je veux renoncer à vivre

A écourter ce cauchemar et partir.

 

 

 

L’amour en cage

 

 

larmes-d-amour-en-cage

(photo du Web)  

Te souviens-tu de ce banc

Où nos deux noms sont entrelacés

Nous imaginions l’amour

Et le temps qui s’enfuyait

 

Hélas ils ne sont plus

Ils ont disparu

Comme les serments que l’on se donne

et les folies que l’on se promet.

 

Si l’on met l’amour en cage

Il rouille et s’efface

Et le vent en soufflant ôte toutes traces

Même ton badinage.

 

C’est juste un texte comme un autre, je ne fais allusion à personne

Gargouilles

 

gargouille

 

Visages de gargouille

En haut de cet édifice

grimaçant où hostile

Voire pleins de maléfices.

 

Notre dame

Créatures  surveillant Paris d’en haut

venant des ténèbres,  issue de l’enfer

 pierre creusée en forme de gouttières

Ne rasez pas les murs, attention à l’eau.

 

Dragons des rives de la Seine

Parfois gardiennes du Bien

Elles repousseraient le malin

gargouille-Cathedral-Santa-Eulalia

En contemplant les passants du parvis

D’autres se nomment chimères

Ils viennent de sculpteurs aimant l’imaginaire.

 

Signification  :

De l’ancien français gargouille, gargoule « gorge, tuyau de descente »

 

 

Une légende sur les gargouilles 

 

Du temps de Dagobert, un dragon ailé hantait les rives de la Seine et terrorisait la population en crachant des torrents d’eau et en décimant les hommes et les animaux. En l’an 520, le prêtre St Romain qui deviendra plus tard évêque de Rouen décida de délivrer Rouen de ce monstre à condition que les habitants se fassent baptiser et qu’une église soit construite en ces lieux. Ces derniers acceptèrent et la gargouille fut vaincue par le signe de la Croix et mise au bûcher.

Seul le corps de la bête se consuma, la tête et le cou ne brûlèrent pas et furent exposés sur les remparts de la ville. Les gargouilles, ne pouvant plus vivre le jour car le soleil transformait leur chair en pierre, reprenaient vie à la tombée de la nuit avec la lune.

 

Si cela vous intéresse ici il y a une autre légende….

 

 

 

C'était hier!

J’étais là abasourdie sur ce pont qui traversait la Loire, lui était un policier dans l’exercice de ses fonctions et les mots qu’il venait de prononcer me tétanisait, Pourquoi m’avait-il arrêté, aujourd’hui je n’en sais toujours rien. Je marchais avec mes amies sur ce pont et regardait couler l’eau…

Nous étions trois copines, jamais il ne nous serait venu à l’idée de lancer des pierres, ou bien de cracher. Nous n’avions que 17 ans et nous étions venues en vacance dans la maison de campagne d’une de nos amies. Seules et non majeurs, avec du recul je me dis que c’est sans doute la raison qui a fait que ce policier nous a interpellé.

A  cet époque la majorité était à 21 ans, mais nos parents réciproques nous connaissaient et savaient que nous ne ferions rien d’inconcevable. Mon père nous avait emmené et il allait revenir nous chercher. A l’époque Saint-Rambert était une petite bourgade, maintenant c’est la banlieue de Saint-Etienne. Nous étions livré à nous mêmes pendant trois jours. C’était une de nos plus grandes escapades seules, bien entendu.

Mais revenons à cette drôle de rencontre, nous étions là sur ce pont, nous revenions d’une petite balade nocturne le long de la Loire et nous étions allées voir la fête du village, mais il n’y avait personne et nous rentrions après avoir reçu une pluie d’été.

Nous devisions tranquillement lorsque trois policiers dans une estafette se sont arrêtés à notre hauteur:

Bonjour Mesdemoiselles

Bonjour

Savez-vous qu’il ne faut pas se promener seule

Moi: Nous ne sommes pas seule, nous sommes trois.

Un silence s’ensuit…

La portière du conducteur s’entrouvre et un policier légèrement bedonnant descend et se met face à nous. Les deux autres plus jeunes sont goguenards.

Que nous veut cet énergumène me dis-je? Nous avons été fort polie, pour ma part je me suis juste amusée à lui répondre d’un ton ironique, cela ne vaut pas d’être réprimandé.

En ces temps-là on avait énormément de respect pour tout un chacun, et encore plus pour la police.

Le plus âgé nous demande nos papiers d’identité, lorsque maintenant je me remémore ces instants je trouve que cela fait cliché voire réplique de cinéma.

Nous n’en n’avions pas!

– Où habitez-vous? Qui êtes-vous? D’où venez-vous?

Mon amie chez qui nous habitions pour ces trois jours leur répond le plus calmement possible.

Nous sommes dans la maison d’enfance de ma maman et elle leur dit le nom de famille.

Un silence de plus, puis le chef lui répond, ah j’ai connu votre mère et sa sœur , j’allais à l’école voisine de la leur et nous revenions ensemble  . Votre maman se prénomme  Aimée ou bien c’est Anne?

Anne

Votre grand-père possédait l’unique entreprise de « passementiers »

Oui

Ah j’étais à 21 ans fort amoureux d’elle, mais elle n’a pas voulu de moi. Je ne devais pas être assez riche

Pendant que le dialogue s’instaure entre ce policier et mon amie je pense en mon for intérieur que l’on ne va pas passer notre temps à l’écouter se plaindre, eux ils ont du travail, nous, nos autres amies nous attendent. Je fais mine de m’éloigner, mais les deux plus jeunes surgissent brutalement de l’estafette et me barre le chemin:

– Halte! On ne passe pas!

J’hausse les épaules, ils en deviennent comiques. Leur chef intervient:

– J’en n’ai pas finis avec vous, mais comme il est fort tard je vous laisse en compagnie de mon collègue; et accompagnés par le second ils s’en vont.

L’autre a deux petits yeux fort près l’un de l’autre, des sourcils épais, une moustache très fine, en un éclair je revois Hitler, j’en ai froid dans le dos, les cheveux coupés ras, il n’inspire pas la sympathie. Il laisse partir mes deux amies, mais elles ne vont pas loin, elles n’ont pas envie de me laisser seule avec ce type , même si c’est un policier, elles n’ont pas confiance.

Savez-vous Mademoiselle ce qu’un policier peut faire à des jolies jeunes filles qui se promènent seules sur un pont à la tombée de la nuit.

– Je n’ai nul envie de le savoir, ce qui m’intéresse c’est le repas qui m’attend dans la maison d’enfance de mon amie.

Mademoiselle un policier a droit de vie ou de mort sur vous, soit je vous offre une violette, soit je vous emmène au violon , soit je vous viole. et aujourd’hui je vais faire les trois V!

Après ces trois phrases j’aurai pu paniquer, bien que tremblante je ne laisse rien paraître, l’estafette vient de revenir, les deux autres attendent, ils ne vont tout de même pas m’emmener de force, certes ils le pourraient, mais mes amies crieraient, y aurait-il dans cette rue déserte une personne pour nous venir en aide.Impossible personne ne se déplacerait, ils ont la force et la loi pour eux. Je suis donc à sa merci. Que lui répondre, rien serait peut-être la meilleure solution.

Alors une idée subite m’a traversé l’esprit, certainement que j’ai été crédible puisqu’ils m’ont laissé

Savez-vous ce que vous répond la petite fille et fille d’un commissaire de police, l’autre est devenu d’une pâleur mortelle, j’ai cru qu’il allait faire sur lui, mais je n’ai pas baissé la voix et je l’ai bien regardé dans les yeux en lui disant:

Avez-vous envie d’être dégradé et mis en prison, alors essayez seulement de toucher un cheveu de ma tête et je ne donne pas cher de votre peau. 

Je revois encore la course effrénée du jeune policier et l’estafette s’en est allée dans la nuit.

 

Aujourd’hui quand je repense à cette drôle d’aventure, je me dis que mon imaginaire m’a sauvé la vie, car ils étaient fort déterminés et je pense qu’ils nous auraient violés.

Mon grand-père et mon père n’ont ni l’un ni l’autre été dans la police mais cette idée m’a sauvé la vie.

Surtout qu’a cette époque et dans la région il y avait des viols non élucidés…Je sais qu’en revenant nous en avions parlés à nos parents réciproques, et nous ne sommes jamais revenues dans la maison d’enfance de mon amie….

 

 

 

Patrimoine en péril

Après la destruction filmée des statues au musée de Mossoul voici que ces fous ont récidivé à Nimroud, voici un texte que j’ai pensé dans ma tête hier en me baladant….

 

Ils sont entré comme des sauvages

sur le site archéologique de Missoud

Ici point de statue mais des fresques

des bas-reliefs et des taureaux ailés

les uns sont détruit au bulldozer

les autres récupérés.

J’espère que personne ne vous les achèteront..PERSONNE!

 

Je pleure devant tant d’acharnement

Ce ne sont pas des larmes de tristesse

ce sont celles du mépris

de la haine!

 

Oui, j’ai la haine face à ces actes odieux

là aussi c’est odieux que de détruire la civilisation Assyrienne

Ce Patrimoine du Moyen Orient datait du XIII siècles avant Jésus Christ

Sur quoi se baser si notre passé est détruit à tout jamais

Comment avancé si on ne peut plus faire référence  à ceux qui nous ont précédé

 

L’état islamique y voit des divinités

Etes-vous donc si ignare que de le croire?

Et quand bien même, pourquoi détruire le travail incessant des archéologues

C’est le berceau de notre Humanité qui vient d’être assassiné

Eux, ce sont des voyous, des assassins, des fous

Oui j’ai la haine contre vous!

 

 

 

Je n’ai même plus de mots pour décrire ce que je viens de lire….Si cela vous intéresse allez ici voir ce qu’il en est dit, il y a différents articles sur ce sujet  

 

 

Rêve d’antan!

En allant flotter comme un drapeau sur les tours

Hissant la flamme que l’on voit alentour

Faîtes de pétales de soie et de doux velours

Nos regards se chargent d’un passé fort lourd.

 

Une douce torpeur envahie le château endormis

personne n’a foulée les pierres depuis des nuits

Seuls les touristes avec appareils photos en bandoulière

S’imaginent voir surgir une belle écuyère.

 

Photo du WEB

 

Et au soir venu ils enferment leurs rêves

Dans quelques bas-fond loin de toutes grèves

Afin que tombent les chaînes des prisonniers d’hier

et qu’ils exaucent  leurs prières.

Au matin ils aperçoivent les vautours

dansant au son du tambour

qui attendent la foule assistant aux  fêtes ancestrales

de ce château dominant le bourg médiéval.

 

 

Cette photo vient du WEB

 

EvaJoe janvier  2015

 Copyright

 

 

Vent d’ange

Une légère brume s’égare sur la vigne.

 

 

 

 

Ici et là flotte quelques panaches blanc, la terre fume, elle nous offre les derniers rayons de soleil embrassant la pluie. Mais là-haut il y a un conciliabule entre les vendangeurs ils ont pris une décision, est-elle sage, ils l’ignorent encore. Le vieux pressoir tout vermoulu, qui, hier faisait encore la fierté de la commune va être ôté de son lieu symbolique à l’entrée du village et remisé dans l’arrière cour de la mairie. A la place il y aura un carrefour sur lequel sera planté une vigne, enfin ils vont s’inspirer de ci de là.

 

 

 

 

Enfin! nous voilà débarrassé de cette antiquité. Ouf! Pense le maire, j’ai joué fin, ils ne m’embêteront plus avec ce vieux pressoir. Il se frotte les mains de la belle idée qu’il a eu. Il est bien resté trois mois sans que rien ne se passe jusqu’à ce matin de vent d’ange vers la mi septembre, un adjoint s’est aperçu de la disparition de l’objet antique comme le village se plaisait à le dire. Cela ne fit pas grand bruit au village car  cela en arrangeait plus d’un qui le convoitait  car personne en final l’aurait.

 

Dans une vieille ferme désaffectée trois  jeunes garçons du village s’activaient autour du vieux pressoir. Amoureux du bois ou de la vigne ils avaient été déçu que l’on abandonne ce qui faisait jadis la renommée de leur village. En ce moment les idées fusaient, quand tout-à-coup une voix claire se fit entendre.

Stupeur le pressoir avait son mot à dire…..

 

Un ange passe dans la grange et religieusement les trois chenapans s’assoient et écoutent les doléances du pressoir. Que leur-a-t-il dit? Nul le saura mais un matin le pressoir a pris une place au village, dans la cour du restaurant à la renommée nationale voir au delà, il a retrouvé une autre jeunesse. Le voici fleuris et vernis, il offre au regard des passants un minois des plus agréables, et bien vous me croirez si vous le voulez mais le Conseil Municipal en fait des cauchemars depuis que le restaurant ne désemplit pas et que le pressoir se dandine sur des cartes postales qui partent dans le monde entier.

A chaque vent d’ange un article sur le journal raconte l’histoire de ce pressoir rejeté par les uns aimé par les autres. C’est bien pour cela que j’ai imaginé cette histoire rocambolesque pour vous en dire deux mots pour le défi du mois de septembre des Passeurs de mots: Autour de la vigne.

 

Un vieux pressoir se languissait sur la  route 

perdu dans ses pensées il songeait au passé

où sous les pas foulés les ceps s’alignaient.

 

A chaque parcelle, son cépage

Rouges, noires ou blanches

Coupé sur ses branches.

 

Et j’aimais voir passer les belles

chantant leurs ritournelles

qui donnaient aux vendangeurs beaucoup de courage.

 

Alors que l’on cueillait le raisin des grands crûs

malgré le dos cassé et les mains abîmés

l’on songeait aux millésimes .

 

Il imagine les bouteilles couvertes de poussière

lui rappelant la vigne irisée de grenat tel un joyau

qui dort  à l’ombre d’un caveau

 

Désormais je peux rêver se dit le vieux pressoir

Je suis salué par les Maîtres de chais

et le commun des mortels du monde entier.

 

Le 30 septembre 2014 écrit par EvaJoe (copyright)

 

 

 

 

 

 

 

 

L'accroche rêve

Le soir lorsque je m’endors je ne sais si ma nuit sera longue

Sous mes paupières closes je songe à ma Muse

Qui file dans les prés, sur le pont enjambant le canal

et qui suit le chemin de halage.

Je revois passer les chevaux

tirant les bateaux, sous le ciel azuré

Un bleu si pur que je vois son reflet dans l’eau.

J’imagine les cerisiers en fleurs et j’ai à ma bouche

le goût des premières burlat.

Sur ma peau je sens le soleil chaud

qui darde ses rayons lorsque midi sonne au clocher d’à côté.

Je vois les vignerons qui ramènent les beaux raisins sucrés

Les cris des vendangeurs qui s’interpellent

et les chants le soir après le dur labeur.

Soudain je me réveille et il me faut écrire

si je ne me lève pas

de suite jamais mon poème

ne pourra voir le jour.

Et c’est bientôt le bout de la nuit.

 

 

 

 

Poulbots

 

Sous la pluie dansent les ombrelles

De Colombine et l’ami Pierrot

Ils s’aiment comme deux tourtereaux

D’amour tendre sous l’eau qui ruisselle.

 
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Sur les quais de la Seine siffle le poulbot

Emportant sous son bras ses baguettes

Avant de rejoindre l’amie Marinette

Où là il deviendra son gentil Roméo.

 
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Dans le grand livre d’image

Je croise ces regards d’autrefois

Pour enfin tourner la page.

 

Je range au fond d’une malle

Ces peintures d’une autre époque.

Voilà tout
est à nouveau normal.

 

 


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100_0398 péniche

Il y a tant de chemins inexplorés

Tant de voyages à partager

De lieux à conter et raconter

Retour à l'accueil

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Flanerie à l'Ile d'Aix

 

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Lorsque le rêve nous habitep1020054

C'est là où l'imaginaire s'envole!

Suivez moi dans mon imaginaire

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Tibère, Perle de lune,
deux des personnages principaux
de mon conte pour
Enfants et aussi les adultes


Si vous le voulez pour faire un cadeau

Me le demander!

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