Mes cris

Laisser pour compte

C’est comme une goutte qui tombe sur la fenêtre

elle roule doucement sur le visage de l’enfant

en noyant de chagrin son regard faux-fuyant

qui s’abîme tout là-bas vers la boîte aux lettres.

 

En espérant encore un jour éperdument

goûté la chaleur d’un foyer aimant et heureux

qui le comblerait lui, l’enfant mystérieux

oublier des siens tel les pages d’un document.

 

Pauvre de lui, laisser pour compte sur le chemin

en pleurant  tel le petit faon dans la forêt

Il espère qu’un jour on va lui tendre la main.

 

Désormais il grandit dans une famille aimante

car un jour son passé s’est enfui loin de lui

Il l’a laissé partir sans aucune contrainte.

 

Août 2014 EvaJoe Copyright

 

 

 

 

A la France

Personne pour toi. Tous sont d’accord. Celui-ci,
Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci !
Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre,
Nommé Bancroft, t’outrage ; ici c’est un apôtre,
Là c’est un soldat, là c’est un juge, un tribun,
Un prêtre, l’un du Nord, l’autre du Sud ; pas un
Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ;
Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face.
Hélas ! qu’as-tu donc fait aux nations ? Tu vins 
Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins :
Joie et Paix ! – Tu criais : – Espérance ! Allégresse !
Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce !
L’Italie était grande ; elle doit l’être encor.
Je le veux ! – Tu donnas à celle-ci ton or ;
A celle-là ton sang, à toutes la lumière.
Tu défendis le droit des hommes, coutumière 
De tous les dévouements et de tous les devoirs.
Comme le bœuf revient repu des abreuvoirs,
Les hommes sont rentrés pas à pas à l’étable,
Rassasiés de toi, grande sœur redoutable,
De toi qui protégeas, de toi qui combattis.
Ah ! se montrer ingrats, c’est se prouver petits.
N’importe ! pas un d’eux ne te connaît. Leur foule
T’a huée, à cette heure où ta grandeur s’écroule,
Riant de chaque coup de marteau qui tombait
Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet.
Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère
Condamne à la rougeur de t’avouer pour mère.
Tu ne peux pas mourir, c’est le regret qu’on a.
Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ;
L’aigle de l’ombre est là qui te mange le foie ;
C’est à qui reniera la vaincue ; et la joie
Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets,
Charme l’Europe et plaît au monde… – Ah ! je voudrais,
Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire 
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !

 

VICTOR HUGO

 

 

Juste en écho à ce que j’entend, je vois et je lis sur les journaux, les blogs ( une horreur chez certains)

Ce petit texte écrit rapidement :

 

 

France d’amour et d’idéal ne courbe pas le front

Il y a 100 ans pour la patrie vous êtes tombés

et hier encore des jeunes français devenaient résistants

Pour sauver leur France qu’ils aimaient tant.

 

Hier c’est un front dit national qui s’est penché sur toi

Regardez dans le bon sens, fuyez cette ignominie

nous sommes dans une sombre ambiance 

Éloignons nous de cette ressemblance.

 

Dans le ciel ou le bleu de notre drapeau flotte

Regardons cet horizon flamboyant

Qui délaisse les rancœurs et fais fuir l’honneur.

Ne laissons pas la place à l’horreur.

 

Demain est à notre porte ne l’oublions pas

Il est temps d’avoir du bon sens face au mépris

N’attendons pas le tout cuit, le gratuit

A nous de nous retrousser les manches

Pour vivre ensemble dans notre Patrie.

 

 

 

 

 

 

 

Le prédateur

Bien installé devant son ordinateur

Il guette ses proies, lui le prédateur

D’abord il fait un tour d’honneur

Pour leur faire ensuite subir l’horreur.

 

Sous ses allures de charmeur

Il joue le médiateur

Parfois il se fait pleureur

Pour embobiner sans un heurt.

 

Mais quand il prend son fusil-mitrailleur

il est en embuscade comme un voyeur

Pour cueillir l’innocente fleur

Qui lui donnera son cœur.

 

Méfiez-vous c’est un coureur

Il préfère posséder votre corps

Puis vous repoussez comme une erreur

En allant  raconter vote vie ailleurs.

 

Même si vous entrez dans une grande fureur

Il va se moquer et en devenir railleur

Car il vous a mis à terre tel un toréador 

Vous êtes un trophée de plus dans son livre de records.

 

Fuyez, Mesdames ce genre de joueur

Qui préférait à l’école le radiateur

C’est pour cela qu’il est aujourd’hui scribouilleur

A défaut d’être  rimailleur.

 

Une précision, ce texte m ‘a été inspiré par une de mes filleules qui a eu affaire avec un homme lui disant avoir son âge alors que c’était un adulte. Toute ressemblance avec d’autres internautes est purement fortuite..Même si…. 

 Des prédateurs il y en a sur la toile, et vous en avez sûrement croisé sans le savoir. Ce texte est un rappel pour ceux qui sont au courant et une mise en garde pour ceux qui l’ ignorent.

 

EvaJoe Février 2014 Copyright

 

 

 

 

Un soir de plus…

Il est là, il lui tourne autour

à ses yeux rien n’est beau tout est laid

A tout moment il la houspille, la bouscule

La frappe sans raisons ou pour un rien.

Aujourd’hui son café était froid

hier c’était son repas.

Il bosse dur  lui, donc il est le roi.

Il ne lui passe rien 

il dit que c’est pour son bien.

Chaque matin elle se lève

et part à son travail, elle revient

elle prépare le déjeuner

pour toute la maisonnée

A midi tout est calme il n’est pas là

Mais le soir la folie recommence.

Encore une fois à son travail rien n’est allé

Il rentre ivre et commence à crier

D’abord sur sa fille aînée et sa jupe trop courte

Puis sur son fils qui a laissé ses jouets traînés

Quand à sa femme c’est son corps qu’il a frappé.

 

Les enfants tout là-haut c’était réfugié

Quand la porte a claqué les voilà revenu

Leur mère gît dans une mare de sang

Le visage tuméfié, les lèvres éclatées

La grande appelle les pompiers

le plus petit sanglote affolé.

Ils s’occupent de tout

 

 

Le voilà cet homme sans foi ni loi

qui minimise ses actes

elle lui doit obéissance

et si lui a droit de tout faire

elle ne doit jamais oser le regarder

le tarif est toujours le même

des claques quelques coups de pieds

mais aujourd’hui elle a osé l’accuser

Il se justifie auprès de la maréchaussée

c’est sa faute si j’en suis là

elle me pourri la vie!

 

Si certains se font soigner

d’autres tuent la femme  qu’ils ont aimé

Et ils sont condamné.

 

 

J’ai été inspiré par un fait (divers) que l’on m’a dit, et ce soir sur France 2 un film suivis d’un débat sur les violences conjugales!

 

EvaJoe

 

 

 

 

Il y a des mots

Il y a des mots qu’il faut taire

Et des maux qu’il faut crier

Mais les deux ne doivent contrarier

Ni se tromper de destinataires.

 

Il y a des mots qui jouent de tout

Mettent la folie dans nos cœurs et nos têtes

Et là ils nous inquiètent

Jusqu’à se  jouer de nous.

 

Il y a des mots qui sont passion

Et nous font nous embraser

en évitant de se laisser apprivoiser

pour ne pas voir la frustration.

 

Il y a des mots sans suite

qui se perdent dans la nuit des temps

ils ne sont pas excitant

mais nous donnent bonne conduite.

 

Il y a des mots profonds

et l’on s’en imprègne à tout jamais

pour les déguster comme un gourmet

 

 

Il y a des mots que l’on ne doit dire

car ils blessent tout un chacun

mais ce n’est pas cela qui me ferait fuir.

 

 

 

EvaJoe le 16/01/2014 Copyright

 

 

Là-bas

Les beaux discours n’ont jamais permis au  peuple de se libérer, la guerre n’est pas une solution . pourtant des hommes, des femmes se lèvent au nom de leur conviction, de leur engagement et acceptent de combattre l’oppression, la dictature, les crimes contre l’humanité. Je sais que ce texte fera naître des écrits qui peut-être n’iront pas dans le même sens. Mais chacun en son âme et conscience assumera ses mots. 

 

Je dédie ce texte à Nicolas et Antoine et à tous les autres qui ont donné leur vie pour la France, hier et aujourd’hui…..

 

Il est assis

La tête entre ses mains

Il songe

Au loin le bruit des armes

Autour le désert à perte de vue

Loin de tout

Loin de sa vie

Mais il  l’a choisis

Il l’aime ce qu’il fait

C’est le seul métier

Qu’il voulait

Qu’allez-vous penser

Qu’il aime tuer !

Non, il est là pour sauver

Des hommes, des femmes et des enfants

Loin de son pays

De sa vie tranquille

Là-bas sur cette terre hostile

Il fait chaud le jour

Si froid la nuit.

 

Il a mis sa main sous sa tête

il songe aux siens

Restés là-bas dans son pays.

Eux sont ensemble

Lui est seul avec sa conscience

Et ses hommes qui attendent

Il se doit de se secouer

Ici, tout se côtoie, la vie, la mort

Et son lot de malheur.

Il faut faire face

Se lever

Ne pas trembler

Les rassembler

Il va parler

 

 

Un silence dans le camp

Improvisé à la hâte hier soir

Après l’embuscade

Où trois des leurs

Sont morts

Morts pourquoi

Pour qui

Pour rien…

 

Il ne doit pas leur avouer

Ses  états d’âme

Son pessimiste

Face à une guerre qui n’en finit pas

Un conflit qui ne dit pas son nom.

Il faut se comporter en chef.

Ils sont assis à même le sol

Certains ont pleuré

D’autres têtes baissées, pleurent  encore

Leurs frères ! Leurs camarades

Tués par une poignée d’hommes surgit de nulle part

Chaque rocher, chaque trou

De là peut surgir l’ennemi

Ils le savaient, mais …C’est ainsi.

Ils sont morts leurs compagnons, amis, frères.

Leur sang a coulé pour une mission de la dernière chance

 

Lorsque les premières lueurs de l’aube

Ont éclairé la scène

Ils étaient debout prêt à repartir

Les mots de leur chef les ont galvanisés

Ils seront encore plus prudents.

Ils repartent pour la mission qui leur a été confié

Valeureux, ils savent l’être

Mais heureux ils mettront du temps à oublier.

 

Ce ne sont que des hommes

Pas des machines de guerre

Ils sont là pour sauver d’autres êtres humains

En évitant d’y laisser leur vie

Là où d’autres l’ont perdu.

 

Leur chef les yeux perdus au loin

Songe que la vie doit continuer malgré la mort

Ne jamais oublier

Mais aller de l’avant

Et, enfin un jour rentré au Pays,

Revoir les siens

Et serrer le petit dernier dans ses bras.

 

EvaJoe décembre 2013 Copyright

Morts pour l'Eldorado!

Si mes silences

sont autant de cris

de souffrance

alors

laissez moi 

vous crier

ma peine 

en voyant ses vies

entachées de nos doutes

nos peurs.

 

Les mères n’ont plus de sourire

les pères 

sont sans enfants

sans femmes

ils ont péris

aux portes 

du vieux Continent

tout quittés

pour survivre

ailleurs.

 

Partir 

à tout prix

au péril de leur vie

entassés par centaine

sur de vieux rafiots

Ils sont morts

Pour l’Eldorado.

 

Si mes silences

sont autant de cris

de souffrance

alors laissez moi crier

plus jamais 

plus jamais!

 

 

 

Venus de la Corne de l’ Afrique si cher à mon cœur, en voyant ses hommes je voyais mon fils……

Un jour mon fils  m’a dit: la plus belle chose que tu as faîtes Maman c’est de m’avoir adopté.

Ce soir je ne pouvais être indifférente à ceux qui ont survécus puissent ils avoir la même chance qu’hier j’offrais à mon enfant.

Et pour ceux qui ont péris allumons une bougie….

 

 

 

 

 

 

Dis: Raconte moi

 

 

Dis:  Raconte-moi mon rêve 

Interprète le, mais pas à ta façon. 

 

 

Au royaume des songes je te voyais

Tu étais là mais voyageant dans la nuit

De soupirs en sanglot le cauchemar m’envahit

Et ne sachant que faire je m’enfuyais.

 

J’aurais tout donné pour que je puisse me réveiller

Mais imperturbable tu avançais vers moi

Et acculée je me penchais au bord de ce toit,

Si au moins tu étais vivant j’aurais pu m’émerveiller.

 

Comment vivre avec cette réalité ?

Qui me fait souffrir en permanence

Et comment dois-je l’affronter ?

 

Lors de mes nuits sans sommeil

Luttant pour repousser mes rêves

Je te revois marchant sous le soleil.

 

Dis: Raconte-moi mon rêve

Interprète le, mais pas à ta façon.

Ecoute

 

Ecoute, écoute, ils arrivent, sais-tu qui ils sont et surtout où ils vont. Ils portent sur leur dos des sacs si lourds que chacun de leurs pas leur coûtent.

Atteindront-ils le sommet de la montagne, voire même la ville au bout du chemin. Harassés de fatigue ils ne voient pas la longue route sinueuse, ils marchent d’un
pas lent et vont.

Là où ils étaient il n’y avait rien, sur leur dos leurs maigres bagages, dans leurs yeux il n’y a qu’un long désespoir.

Ici ou là un sanglot à peine réprimé, ils sont comme un troupeau se rendant à l’abattoir, de le dire me fait mal mais je le ressens ainsi. 

Pauvres gens, demain ce sera le tour de qui?

Ici ou là il y a la guerre, le chomage, la triste réalité de ne plus venir à bout du lendemain. Ceux-là n’ont rien, alors se faire voler en chemin n’apportera ni
aux voleurs, ni aux volés. Mais ensemble ils ont décidé de se serrer les coudes.

Et le soir à l’arrêt ils s’organisent pour qu’ils puissent prendre à tour de rôle un peu de repos pour que demain ils puissent recommencer à mettre un pas l’un
devant l’autre.

 

Ecoute, écoute le murmure du chant qui monte dans la nuit , c’est un chant d’espoir.

L'ombre de mes mots

 

 

Je n’aime pas ces vautours 

Qui viennent  à pattes de velours

En profitent pour déchirer mes pages

Et mènent grand tapage.

 

Dans mes songes je ne vois que des roses

Ou sur leurs pétales j’écris de la  prose

Je délaisse ces fleurs pleines de  ronces

Elles ne me donneront pas de réponses

 

Je rêve à ces feuilles vierges ou ma passion s’égare

Et je vois mes mots emergés du brouillard

C’est dans ces petits papiers  que se cachent mes trésors

Ils ne sortiront pas de ma boîte de pandore.

 

Dans une douce torpeur je surgis de la nuit

Je repousse de ma main ce qui m’a nuie

Je préfère l’ombre au- devant de la scène

Je m’y retrouve comme un poisson dans la Seine.


Dans le grand livre de la vie ce soir le soleil brille

Des  étoiles m’ont offert le plus beau des quadrilles

Leurs mots font une farandole dans mon ciel azur

Sur la portée de l’amour ils marquent la mesure.

 



 


 

 

 

 

 

 

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