Poèmes

La complainte du téléphone

Au fond de sa poche

Il me délaisse

savez vous que cela me blesse

je suis coincé avec une broche.

 

Moi, son portable flambant neuf

Faut dire qu’il travaille

Mais il me mélange à la racaille

Il y a même une photo de son ex meuf.

 

Il y a une odeur de tabac froid

Et c’est tout noir

Il y a même un mouchoir

C’est un passe-droit.

 

Je me blottis tout contre lui

Il sent la menthe poivrée

Vous m’en voyez navré

Voyez à quoi je suis réduit.

 

Une cigarette à moitié fumée

Contente d’être sauvée

Se dandine pour me braver

Je la pousse à s’assumer.

 

Quant au vieux briquet

A la couleur passée

Il est comprimé, j’en suis agacé

Je vais lui rabattre son caquet.

 

C’est la faute au trousseau de clefs

Je sens leurs caresses

Mais je ne peux donner de la tendresse

Allez donc vous recyclez.

 

Elles vont savoir qui je suis

Moi qui suis tactile

Je prends un air subtil

Et m’éloigne de ce tas qui bruit.

 

Je joue une belle mélodie

Une main impatiente m’attrape

Je remonte c’est pire que la varappe

Il éteint ma belle rhapsodie.

 

J’entends les mots d’amours

Que sa chérie lui susurre

Il n’y a pas de censure

Je suis devenu son Mamour.

 

 

 

 

Econduit

 

 


 

En caressant le chagrin de votre visage

Je découvre en vous la femme fleur

Vous êtes là, ce n’est pas un leurre

Mais comment accosté à votre rivage.


Espérant tout de vous

Je vous déclare ma flamme

Au pire je ne risque qu’un blâme

Mais vous déclinez un rendez-vous.

 

Votre réponse me met en colère

Mais je vous pardonne votre dédain

Je vous repousse tel un mondain

Et vous laisse dans votre galère.

 

Je suis éconduit mais j’ai vu vos yeux

Briller  comme pierre précieuse

Je pousse le badinage et deviens odieux.

 

Vous me confessez l’émoi que je vous procure

Tout en refusant de baisser votre garde

Ne voyant en moi que le péché le plus obscur.

 

A ces mots j’en reste coi

En une pirouette vous me décochez une flèche

Et je vois sur votre visage un air narquois.




 

 

 

 

Une larme

 

 

Une larme de pluie a découvert l’ennui

lorsque le vent tourbillonne en avalant les feuilles

ne laissant ça et là que de pauvres écueils

qui à leur tour vont disparaître dans la nuit.

 

Nul endroit pour se poser et faire miroiter le feuillage

les arbres l’ont perdu emporté par la dernière bourrasque

elles jonchent le sol et se collent à nos basques

demain il ne restera plus rien de ce grand babillage.

 

Une pâleur lunaire écrase les squelettes figés

nul bruit si ce n’est le cri du hibou

et moi qui erre et ne vient pas à bout

de ce texte que je fais que corriger.

 

Désolée ma plume se balade encore en Alsace et je suis malade….Alors je reviendrais bientôt me promener sur vos blogs…

 

 

 

 

 

 

Fait auprès de mon canal en cette nuit de novembre 2011

A pas comptés

 

Si il m’était donné d’arrêter le temps

ou de remonter des années en arrière

sans que cela devienne une chimère

j’aimerais de ma vie revivre des instants.

 

Mais saurai je choisir parmi une vie remplie

un moment de découragement ou un d’euphorie

car des pires moments on en ressort toujours grandis

mais les instants heureux sont toujours accomplis.

 

Faut il toujours regarder derrière pour aller de l’avant

même si il faut s’enraciner pour avancer

évitez les écueils sans se laisser influencer

il faut toujours consolider et rester  clairvoyant.

 

A l’orée de quelle passage faut il ce questionnement

est ce juste pour écrire un texte ou y a t il une raison

est-ce pour un nouveau départ avec embarquement.

 

L’essentiel à mes yeux c’est que ma vie me plaît

contre vents et marées toujours je survivrais

et pourquoi je ne le chanterais pas en quelques couplets.

 

 

 

 

 

En ce dimanche 30 octobre 2011

 

EvaJoe

Liberté

De retour de ce long exil

mes mains en visière

je découvre la misère

mon pays serai t il en péril?

 

Je marche à la dérive

profondément blessé

hier je t’ai laissé

pour partir  sur l’autre rive.

 

Que de souvenirs dans la ruelle

c’est celle de mon enfance

j’y vivais avec insouciance

ici plus de libertés individuelles.

 

Je croise des êtres hagards

 visages de sang et de larmes

pieds nus et sans armes

ils marchent au hasard.

 

Au loin j’entends la guerre

des cris, des pleurs et puis rien

seuls des aboiements de chiens

il flotte une odeur de morts dans l’air

 

Vais je repartir pour nulle part

là bas les gens sont vivant

ici il n’ y a que des survivants

et moi un pauvre fuyard.

 

Elle est finie ma longue errance

j’ en oublie mon Eldorado

pour mes amis et mon drapeau

 nous vaincrons l’indifférence.

 

Nous ferons tomber les chaînes

pour demain chanter la Liberté

resserrer les rangs et se concerter

pour combattre la haine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regards

 

 

J’ai posé des regards incrédules

sur tous mes trésors cachés

dans mes rêves en papier

empreint d’encre de ma bulle.

 

Celle ou je me réfugie les soirs d’été

lorsque fantôme j’erre sans bruit

au moment ou sonne minuit

pour écrire rimes en toute quièté.

 

j’aime la nuit car j’y puise ma force

un crayon à la bouche, l’air absent

avec sur moi une drôle de carapace.

 

J’ai comme du  du vague à l’âme

quand l’aube pointe son nez

pensez vous savoir ce qui se trame?

 

 

Le rire

Il y a des rires subtils

d’autres plus futiles

des niais

et sans intérêt.

 

Des rires gras

qui vise le plus bas,

d’autres ont le verbe haut

ils n’en sont pas beau.

 

Des rires en cascade

comme de la rigolade.

Des rires branchés

ou il faut s’accrocher.

 

Il y a le rire discret

comme si c’était secret

le rire sur commande

personne n’en redemande.

 

Quand au rire jaune

ne me faîtes pas l’aumône

car  il est forcé

voir même coassé.

 

Oublions l’ironique le grinçant

ils se font menaçant

comme le rire méprisant

qui est fort déplaisant.

 

Il y en a tant d’autres

ce sont aussi les nôtres

de l’étouffé au bruyant

au franc et à l’éclatant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais

 

 

Je faisais un rêve sombre

pas encore cauchemar

mais je voyais une ombre

voyageant vers la mare

 

c’était un rêve obscur

il me volait ma raison

je ressentais une piqûre

au matin dans ma maison

 

je veux que tu me fuis

laisse moi vivre ma vie

mais tu reviens la nuit

je n’en n’ai aucune envie.

 

Je te repousse des mains

loin de moi ton image

va sur ton chemin

disparais en un voyage.

 

Je ne sais qui tu es

tu prends trop d’importance

je sens que je te hais

c’est ça la conséquence;

 

 

Rêves de vacances

Une averse de pluie auréole le jardin

répandant sur lui une étrange moiteur

 de coulée de lave aux douces odeurs

ou des fleurs prennent  un air mondain.

 

Les hérons  chuchotent à demi-mots 

des folies à leurs amies cigognes

mangeant dans le sillon sans vergogne 

à la recherche de vers et de rameaux.

 

 Son corps de miel et sa face réglisse

ouvrant ses ailes à la belle envergure

voilà dame hirondelle en bonne complice.

 

En terre Charentaise elle s’amuse

arrivée d’Orient en ce printemps

repartira bientôt sans aucune ruse.

 

 

 

 

 

Sur un fond de roses trémières

 

 

 

 

 

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Dans le silence de mes nuits

je vous écris mes rêves

en distillant l’élixir de mes écrits

je vous donne cet espoir

qui brille chaque soir

au firmament de la vie.

Joies engendrées

éphémères

mais pleines d’amour.

 

 

Dans mes rêves d’antan

je partais

et voguais

sur l’océan

tantôt larmes

souvent joie

qu’importe c’était ensemble

sur un fond de roses trémières

souffle de vie

allégresse.

La passion des mots

distillait l’espoir

du grand retour.

 

 

Mes écrits soulèvent des cris

parfois des sourires

ou des rires en cascade.

Une plume d’amour

caresse ton visage,

une perle coule

comme un mirage.

Le crépuscule force l’horizon

adieu image d’hier

retour à la maison.

Plénitude tout recommence

finis les vacances.

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100_0398 péniche

Il y a tant de chemins inexplorés

Tant de voyages à partager

De lieux à conter et raconter

Retour à l'accueil

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Flanerie à l'Ile d'Aix

 

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Lorsque le rêve nous habite

C'est là où l'imaginaire s'envole!

Mon livre plein de rebondissement et de suspense

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Tibère, Perle de lune,
deux des personnages principaux
de mon conte pour
Enfants et aussi les adultes


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