Ma vie

Un mois de balade

Un petit coucou, je ne vous délaisse pas, je me balade au gré de mes envies et sur invitation dans des lieux insolites de France où j’ai fait de drôles de découvertes:

En juin

Une deux et des centaines d’autres, ce n’est pas un safari, c’est en France à Guidel dans le Morbihan, un lieu insolite pour des autruches, mais elles s’y plaisent bien…

Elles se chuchotent des mots doux, des mots de tous les jours, des mots d’ici ou d’ailleurs, elles nous regardent étonnés que nous soyons venu les admirer.

Voyez comme nous sommes petits, nous avons déjà un mois!!

Et nous quelques heures…

Nous  on naîtra dans plus de douze heures, le temps de sortir de notre nid douillet.

Puis nous continuons notre visite en Bretagne :

Un banc nous attends le temps d’une photo en admirant Fort Bloqué a marrée basse

A Bientôt la Bretagne nous reviendrons…

En juillet

Un peu de farniente chez des amis en Bourgogne

Puis récemment en route pour le Jura

Suivre ce chemin et se perdre

Ici dans un parc fort différent intitulé : Dino Parc

Nous sommes revenus au Pays de nos ancêtres

Tirer sur un animal comme avec un javelot

Se ressourcer vers une cascade car le thermomètre affichait 36 °

Non mon petit fils ne cherche pas de l’or mais des fossiles dans une rivière et il va en trouver…

Quelques outils!

Un squelette…

Et pour l’instant je prépare un autre voyage dans les Pyrénées et j’ai divers projets d’écritures et de nombreuses séances de dédicaces à préparer. Plus les amis qui viennent nous visiter pendant leurs vacances mon mois d’août est d’or et déjà bien remplis.

A bientôt

Fugue jusqu’à l’an neuf!

p1010818Posée sur un miroir d’eau

Une barque attends

Interpelle le passant

Flâneur le long des flots.

 

p1010822

Toutes voiles au vent

Ils partent frôler les vagues

Pour embrasser l’océan

 

p1010895

Une vague bouillonnante

S’écrase sur des fleurs terrifiées.

C’est impressionnant!

 

Mon blog est en pause jusqu’à l’an prochain, je fugue  vers des contrées sauvages.

 

 

JOYEUSES FÊTES DE NOËL ET DE FIN D’ ANNÉE A TOUS!

 

Douceurs du passé!

Je me souviens de tes yeux

Étaient-ils noirs ou bleus?

Je ne sais plus 

Ils étaient empreints de bonté

De douceur et lumineux.

 

Tu avais toujours le sourire

Devant toutes tes tâches jamais un soupir

j’étais fasciné par ta gentillesse

et ton amour pour nous était d’une grande richesse

Des petits plats tu savais façonné

Aujourd’hui tes recettes sont sur ton joli cahier.

 

Ton corps n’était que souffrance

comme tu avais de l’endurance

Car je n’ai jamais entendu une plainte, 

Pour moi tu étais comme une sainte

Qui donnait du bonheur et vivait sur terre

En ce jour je me souviens de toi oh ma grand-mère.

 

A ma grand-mère une femme merveilleuse je dédicace mon poème.

 

EvaJoe copyright février 2013 

 

 

 

 

 

 

Et si j'avais dit oui…

Un coup de klaxon nous ramène à la réalité, nous étions si bien tous les deux, mais voilà je vais le quitter, le laisser et m’en aller, rejoindre mes amies et continuer mon voyage. Il embrasse mes amies à tour de rôle et me serre une nouvelle fois dans ses bras. Il y a de l’émotion dans l’air c’est palpable, il me fait promettre que si je ne vais pas bien de consulter un médecin ou de me faire rapatrier. Je lui le promet.

Il nous dit de partir les premières, il a ôté ses lunettes de soleil, il a les yeux qui brillent, en fait il est ému et moi aussi. Mais je ne vais pas pleurer, et de plus mes amies sont là et je ne voulais pas admettre que je faisais un choix de raison contre le choix de mon cœur.

Dans sa voiture nous avions discuté encore et encore, il ne m’a jamais supplié, mais il a compris que ce n’est pas parce que nous avions vécu plus de 5 heure ensemble que je pouvais m’en aller comme ça. Il était tout de même un inconnu et tout nous séparait, l’âge, le Pays, la culture, la langue. Et au vu du peu que j’avais vu sur son pays nous étions tout de même plus moderne qu’eux. Car il se projetait plus loin que la semaine, il m’offrait son cœur, sa main, son travail, sa vie.

Nous lui faisons signe, et puis sa voiture disparaît, bientôt ce n’est plus qu’un petit  point sur le bord de la route. Je sais que j’ai pleuré, mais mes amies ont eu la discrétion de ne pas en faire cas. Quelques kilomètres se passent en silence puis Martine me dit tu nous as fait  peur, nous avons même craint pour ta vie.  Je suis tout de même stupéfaite, c’est bien elles qui m’ont littéralement poussés dans ses bras. En fait Monique la belle Italienne avait rêvé la nuit précédente que l’on tirait avec un pistolet sur l’une d’entre nous. Je leur dis un cauchemar ne correspond pas à la vie réelle, il faut l’interpréter, toutefois il avait  une arme dans la boîte à gants de son véhicule. Que de cris!

 

Nous avons continué notre voyage et nous avons vécu de beaux moments intenses en Bulgarie, rencontrés des gens super. Je pourrais vous raconter que nous sommes resté 4 heures à la frontière Bulgare Yougoslavie car les douaniers pensaient que nous transportions de la drogue. Comme nous avons ri après coup cela va de soi! Que mes amies ont faillis me vendre pour 10 kgs de figues à un beau jeune homme. 

Je peux aussi vous dire que la côte de l’Adriatique est magnifique rien à voir avec le haut du Pays. Les gens sont hyper sympas et nous n’avons plus eu d’ennuis.

Mais allez vous me dire qu’y avait il sur ce papier, et bien je vais vous le dire, je n’ai pas regardé son papier avant que je sois de retour chez moi, dessus il y avait son numéro de téléphone, son nom de famille et un petit mot, ne m’oublie pas, je t’aime.

Je ne lui ai jamais téléphoné, lui ne le pouvait pas, il ne m ‘a pas demandé mon téléphone, sûrement parce qu’il voulait que si j’avais envie de donner une suite, c’était à moi de le faire, et non à lui. La vie a repris son cours et je ne suis plus jamais repartie avec mes amies.La raison je ne la connais pas, possible que cette aventure avait laissé plus de traces dans la tête de certaine que je ne le pensais. Deux ans après je me mariais avec mon mari actuel et nous partions en voyage de noce en Yougoslavie, l’ai je cherché, non, ai-je espéré le voir, non plus, mais ce pays m’avait conquis malgré cette aventure.

L’ai-je oublié totalement, oui jusqu’à ce que la guerre éclate chez lui, là je me suis demandée si il avait survécu, si il était vivant. Et puis il y a tout juste un mois, j’ai rêvé à Anton, et c’est pour cela que j’ai eu l’idée de mettre comme thème un souvenir pour ma communauté les Passeurs de mots.  Hier après midi je l’ai raconté à ma belle fille, elle m’a demandé si j’avais toujours son numéro de téléphone.En fait oui, car tout est dans un carton avec mes photos, mais il n’y figure pas dessus, mes cartes, mes guides et ce petit papier que je n’ai plus jamais regardé.

Dans mon rêve il murmurait à mon oreille mon prénom c’était tellement vrai que j’étais certaine qu’il était à mes côtés. 

Pour la petite histoire qui rejoint la grande, je n’ai jamais rien dit à mes parents sur cet homme, je leur ai juste dit qu’il nous était arrivé une  chose dangereuse la traversée sur le pont. Mais je leur l’ai dit plus de 10 ans après et encore cela m’a échappé…

Je ne voulais pas vous l’écrire car je savais que cela allait remuer tous mes souvenirs, je sens que je suis préoccupée par lui, et j’aimerais savoir ce qu’il est devenu, aujourd’hui il a 78 ans ce n’est pas si vieux, mais bon chacun de notre côté nous avons suivis notre chemin.

 

Ah une dernière chose je ne lui ai pas demandé à quoi ce pistolet lui servait. Et je pense qu’il a su que je savais qu’il en possédait un. Et je me suis jamais ressentie de mon accident, enfin de mon écrasement, j’ai juste eu peur de tomber dans le torrent lorsque mini bus m’a écrasé. Et juste une dernière chose nous avons été obligé de faire changer les amortisseurs tant il y avait des pierres dans ce chemin raviné.

 

Ah j’oubliais,  j’avais pensé continuer mon histoire par une fiction en imaginant soit que je restais avec lui, où que je le rejoignais plus tard. Mais en ai-je réellement envie, non car je pense que cette histoire n’a de la valeur que parce que je l’ai vécu et en rajouter ne serait qu’extrapoler. 

 

 

Merci de me lire et de commenter!

 

EvaJoe

Et si j’avais dit ….

Je dédie mon histoire à  mes amies  Marie Noëlle et Françoise qui nous ont déjà quitté.

 

L’ensemble de mon texte est ma participation au thème de Passeurs de mots

Un souvenir

Je me remettais de mes émotions, pendant que mon amie Françoise avait les nerfs qui lâchaient et sanglotait tant qu’elle en pouvait. Anton me jette un coup d’œil et donne à boire à chacune de mes amies pour calmer la frayeur, et il est préférable de boire après une peur. Car en me relisant je vois bien que je n’en n’ai pas donné le ressentis de la frayeur que mon amie en a eu en se trouvant seule au milieu du pont, mais elle a vraiment assurée. 

Depuis quelques instants je sentais quelques choses qui se passaient en moi, j’étais de plus en plus oppressée, j’avais une douleur violente à la poitrine et de plus en plus je perdais mon souffle, mais ne voulant inquiéter personne je m’étais isolée, mais c’était sans compter sur la vigilance d’Anton, tout en offrant un en-cas à mes amies il me surveillait du coin de l’oeil, et bien lui en a pris car petit à petit je me tiens les côtes et mon souffle se fait court et à nouveau je sens les jambes se dérober sous moi. Mais avant que je ne heurte le sol je suis dans ses bras, je le sens , mais j’ai tellement eu la poitrine de comprimer que je suis dans l’incapacité de dire un seul mot. Bien sûr en vous le racontant vous pouvez penser qu’il s’est écoulé pas mal de temps mais tout se joue en a peine 10 minutes. Anton est penché sur moi, je ne vois que ces deux yeux bleus qui sont inquiets, il veut m’emmener chez un médecin, il me donne sa pommade et me laisse me la passer, ce que je trouve fort correct, je tremble et il est  proche de moi mais regarde ailleurs, ce qui peut amuser vu avec du recul, mais à cette époque et vu notre différence d’âge pouvait se comprendre.

Je le rassure, c’est moins bleu que sur le ventre, et je vais mieux, je n’ai pas besoin d’un médecin, je ne suis pas blessée, j’ai juste été trop pressée contre les cordes du pont. Et puis chez un médecin j’aurais fait quoi, je ne parle pas sa langue, il me dit si tu y vas je t’accompagne ce qui est normal, mais nous allons descendre à Banja et nous aviserons. Il y a encore  une vingtaine de kilomètres. Et il me soulève du sol et m’installe  dans sa voiture. A ce moment là je ressens qu’entre nous deux il se passe quelques choses de fort, de bien plus fort que lors de la première partie de notre aventure. Dès que mes amies sont dans le minibus, nous démarrons, il me dit repose toi, ferme les yeux, il s’inquiète si je suis bien, il a mis sa main sur ma main et je passe les vitesses avec lui. Je sens une tension qui monte, mais une tension agréable, c’est vrai que je me sens à la fois faible mais à la fois je suis bien, même si c’est paradoxal c’est normal. On ne ressort pas de la même manière après avoir frôlé la mort, pas seulement lorsque le minibus m’a à moitié écrasé, mais en traversant ce pont. Car là il me l’avoue il n’en menait pas large, il n’avait jamais traversé ce  pont de sa vie. Si il était là et bien c’était dû à un éboulement sur la route principale, sûrement la même raison que pour nous, même si personne ne nous l’avait dit.Quoique en ce qui nous concerne nous aurions pu changer de routes, même si les routes dans l’ex Yougoslavie n’étaient pas aussi nombreuses que chez nous, notre carte détaillée nous aurait permis de prendre un autre chemin pour gagner la frontière qui nous avait été désigné. Oui, vous avez bien lu, il nous fallait passer, le jour prévu et dans une fourchette qui se situait entre 14 h et 15 h, mais nous n’en sommes pas là. Pour l’instant nous roulons vers la ville et nous avons encore de l’avance sur le minibus ou les langues doivent aller bon train. Anton s’arrête devant un bel hôtel, il a l’air de connaître, mais avant d’entrer il me prend à nouveau dans ses bras en me disant, tu vas réfléchir je voudrais t’emmener avec moi au Montenegro, tes amies iront en Bulgarie et à leur retour tu les récupéreras, si par un hasard énorme elles ne se trouvaient pas au lieu que nous allons discuter ensemble et bien je te ramènerais chez toi. Je ne sais que lui répondre, dans ma tête cela va à une vitesse énorme, y aller et après je ferais quoi avec lui, la journée je le sais on se baladerait, et le reste du temps. Je ne le connais qu’un peu, il a 42 ans, moi j’en ai à peine 27, j’avais tout de même envie d’aller en Bulgarie, mais d’un autre côté cet homme m’attire, mais mes amies qui arrivent m’empêchent de lui donner ma réponse.

Nous sommes à l’intérieur d’un bel hôtel; c’est la classe, enfin si je puis dire, nous allons dans un petit salon et nous propose un café turc, nous connaissons pour la plupart puisque l’an passé nous étions en vacance en Turquie. Nous nous installons sur des coussins en cuir devant une table basse, Anton est en face de moi et non à côté, je sens son regard sur moi à chaque fois que je lève la tête, il ne va pas me quitter des yeux pendant les vingt minutes (environ) où nous discutons de tout et de rien, Anton parle en français pour que les amies suivent la conversation, sauf par moment, quelques mots lui échappent en anglais, ce qui donne à notre conversation des moments assez amusant. Nous rions de tout, ce qui permet de détendre l’atmosphère qui était encore assez tendu, mais par la suite j’en connaîtrais la raison. A un moment donné je me retrouve seule avec lui, il vient vers moi et me glisse au creux de ma main un papier, je le regarde, il me dit tu le regarderas plus tard quand tu auras pris ta décision. Je le glisse dans mon sac à dos, un peu interloquée mais je lui obéis, si je puis dire!

Puis le moment du départ est enfin arrivé, mais Anton ne l’entend pas de cette oreille, il me dit je vous accompagne jusqu’à l’embranchement pour Nils, et c’est tout à fait normalement que je monte à nouveau avec lui. Ce que nous nous sommes dit je ne vais pas vous le raconter.  A un moment donné il s’engage sur un chemin de terre et s’arrête, de là me dit-il nous verrons arriver tes amies.

Il connait ma réponse, et il me prend à nouveau dans ses bras et c’est très naturellement que nous nous embrassons, c’est ainsi que mes amies vont nous retrouver quelques temps plus tard.

 

A suivre

 

 

Et si j'avais (suite)

Je tâtonne et enfin je la trouve cette paire de lunettes, sans faire aucun commentaire je lui passe ses lunettes et nous continuons de rouler vers cette fameuse citerne.Je réfléchis, qu’est ce qui va se passer une fois que nous aurons pris notre benzine. En fait je n’en sais rien et je pense qu’il va falloir lui faire confiance malgré son pistolet. Dans ma tête je me disque  jusqu’à présent il n’a pas essayé de semer le minibus et il aurait pu le faire  depuis longtemps. Après tout ici c’est assez hostile, on aurait jamais dû passer par ce chemin, sur la carte j’ai bien vu qu’il y avait une route mais la ville était loin, et encore, vu le chemin où nous sommes je pense que nous n’aurions rien dû demander à ces deux fics et je me souviens de leur rire lorsque nous leur avons dit que nous voulions de l’essence. Anton me demande à quoi je pense, je ne vais pas lui dire à son arme, alors je lui dit que ces deux flics n’auraient jamais dû nous envoyer sur ce chemin, il en convient aussi, et quand je lui dit qu’ils ont examiné notre minibus sous toutes ses coutures, il me dit il savait d’avance par quel chemin vous envoyer. C’est incroyable que dans notre pays on ne vienne pas en aide aux touristes, c’est à n’y rien comprendre. Finalement cela m’a permis de te rencontrer, et il se reprend en disant de vous rencontrer..Il me jette un regard et il me fait le plus beau des sourires, il ajoute on est arrivé, tu vas rester là avec  tes copines et moi je vais emmener ton amie prendre de l’essence.

Aussitôt dit il se gare sous les arbres et me laisse dans sa voiture, je descend et je rejoins mes amies. Et je lui dis on y va toutes, mais tu viens avec nous, il y a une place pour toi, en effet au milieu nous avons un siège supplémentaire. On tourne par un chemin qui est plus carrossable que la route principale et nous apercevons  trois hommes et là j’avoue leur avoir trouvé une tête de bandits de grand chemin. Mais aucune d’entre nous émettons un mot. Anton descend leur serre la main et explique notre situation, au départ ils ne sont pas d’accord, ils n’ont pas envie de nous filer de l’essence, il faut toute la fermeté de notre sauveur, car à ce moment là c’est vraiment notre sauveur. Finalement ils acceptent mais ils ne sont pas d’accord sur le prix, et là il va falloir jouer fin sinon ces cons vont nous plumer. Il est vrai que si nous étions téméraires, notre voyage était tout de même bien préparé, nous n’avions pas une somme énorme en petites coupures, nous avions aussi des chèques voyages. Il a fallu expliquer à Anton que nous n’étions pas si riches, car pensez-vous des filles qui voyagent, c’est forcément des filles pleine aux as. Finalement, nous obtenons un prix largement au-dessus de la somme que nous avions payé à Ljubjana  mais nous avons pu mettre quelques litres pour pouvoir se rendre à une station et faire les quelques kilomètres pour rejoindre la civilisation. Pendant que je discutais pas à pas le prix, un des deux hommes tournaient autour de mes amies, elles étaient un peu paniqués, mais Anton veillait au grain. 

Il se tourne vers moi et me dit dépêche toi d’aller à la voiture et dit à tes amies de monter dans le mini bus, je vais régler ce que vous devez. je me souviens être allée rapidement à sa voiture et mes amies se sont engouffrées dans le véhicule. Puis lui m’a rejoint et il a démarré sur les chapeaux de roues. Nous avons rejoint notre chemin raviné et je pensais que dès que nous serions à la grand route, nous lui dirions adieu. Plus nous roulions, plus nous faisions connaissance. J’avais remarqué qu’il boitait, mais bien entendu je n’avais posé aucune question, mais c’est lui qui me dit qu’en 1942 alors qu’il était âgé de 7 ans il a reçu un coup de crosse par les partisans (dans l’ex Yougoslavie, c’était les résistants communistes), que faisait-il là, je n’ai pas osé lui le demander, et je pense qu’à ce moment là il ne me l’aurait pas dit. Et, comme nous roulons depuis au moins 30 minutes, je me retourne et lui fait remarquer que mes amies ne sont plus derrière et là il me dit aurais tu peur de moi? Oh la question qui tue, sans jeu de mots…Non, je n’ai pas peur si cela avait été le cas  je ne serais pas monté avec toi. Il sourit et pose sa main sur mon épaule; et il ajoute merci. Et à ce moment là il m’explique qu’il se fait du soucis car nous allons bientôt arriver à la route mais auparavant il y a un obstacle. Je le presse de questions, mais il me dit nous arrivons tu vas comprendre par toi même.

Nous arrivons face à une paroi rocheuse et sur le côté droit c’est pareil, et à gauche il y a un pont, genre je n’exagère pas, le pont de la rivière Kwaï, un pont en bois avec des cordes, je descend de sa voiture et m’avance, horreur en-dessous il y a un torrent et c’est haut. Je l’interroge mais on passe sur ce pont, apparemment oui, mais des voitures, jamais un minibus n’a dû le franchir avec 6 filles à bord et des bagages. Il me dit , nous avons de l’avance, aussi tu vas remonter dans la voiture, nous allons traverser toi et moi, et après je reviendrais à la rencontre de tes copines. Là j’ai eu peur il s’en est rendu compte, il m’a pris dans ses bras, je tremblais comme une feuille et il m’a dit, fais moi confiance. Comme vers la citerne il ne nous avait pas lâchement abandonné à nouveau je lui ai fait confiance, nous avons du rouler à deux à l’heure, je l’ai trouvé longue cette traversée, en plus j’entendais grincer les cordes sur les poulies. Il y avait 300 mètres mais ce sont les plus longs de ma vie. De l’autre côté, je suis sortie rapidement de la voiture, je me sentais plutôt mal, j’imaginais la peur de mes amies, mais je ne voulais pas qu’elle s’affole et je pressais Anton de me laisser seule quelques instants et de vite aller à la rencontre de mes amies. A nouveau il me prend dans ses bras, je vois sa bouche descendre vers la mienne et il m’embrasse sur le front et il me caresse la joue en me disant tu es très courageuse. Malgré que ma frayeur était grande j’aurais aimé qu’il m’embrasse, mais lui c’est repris plus vite que moi et il a traversé, mes amies arrivaient et à leurs cris j’imagine leur frayeur.

Pauvre Anton il lui en a fallu de la persuasion pour pousser notre copine d’origine Italienne a traversé, elle était tétanisé par la peur. Puis à force elle est venue , mais elle a traversé les yeux fermés. Puis une fois que toutes sauf mon amie Françoise, elle conduisait le minibus furent passé, Anton c’est mis devant le minibus et a guidé mon amie. Il fallait tout d’abord manœuvrer pour se trouver face au pont, après avoir expliqué la marche à suivre, il a traversé et nous a rejoint. Nous étions en bout de pont vers les poulies et les cordes, elles se tendaient et faisaient un bruit d’enfer. Si pendant 200 mètres mon amie a roulé au pas, quand elle a été à moins de 100 mètres de la terre ferme, elle a accéléré et là catastrophe, non le pont  a tenu mais elle est venue sur moi et je n’ai pas pu me dégager à temps, elle est passé si près que tous les passants de mon jeans ont été arraché et elle m’a pressé contre les barrières du pont. Une fois le minibus passé je me suis évanouie. Anton a crié, ce sont mes amies qui me l’ont expliqué, et s’est jeté sur moi si je puis dire. J’ai ouvert les yeux et j’ai grimacé de douleur. Il m’a relevé et à nouveau un étourdissement car j’avais fort mal. Il m’a allongé sur le sol et a dégrafé mon jeans enfin ce qu’il en restait , soulevé mon chemisier et là j’étais déjà toute bleue. De sa voiture il a sortis une trousse de secours et m’a massé doucement avec une pommade au nom barbare mais sûrement fort efficace. Il m’a ordonné, pire qu’un médecin de prendre un médicament contre la douleur, mais j’ai pris un aspirine , médicaments que nous avions emmené.

Nous aurions dû nous quitter là, mais le sort en a décidé autrement.

A suivre

Et si….

L’histoire que je vais vous raconter ici est vrai, mais je ne vous en dis pas plus , je vous la laisse découvrir…

 

L’histoire se passe en 1977 c’est dire que cela ne date pas d’hier. Nous étions 7 copines et depuis quelques années nous sillonnions d’abord la France et puis depuis trois ans l’étranger, on ne disait pas encore l’Europe . Tout d’abord l’Autriche en 2 CV  trois semaines de nos vacances mais nous étions 5. Puis l’Italie , toujours en 2 CV,ensuite un voyage organisé en Turquie, en avion et   cette fameuse année l’ex Yougoslavie et la Bulgarie  en mini bus pendant 3 semaines.

Il fallait préparer un voyage à 7 nanas, bon à cette époque étions nous moins avertis des dangers que l’on pouvait trouver, c’est fort possible, mais on aurait pu nous interdire quoi que ce soit je pense que nous serions partis quand même.Nous étions tout de même toutes majeurs. Mais ….

Les préparatifs allaient bon train, achat des cartes routières et oui il n’y avait pas encore de GPS, des guides touristiques, nous établissons notre voyage, nos copains nous disent que nous sommes un tantinet folle, mais vu que nous sommes déjà partis, ils nous regardent tout préparer d’un air envieux. Mais il n’est pas question de les emmener nous ferons le voyage entre filles et puis de toutes façons c’est beaucoup plus amusant.Les mois filent à tout allure, nous camperons car c’est moins coûteux, puis nous avons établis un itinéraire. Départ de la France, Grenoble, puis l’Italie, la frontière se passe sans encombre, direction Turin et Monza, ou nous nous arrêtons pour la nuit. Avec nous une copine d’origine Italienne venue grâce à une amie nous sert d’interprète pour trouver ce « camping ». Confiante, nous la laissons faire, puis au bout de deux où trois tours, nous nous apercevons que la nuit arrive et que nous tournons en rond. Nous voyons un jeune homme et nous nous arrêtons auprès de lui, en découvrant dans le mini bus 7 demoiselles, il siffle, bah nous avons l’habitude nous avons déjà fait l’Italie, même si nous étions moins nombreuses, des sifflets nous en avons déjà eu. Avec le dictionnaire français italien, nous lui demandons où se trouve le seul camping de Monza. Il nous répond « a sinistra. « Vite nous feuilletons le petit lexique et nous éclatons de rire, car notre chère copine qui pensait que le camping avait eu un sinistre, eh eh , était tout simplement à gauche à quelques kilomètres. Plus de rire qu’autres choses, mais notre voyage commençait bien…Il faut savoir que sinistre, incendie se dit » sinistro », elle avait confondu une voyelle. Mais comme c’était les vacances nous ne lui en avons pas tenu ombrage, mais désormais nous serions plus attentive.

Après avoir eu droit à une soirée guitare  organisé par nos voisins du camping , heureux de faire notre connaissance et aimant bien les petites françaises… Nous, nous levons tôt le lendemain, nos voisins dorment à poings fermés, nous ne les réveillons pas. La route est longue nous devons être ce soir à Trieste, passer la frontière si c’est possible. Mais nous arrivons assez tard et nous décidons de ne pas la passer, l’Italie pour nous est encore un Pays que nous connaissons mais après ce sera l’Aventure et quelle aventure!

Juste pour vous faire comprendre qu’en 1977 c’était une aventure que d’aller dans les Pays de l’Est, certes notre voyage était bien préparé mais il y a toujours le petit truc qui fait que rien ne se déroule comme nous l’avions prévu. 

Après Trieste direction Ljubiana où nous allons commencer notre périple, pour vous le situer maintenant c’est en Slovénie, puis Zagreb en Croatie, je ne vais pas vous raconter par le menu toutes nos visites, je veux juste vous racontez ce qui c’est passé avant que nous passions en Bulgarie, ce qui veut dire quelques jours avant.La première semaine nous faisions le nord du Pays, ensuite une semaine en Bulgarie, Sofia et la mer Noire, puis retour par Dubrovnik, Split, Mostar, Zadar et là c’était surtout du farniente à se baigner. Mais rien ne c’est passé comme prévu.

Après une belle journée passée aux Lacs de Plitvice nous voici en train de rouler sur une route petite certes mais bien entretenue, tout le long de la route nous sommes fasciné pat des petits camions qui partent au travail emmenant  à même la remorque un nombre incalculable de femmes assises sur des bancs où à même le sol du camion.. Les hommes aussi, mais nous étions plus intrigués par ces femmes. Elles étaient déposés devant des maisons et nous verrons par la suite qu’elles lavaient les maisons. Je vous jure que pour nous Françaises vivant normalement cela nous a émue et à la fois stupéfiée, et notre bonne vieille France comme nous l’aimions davantage. Puis nous sommes arrêté, eh eh je vous vois rire, non ce n’est pas ça..juste arrêté par une patrouille de soldats, oui, même pas des gendarmes des soldats, ils voient que nous sommes Française et nous font signe avec force geste assez compréhensible en nous disant de se garer sur le côté, le tout accompagné d’une phrase mais  en yougoslave, ce qui pour nous française était intraduisible, mais nous avons le petit lexique et nous voyons qu’il faut s’arrêter et attendre. Et là nous voyons arriver un cortège de gendarmes enfin de  polizei et une voiture avec le drapeau du pays, c’était « Tito » le chef de l’Etat de l’époque. Et bien voilà qui était super, cela commençait bien. Rire nous nous disions nous avons même été salué par le chef du pays..Ben voyons!

Aujourd’hui il fait chaud, nous roulons jusqu’à un petit village, avant nous avons ramassé des cailloux tirés par des enfants le long de la route. Nous trouvons cela déplacés, mais bon nous nous arrêtons pas et pourtant la faim se fait sentir et aussi le manque d’essence, la benzine comme il disait. Mais aucun poste d’essence en vue. La route monte dans la montagne et nous longeons de part en part une petite rivière. Comme nous avons faim nous nous arrêtons dans un petit village où chose extraordinaire je ne me souviens plus du tout du nom, à croire que je n’ai gardé dans mes souvenirs que ce que je voulais bien garder, car après tout les noms des villages ne correspondaient même pas à ceux de nos cartes, et maintenant pour retrouver ce village  et bien je n’y suis pas arrivée….Il ne faut pas oublier qu’il y a eu  une guerre depuis et que certains endroits ont peut-être pas retrouvé leurs noms. 

Donc nous arrivons et nous mangeons sur le pouce, pour ne pas perdre de temps et nous repartons, lorsque brusquement deux hommes nous font digne de nous arrêter, deux polizei, encore, pensons-nous. Il nous disent pas un mot, heureusement car l’aurions nous compris, mais minutieusement ils inspectent notre mini bus , il ne faut pas oublier que nous sommes en plein milieu de la route, il n’y a même pas un chat à part ces deux flics au mine plus que patibulaire. Ils rigolent, et nous font signe de nous en aller, mais nous ne l’entendons pas comme ça et nous leur demandons de nous indiquer le poste d’essence le plus proche. Au moment nous nous sommes demandé ce qui avaient pu déclencher un rire pareil, plus tard nous l’avons vite compris. En secouant la tête ils nous montrent sur la carte routière un autre village, certes un peu plus gros que celui-ci où nous devrions trouver de l’essence. Nous repartons et à nouveau des cailloux frappent les vitres, de vrais dingues ces gamins pensons-nous, il ferait pas bon s’arrêter. Et bien entendu comme dans ces cas là, chacune raconte des histoires à dresser les cheveux sur la tête. Mais qu’importe nous ne pouvons faire demi tour, et puis retrouvez les deux flics nous avancerait guère, ils n’ont pas été bien explicite, et même nous les avons trouvé légèrement idiots pour ne pas dire autres choses.

Brusquement la route qui était goudronnée n’a plus rien, c’est un chemin de terre où on peut passer qu’à une seule voiture. Nous nous arrêtons c’est entouré de montagnes et en bas une rivière plus étroite , genre torrent et de l’autre côté la montagne.D’un côté le vide de l’autre une bonne côte et au milieu plus nous avançons, certes doucement, nous avons l’impression de rouler dans le lit d’un torrent asséché. C’est raviné à souhait.Sur la carte, après le village et malgré notre interrogation les deux flics nous avaient envoyé dans un drôle de traquenard. Il fallait bien se rendre à l’évidence il n’y avait aucune route à part ce petit chemin de terre. Sur la carte le village où soi disant il y avait la fameuse benzine était à environ 5 kilomètres, mais rouler dans un chemin tortueux ne nous disait rien de bon, mais il fallait continuer car aucune d’entre nous avions envie de passer une nuit dans cette montagne. Nous roulions depuis environ une bonne heure quand au détour d’un grand tournant nous avons découvert quelques maisons, vraiment perdues, mais pour nous c »était la civilisation. Enfin on allait pouvoir nous renseigner. Nous nous avançons, des enfants jouent et avec le petit dictionnaire nous allons leur demander, non pas notre route, mais le fameux poste d’essence. Mais les enfants vraiment plus gentil riaient et nous disaient non, ma foi ils n’avaient même pas l’air de nous comprendre. Soudain une femme toute vêtue de noire est sortie d’une des maisons et a fait rentrer les enfants et nous a , nous avons pensé à l’époque copieusement insultés. 

Et bien nous étions dans un endroit pas très sympa et personne pour nous venir en aide..Certes au départ cela peut paraître amusant mais au fil du temps cela devenait angoissant. Soudain une voiture de couleur grise s’arrête à notre hauteur, nous étions à pieds une amie t moi-même. 

Un homme, enfin un et en plus il nous souriait, ouf un gentil, nous nous posons aucune question et nous lui demandons où nous pouvions trouver de l’essence (benzine) . Et là, il y a eu comme un flottement, il nous a lancé un regard des plus étranges. Avons-nous eu peur, non même pas…Quand il a vu que nous étions 7 filles il a compté et recompté, regardé dans le bus si nous ne cachions pas un copain et nous a demandé en anglais si nous étions françaises et devant notre acquiescement il nous a dit son prénom en français, quel soulagement! Puis il nous a expliqué qu’il y avait à environ trois kilomètres une citerne qui dépannait les habitants du coin, mais que vu que nous n’étions que des filles il avait disons le mot peur pour nous.

Après avoir réfléchis il nous a dit une chose qui allait nous stupéfier. Il proposait à l’une d’entre nous de monter dans son véhicule et que le mini bus devait suivre, ensuite il nous laisserait à quelques encablures de la citerne, et il irait avec l’une d’entre nous chercher la benzine.

Après s’être concerté, nous n’avons pas tiré au sort celle qui monterait avec lui, mais on m’a désigné de force, rire car il parlait certes un peu le français mais surtout il parlait très bien l’anglais et ma foi à cette époque je me débrouillais très bien dans cette langue. Je ne voyais vraiment pas la raison pour laquelle je devais monter avec lui, rire! Mais lui ne nous emmenait que si j’allais dans sa voiture sinon il nous faisait mine de s’en aller en nous laissant seules dans ses contrées un peu glaciales, vu comme les habitants se comportaient.

Aussitôt dit, aussitôt fait me voilà avec un nouveau compagnon de route qui le premier kilomètre fait à vive allure, car plus il roulait moins mes amies ne nous suivaient et souvent nous nous retrouvions loin du minibus. Il s’appelait Anton il avait 42 ans et il était vraiment beau. Il était journaliste dans une revue pour enfants, et en effet sur le siège arrière il y avait des magasines genre BD pour des enfants..

Puis dès que le mini bus arrivait nous repartions assez vite et à nouveau nous n’étions que tous les deux, seuls au milieu de nulle part. J’apprends par mon compagnon de route que ce chemin est rarement pris par les touristes et il ne comprend pas la raison pour laquelle nous nous sommes retrouvé dessus, après lui avoir expliqué il a juste dit sales cons en un très bon français.

Puis, avant d’arriver à cette fameuse citerne, alors que nous étions arrêté, il me demande si je ne voulais pas visiter le Monténégro, là où il habitait, je lui dit que ce n’est pas prévu dans notre itinéraire et que nous nous dirigeons sur Nis, pour nous rendre en Bulgarie, mais il éclate de rire et me dit pas tes copines mais toi et moi. Là, pour le coup je suis stupéfaite, mais ne lui répond pas et il ne m’en dit pas plus, il me demande alors de lui récupérer ses lunettes de soleil dans la boîte à gants. Et là lorsque j’ouvre, je sens sous ma main un objet froid, je ne sais pas ce que c’est et je m’aperçois au bout d’un moment que c’est une arme.

 

A suivre

 

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