Un jour: Un thème

Concert de pétales!

Merci Plume

 

Sous la rosée du matin, caches-tu un secret

En bouton où en floraison

Docilement tu t’égrènes au vent

 

Concert de pétales dessinant les jardins!

 

Photos de Sabine

 

Merci Sabine

 

De face où de dos tu caresses le regard

De cette nature 

Qui cherche à t’entraîner dans une drôle d’aventure.

 

Concert de pétales chuchotant au jardin!

 

Offert par Sabine

 

 

Sous les reflets du couchant

l’aquarelliste a dessiné des pétales ocrés et saumonés

Emprisonnant la lanterne du ciel.

 

Concert de pétales insouciant au soir dans le jardin

 

Au jardin du Luxembourg

 

Offert par Sabine

 

En se parant de taffetas

Il découpe nos rêves de pétales

En s’offrant tel un feu d’artifice.

 

Concert de pétales au jardin du ciel!

 

Les dahlias des haïkus et de ce texte m’ont été aimablement offerts par Plume et Sabine, je leur dédicace ce texte.

 

EvaJoe  octobre 2013 Copyright

 

Le chant du peintre!

 

Les liens sont ténus et entremêlés

mes peintures sont ainsi exposées

vu par des yeux étrangers

moqueurs, critiques ou enthousiasmés.

 

Se mettre à nu en offrant ses toiles

Exposition, mes yeux en deviennent étoiles

double expression entre deux arts

Enfin sortis de leur brouillard.

 

Le pinceau frémit sur l’échelle de la tendresse

ma main effleure ma feuille en une douce caresse

Se laisser posséder par son art et devenir sa maîtresse

S’abandonner et oublier ses maladresses.

 

En s’exposant on ressent plus le visuel 

les peintures ont des attitudes irréelles

Mon plaisir à les voir devient vendange sensuelle

Même si je ne me compare point à Raphaël.

 

La douce mélodie en un weekend s’est achevée

Mon parchemin de couleur va se refermer

sur un murmure de mots inachevés

que je traduis  ce jour en un  poème pour les sublimer.

 

 

EvaJoe septembre 2013 copyright

 

Pour la première fois j’ai exposé quelques toiles faîtes au cours de l’année 2013 dans l’ atelier l’Un l’Autre  où je me rends deux fois par mois

voici ce qu’en dit  l’instigatrice de cet atelier:

 

A partir de propositions de départ et accompagné par une séance de relaxation issue de la technique du yoga nidra, les créations naissent puis continuent à vivre chez chacun et, de séance en séance, permettent un véritable parcours créatif. Une multiplicité de techniques est mise à la disposition de la création (gouache, acrylique, crayon aquarelle, graphite, fusain, collage, encre,impression…) 

 

 

 

 

Bonne fête

 

 

 

PAUSE

 

 

Mais avant de m’en aller je souhaite une bonne fête à Sabine et la voici lors de sa halte chez moi pendant les vacances, elle vous préparait de biens beaux textes.

 

 

bonne fête SABINE

 

 

 

 

C’est le temps des vacances

Je pars dans le Lubéron et je serais dès demain dans le Colorado Provençal, et à Roussillon au pays des Ocres.

 

Photo du site touristique Catherine Gardone

De belles photos en perspective!

Je vous souhaite pleins de belles choses et à bientôt

L'inconnue du GR 20

 

 

 

 

 

 

Lorsque elle reprend ses esprits, elle est à l’hôpital mais ne sait même pas ce qu’elle fait là et par quels moyens elle y est arrivé. Une infirmière  lui dit de rester coucher que le médecin va être content de la voir éveillé, ainsi que Damien. Un flot de paroles lui vient aux lèvres, elle l’a appelé par son nom de famille pourtant elle est certaine de ne l’avoir communiqué à personne, elle était là incognito, mais il a dû se passer de nombreuses choses pendant la journée. Elle demande l’heure et elle s’aperçoit qu’il est à peine neuf heures du matin. Alors, comme l’infirmière lui sourit elle lui demande mais on est  quel jour ?  Devant son incrédulité,  l’infirmière lui explique que cela fait trois jours que l’hélicoptère l’a redescendue du refuge.

Elle lui explique que lors de sa dernière chute elle avait eu une commotion cérébrale et qu’à son arrivée sur Bastia elle était plongée dans le coma. Le médecin avait vu qu’elle était en pleine forme et ne s’inquiétait nullement pour elle, ce n’était à son avis qu’une question de  jours.

Depuis qu’elle sait que l’on est mercredi, elle est de plus en plus agitée, il faut qu’elle se lève et qu’elle quitte l’île. Mais l’infirmière lui intime l’ordre de rester coucher, elle va être aidée par Damien qui franchit la porte, il est en civil mais est accompagné de deux policiers. Il s’assoit à son chevet et lui demande si elle est contente de s’être moqué de lui, elle rougit comme jamais cela lui est arrivé, et prétexte qu’elle est fatiguée et fait mine de s’endormir. L’infirmière demande aux autorités de quitter la chambre leur signifiant qu’elle ne peut leur accorder un interrogatoire car Mlle Minelli vient juste de se réveiller et qu’elle préfère attendre que le médecin l’ait examiné pour leur permettre de l’interroger. D’un signe de main, Damien dit aux deux policiers de s’éloigner et il s’assoit auprès de Manon et se penchant assez prêt il l’embrasse et dit à l’infirmière Madame est ma fiancée. Au moment où Manon va pour se lever, il la serre davantage et lui murmure à l’oreille, ne fais pas l’enfant je sais que tu me désires, et maintenant que je sais qui tu es, je ne te quitterais plus.

Manon soupire et se laisse aller sur l’oreiller complètement épuisée par cette joute muette menée contre Damien.  A quoi cela lui sert-il de le combattre, il a deviné qui elle était. Et c’est d’une voix éteinte qu’elle lui demande si la jeune Américaine a été retrouvée et devant son hochement de tête, elle soupire, enfin elle va être mise hors de cause par la jeune femme, car elle se doute que les propos sibyllins de Damien sont porteur d’autres choses. De plus il a dit à l’infirmière qu’il était fiancé. C’est vraiment n’importe quoi, quand  son frère aîné va l’apprendre il va la tuer, tuer est un bien grand mot, tout au moins lui tourner le dos car chez eux la Famille c’est sacrée et pour se fiancer il faut que l’heureux élu soit agrée par la famille. Certes autre temps autres mœurs, la vendetta est passée mais les familles ne marient pas leurs enfants avec les ennemis d’hier. Manon en sait quelques choses, n’a-t-elle pas quitté l’île il y a plus de 10 ans après que son père est refusé d’accepter comme gendre  le fils Pieri. Tout en se souvenant de cet homme qu’elle aimait passionnément, elle trouve que Damien a une certaine ressemblance avec Mario.  Pourtant comme Damien l’attire, comme elle se sent protégé en sa compagnie, mais pour l’instant il va falloir répondre aux questions de la police, voir qui sait d’un juge.

Une fois Damien mis dehors par le médecin, Manon adossée à un oreiller pense que cela va être difficile d’avouer à Damien que c’est pour les besoins d’un futur roman qu’elle s’est laissé embarquer dans cette histoire.  Elle n’a même pas osé lui demander si l’échange avait eu lieu, le demander c’était implicitement avoué qu’elle était au courant, et ça elle ne le veut pas. Il lui faut s’assurer qu’elle ne sera pas de près ou de loin mêlée à cette histoire, qui, après tout, n’est pour elle qu’une folie de ses anciens copains de jeunesse. S’en prendre à cette touriste cela s’est passée au dernier moment, c’était elle, Manon qui devait être emmené, elle connue sur l’île à cause de son nom : Manon Minelli, un pseudo pour ne pas être reconnue des habitants de l’île et en particulier de Mario, Pourquoi avoir voulu la kidnapper, elle en est là de ses pensées quand on frappe à la porte. C’est son père accompagné de Damien. En le voyant elle fond en larmes, elle la grande romancière se sent toute petite face à son père, 10 ans qu’ils ne se sont plus adressé la parole. Alors que fait-il ici et pourquoi accompagné de Damien.

Damien présente Manon à son chef, le commissaire Roconci, à ce moment-là, Manon comprend que l’histoire n’est pas terminée. C’est un jeu de dupes, Damien doit ignorer son lien de parenté avec son chef, sinon ce dernier serait venu seul. Une Manon Minelli aussi rousse que sa fille cadette était brune, qui a changé de nom, qui a vieilli et qui a laissé pousser ses cheveux alors qu’auparavant elle courait avec ses frères dans le maquis en short et les cheveux courts et surtout qui l’a quitté  un dimanche matin alors qu’on allait célébrer ses fiançailles avec le fils de leurs amis et non avec son Mario adoré ne peut se trouver dans cette chambre. Dix ans qu’ils ne se sont vu, croisé, voir même qu’il sait ce qu’elle a fait de sa vie. En dix ans son père est devenu un bel homme. Il a assis sa réputation en devenant commissaire de police, bien sûr que Manon, puisque c’est ainsi qu’elle se fait appeler suivait sa carrière de loin. Mais en ce moment présent, elle va être obligé de lui dire qui elle est, et, elle se demande ce qui va se passer, d’autant plus que Damien a quitté la pièce.

Une fois la porte refermée, il s’assoit et au travers de ses longs cils ils s’observent, pas un ne parle. Manon où plutôt Amélia de son vrai prénom attend que les questions fusent.

–          Alors Amélia peut tu me dire ce que tu faisais avec Mario sur le Monte Rotondo.

–          Comment sais-tu que c’est moi !

–          Ma petite fille je sais tout ce que tu as fait depuis 10 ans j’étais fier de toi mais tu me connais je n’ai pas voulu faire ce premier pas. Maintenant, et une fois que cette sale histoire sera réglé nous recommencerons notre histoire au moment où nous l’avons laissé.

–          Mario mais il n’était pas avec moi, enfin ce n’est pas possible, pas lui, il me l’aurait dit.

–          Tu n’as pas reconnu mon jeune inspecteur, Mario qui se fait appeler Damien à cause de la vendetta entre nos deux familles, c’est un brillant inspecteur et j’ai tiré un trait sauf ton frère aîné, mais ça tu le sais. C’est le Mario de ton adolescence,  celui que tu aimais autrefois.

 

A ces mots, Amélia-Manon fond en larmes et c’est ainsi que Damien-Mario les retrouvent dix minutes plus tard, l’un soutenant l’autre, plutôt enlacé qu’en train de répondre aux questions de son chef. Il est stupéfait et ne comprends pas. A ce moment là leurs yeux se croisent et devant le regard plein de larmes de Manon et du commissaire, Damien assommé comprend que la belle romancière dont il est tombé amoureux n’est autre que son amour de toujours la belle Amélia. 

Le temps de la vendetta pour un lopin de terre est , il l’espère révolu, son chef l’apprécie, et il sait qui il est, mais de là à lui donner la main de sa fille. sachant que sur cette dernière pèse de  lourds soupçons suite à ce kidnapping. Il va falloir jouer serrer et surtout démêler l’écheveau. Que va-t-il apprendre?

 

 

Fin de la 1ère partie

 

© 2013 EvaJoe  

 

 

la première image vient d’ici

La deuxième de  là

Une montée vertigineuse.

Comme il me l’a été demandé par une ou deux d’entre vous, je donne quelques explications concernant les châlits  ce ne sont pas des cadres comme on l’entend mais plus exactement des boxes qui servaient de lits dans les refuges il y a quelques temps, assez proche d’une boite longue  en bois. On rentrait souvent la tête première et à reculons et on sortait les pieds en premier. On ne voyait pas son vis à vis.

La deuxième précision mais pour ceux qui sont allé en montagne je ne leur apprend rien, quand il y a un orage les éclairs se propagent et l’on y voit comme en plein jour. Donc mon héroïne si je puis dire, a donc bien vu ce que vous avez découvert avec elle.

Je met la fin de la phrase du chapitre précédent pour vous remettre dans l’ambiance.

 

Désarçonné, Damien la suis et voilà qu’elle trébuche et emportée par sa précipitation s’affale de tout son long aux pieds. …….

 

d’un rocher qui surplombe le vide, mais dans son roulé boulé elle a tapé plusieurs fois les rochers et si elle n’a pas fait le grand saut c’est grâce à un homme qui venait à la rencontre de Damien depuis l’alpage. Mais la jeune femme ne se relève pas, elle est blessée à la tempe et un filet de sang lui coule sur le visage, Damien est rapidement sur les lieux et constate les dégâts sur son beau visage.  De son sac il en retire une petite mallette et lui prodigue les premiers soins. Le bruit de sa chute a sûrement été entendu par ceux qui marchaient à quelques encablures d’eux. Damien explique rapidement à son ami ce qu’il en est et celui-ci se remet en route pour voir si on ne leur a pas tendu un guet-apens plus bas.

Pendant ce temps Damien devant Manon ne sait comment la réveillé et surtout espère que les dégâts à sa tête ne seront pas très grave. Il a dans son sac une petite fiole avec de l’eau de mélisse, il lui glisse entre les lèvres une cuillère et l’aide à avaler, rapidement elle tousse et entrouvre les yeux.

Tant qu’il ne sait pas si sa chute a avertis les deux malfrats, Damien met un doigt sur sa bouche et lui intime l’ordre de se taire. Il lui dit aussi qu’elle est en sureté avec lui, qu’il ne lui veut aucun mal et qu’elle ne doit pas s’enfuir à tout bout de champs. Au bout d’un quart d’heure son ami est de retour et ils apprennent que les deux hommes sont arrivés à la bifurcation entre le chemin de l’alpage et  celui qui redescend vers les criques. Manon est étonnée de voir cet homme et ne comprends pas de quelles manières il est arrivé là. Elle comprend que la montagne est son lieu de prédilection et qu’il connait des raccourcis, ce qui lui a permis de les rejoindre plus rapidement sans toutefois croiser les deux hommes. C’est donc  à lui que Damien a téléphoné tout à l’heure, mais qui est-il ? Et elle va avoir rapidement sa réponse et ce qu’elle va découvrir va la rassurer.

Damien lui a mis un joli pansement sur l’arcade sourcilière et donner un médicament  pour calmer son mal de tête lancinant. Elle est un peu groggy mais en marchant doucement ils atteindront rapidement le chemin qui va les emmener  à l’alpage. Il ne leur reste pas beaucoup de  lacets, mais il leur faut attendre que les deux dingues,  est commencé à prendre le chemin de la mer pour pouvoir avancer à découvert sans être vue.

 

 

 

 

 

 Avant de démarrer  ils admirent le soleil levant et commencent à reprendre leur descente, Manon est entre Damien qui a pris la tête et son ami Paul, tous deux sont des  policiers, ils viennent de  lui le dire, ils sont en vacance et passent leur temps habituellement à s’occuper avec d’autres bergers des  moutons de l’oncle de Paul. Mais devant  son appel au secours ils ont décidé de la prendre sous leurs ailes. Ce qu’ils ne lui ont pas dit c’est que c’est en accord avec leur chef et que l’enjeu est de taille.

En effet une jeune touriste américaine de passage sur l’île de Beauté a été kidnappée la veille au matin et une personne a revendiqué le rapt et réclame la libération d’un homme qui a commis quelques attentats sur l’île il y a cinq ans. Et, depuis 13h la veille plus rien, un grand silence, et les autorités ne comprennent pas ce qui s’est passé. Mais depuis que Damien  leur a signalé ce que Manon a vu sur la plage, ils ont une petite idée, Manon a du contrarier leur projet en voyant toute la scène. Mais, Damien se demande  où la jeune femme peut se trouver, car si il y avait trois hommes, un a dû rester avec elle, puisqu’il en a entraperçu que deux. Ils  continuent leur descente, les voici maintenant vers la bifurcation, il n’y a personne, ils vont  pouvoir attaquer la montée, les premiers lacets sont en pente relativement douce mais au fur et à mesure cela va être de l’escalade car ils vont prendre la voie la plus directe mais la plus dure. Les deux autres sont des amateurs et jamais ils ne  les suivront. Mais Manon en est-elle capable et elle les entend lui demander si elle est une bonne marcheuse, elle aussi doit leur avouer ces origines Corses, elle hésite et préfère ne pas leur dire, mais elle peut parler de ses randonnées en montagne dans les Alpes , ils l’écoutent et décident de prendre le chemin le plus rapide mais assez difficile.

En route pour  « le Monte Rotondo », rien que ça se dit-elle mais pourquoi allez là-haut alors qu’ils pourraient redescendre en ville et elle disparaîtrait dans la foule. Ils doivent bien savoir ce qu’ils font ces deux inspecteurs, car ils ne sont pas de simples gardiens de la paix mais deux inspecteurs.

Il est déjà 7 heures du matin, quelques touristes montent jusqu’à la bergerie, ils se noient avec eux et avancent tous au même rythme. Une heure plus tard ils sont au lac et laissent la foule des touristes pour se diriger vers le sommet qui culmine à 2622 mètres d’altitude.

Ils commencent par escalader un petit obstacle nécessitant un peu d’agilité, mais ils aident tous deux Manon en lui faisant la courte échelle, et après les voici  sur un rebord étroit et en dévers et il y a au moins deux ou trois mètres.  Ils l’avertissent de faire attention car si elles dévissent elle tombe sur les aulnes en contrebas, et comme elle est censée ne pas connaître elle attend d’en savoir davantage.

Elle les entend rire et dire que si elle dévisse elle aura droit à une descente de quelques mètres et lorsqu’elle aura goûté aux aulnes touffus elle ne sera pas belle à voir car elle aura pleins d’égratignures. Paul s’en souvient, c’est au moment où elle passe à l’endroit le plus étroit qu’il lui le raconte. Manon qui a le vertige se retient de crier mais son pied fait un écart et elle disparaît aux yeux de Damien et Paul. Paul fait deux pas en arrière et se penche, Manon est accroché à la paroi, les deux pieds dans le vide mais elle sent que si ils ne font rien elle va s’écraser 4 mètre plus bas et c’est à cet instant précis qu’elle voit accroché à la paroi un foulard rose. Il ne lui appartient pas, de suite elle pense à la jeune américaine. Tous les deux s’arque boutent et parviennent à hisser la jeune femme et l’aide à franchir le passage étroit. Elle leur en veut mais il faut qu’elle leur donne le foulard.

Après leur l’avoir remis, elle sent peser sur elle la suspicion, elle parait coupable, pourtant elle n’a rien fait, mais elle a beau leur dire qu’elle l’a trouvé sur la paroi accroché aux rochers, ils n’ont pas l’air de la croire. Les derniers mètres avant le lac se passent en silence, chacun est dans ses pensées, celles de Manon sont tristes, elle se sentait bien avec Damien, il a fallu que son copain arrive pour qu’une tension palpable s’installe entre eux deux. Elle doit éviter à tout prix de se poser en coupable, elle n’a commis aucun crime, certes elle a caché un pan de sa vie mais faut dire qu’elle n’ose leur dévoiler le lien qui l’unit aux kidnappeurs. Comment réagiront-ils en l’apprenant. Elle s’est tout de même fourvoyée dans une sale histoire, mais elle n’a pas kidnappé la jeune femme.  A part avoir changé le cours des choses, elle  ne se sent pas concerné, mais elle ignore ce qui va se passer et  pour quelles raisons ils montent au sommet. Une femme a disparue et, eux font de la randonnée, c’est à n’y rien comprendre.

Lorsqu’ils atteignent le petit lac ils se trouvent à 300 mètres du refuge, Manon connait son existence mais elle sait qu’il est de la grosseur d’un mouchoir de poche, ce ne serait pas si grave, elle en rirait, seule avec Damien elle se serait rapprochée de lui, mais il y a Paul et  ce n’est pas le moment pour commencer une histoire d’amour. La nuit dernière elle avait tant espéré qu’il la rejoigne dans son lit, mais elle pense qu’en plus des herbes, il avait dû la droguer, jamais des plantes avaient eu raison d’elle jusqu’à présent et pourtant sa grand-mère en connaissait énormément. Elle en est là de ses réflexions quand elle les entend lui demander :

–          On ne sait rien de vous, vous nous semblez secrète, vous faîtes quoi dans la vie ?

Elle ne s’attendait pas à cette attaque en règle, c’est bien des « flics » pense-t-elle en son for intérieur. Quelques secondes lui suffisent pour reprendre son masque, ne pas se laisser désarçonner par ces deux hommes, tout policier qu’ils sont.

Au moment où elle va pour leur répondre, un chien déboule du sentier et se jette sur Damien en le léchant. Il se relève et se tourne vers le fond du lac. Il y a un détachement de gendarmerie, peloton de haute montagne. Ils arrivent vers eux. Quand Manon les voit, elle devient toute pâle et s’évanouie.

 Pour les descriptions et noms, merci à : 

http://paglia.orba.free.fr/gr/gr1.htm#rotondo

Pour les deux photos merci à : 

 

 http://www.altituderando.com/Le-Monte-Rotondo-2622m

 

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EvaJoe

Nuit d'orage!

Sous la poussée du vent. Manon a juste le temps de voir Damien son sauveur, ligoté à même le sol, un bâillon sur la bouche, et, un homme de dos, se précipitant pour refermer la porte. Elle se recroqueville tant qu’elle peut dans son châlit, mais elle aperçoit un autre homme allongé sur un lit de fortune. Elle l’entend jurer le premier et pendant qu’il s’affaire à s’arque bouter  sur la porte pour la maintenir fermer, elle suit le regard de son sauveteur qui lui intime l’ordre de se glisser dans sa propre couchette, pensant avoir bien compris elle se glisse à l’intérieur de son duvet et se cache à l’abri des regards. . Alors qu’elle bouge doucement vers le fond elle sent sous sa main un objet métallique froid, elle tremble de tous ses membres, elle a l’impression que c’est une arme. A qui appartient ce revolver pense-t-elle intérieurement. Sûrement pas à ces hommes sinon que ferait-il dans le duvet de Damien, et si c’est à lui pourquoi s’en est-il pas servis contre eux deux.

Elle songe que la scène a dû se dérouler il y a peu et que c’est sûrement ce qu’il a poussé à se lever. Maintenant elle réfléchit et avant le coup de tonnerre fracassant elle avait entendu les premiers jurons mais à moitié endormis où droguer elle n’en n’avait pas compris le sens.

L’homme endormis sur le lit  de camp sur le sol se réveille et grogne et demande à l’autre s’il a trouvé cette femme qui les observait. Devant sa négation, il décide d’en finir lui-même en pointant une lampe torche sur les lits non visités, mais à sa grande déception il n’y a pas âme qui vive.

Aussi le voici vers Damien et sans ménagement il lui ôte son bâillon et le secouant lui demande  où est passé la nana avec qui il était l’après-midi. Manon l’entend lui répondre. Au lieu de m’assommer vous auriez mieux fait de commencer par me le demander et vous n’auriez pas perdu du temps à la chercher. Elle m’a dit devoir  quitter l’île et repartir au premier bateau sur le continent.    Les deux hommes semblent décontenancés et n’ont pas l’air de le croire.         

Peu à peu l’orage se calme, la pluie aussi s’arrête, il est près de trois heures  du matin, le premier bateau va bientôt quitter l’île, pourquoi Damien ne leur dis rien

Le plus âgé pose la question tant attendue. A quelle heure ce bateau quitte l’île et surtout cette femme ne vous plaisait pas que vous l’avez laissé partir, vous n’avez pas son adresse, les questions fusent. Damien n’a même pas le temps d’en placer une. Maintenant les deux hommes ne se gênent pas pour le frapper. La peur fait claquer des dents à la belle rousse, elle va se faire repérer c’est sûr et quand à Damien il va la dénoncer, elle en est certaine. Mais il leur répond, ce n’était qu’une passade, des filles j’en ai autant que j’en veux. Les deux hommes ricanent bêtement et ne se préoccupent plus de lui. Ils font rapidement leur sac et réitère leur demande où plutôt aboie, alors à quelle heure le premier départ. Damien réfléchit rapidement et en calculant le temps qu’il va mettre avec Manon pour  quitter le refuge, il leur dit embarquement à 5h et départ une heure après, vous avez le temps de redescendre et d’être à l’embarquement Dès qu’ils ont franchis la porte, Damien appelle Manon et lui demande de prendre un couteau dans le tiroir du buffet et de couper ses liens. Mais elle a tellement peur qu’elle ne lui répond pas et il lui faut user de tous les subterfuges pour qu’elle accepte de venir vers lui.

D’une main tremblante elle lui coupe ses liens et se jette dans ses bras en sanglotant et en lui demandant pardon. Le temps n’est pas au larmoiement, il nous faut quitter au plus vite le refuge ils vont vite comprendre que je me suis moqué d’eux. Mais vous ne perdez rien pour attendre, en chemin vous allez tout me raconter. Leurs sacs sont rapidement fait, leurs vêtements secs sur le dos ils partent, direction les alpages mais il leur faut avant tout suivre leur poursuivant avant de prendre le chemin pour le lac depuis la bergerie de Grotelle et nous nous noierons au milieu des touristes. Mais  au moment de s’en aller Damien lui dit attendez moi, j’ai oublié mon duvet, il voit dans les yeux verts un éclair de panique. Tout en retournant dans le chalet il pense que Manon a découvert son révolver, il va falloir que tous les deux soient honnête l’un envers l’autre.

 

(Photo du Lac de Melo) à voir ici

 

Il la rejoint rapidement, et les voilà en route vers la bifurcation de la veille, la lune éclaire leur lente descente, il lui a recommandé de faire attention où elle poserait ses pieds, à la fois pour éviter d’être entendu mais aussi pour son salut personnel. Autant la montée est rude, autant la descente est vertigineuse et dangereuse. Tous deux descendent mais n’échangent aucune parole, chacun est attentif à la descente.

Soudain un bruit de voix les fait sursauter, ce sont les deux hommes ils en sont persuadés tous les deux. Il leur faut s’arrêter et attendre leur départ. Bientôt il fera jour et ils seront tous à découvert, les deux hommes comme Manon et Damien, il va falloir redoubler de prudence et éviter de se jeter dans la gueule du loup. Un accident en montagne est vite arrivé…

Ils sont allé trop vite, car les deux hommes  sont à peine à 300 mètres, heureusement que le chemin fait une large boucle et que le jour n’est pas encore levé, car ils auraient pu leur tomber dessus sans crier gare ! Enfin les voilà qui repartent, Manon a décidé d’expliquer ce qu’elle a vue, car après tout quand ils seront sur le chemin de la crique eux partiront sur les chemins de transhumance et normalement ils ne devraient plus jamais se revoir, sauf si le sort en a décidé autrement pense Damien, mais il ne lui dit rien.

Damien accepte d’écouter  son récit et voici ce qu’il apprend.

 Alors qu’elle se baignait dans la petite crique où il l’avait laissé, deux hommes ceux qui sont devant eux, accompagnés d’un troisième avaient fait irruption, ils portaient un paquet allongé qu’ils avaient laissé choir sur la plage d’un mouvement assez brusque. Manon les observait au travers de ses lunettes fumées, assez intriguée par leur paquet, qui n’était ni une planche à voile ni un zodiac, mais qui à ses yeux et au moment lui faisait penser à un « remake » d’Hitchcock, une femme est franchement dans ce colis s’était-elle dit en son for intérieur. Puis, elle en avait ri jusqu’à ce qu’elle entende des cris.  Brusquement elle s’était soulevée sur les coudes pour regarder au loin ce qui se passait, un des hommes était penché sur le colis, et, à coup de pieds il y tapait dessus et c’est à ce moment-là qu’elle a entendu l’appel au secours. Un peu éberlué et cherchant d’où pouvait venir cet appel elle avait eu le malheur de se redresser et avait attiré l’attention sur elle. Un des hommes lui avait dit de s’en aller et de se dépêcher  de quitter la plage. Elle avait ramassé ses affaires à la hâte et commencé à gravir le chemin escarpé, puis s’étant accroupis, elle s’était dissimulé dans une anfractuosité du rocher et avait attendu la suite des évènements.

Le plus vieux des trois la suivait à la jumelle, mais il ne  le  pourrait pas longtemps car le chemin bifurquait pour s’élever dans des bosquets et la forêt, mais sur le promontoire où la veille ils avaient échangés un baiser, elle pouvait voir sans être vue.  

Damien a hâte de savoir et il la pousse à ce qu’elle continue rapidement son récit. Femme ou pas femme dépêchez-vous de me le dire.

Oui, c’était une femme, car dès que j’ai pris la poudre d’escampette ils ont dénoué leur paquet et une femme à la chevelure blonde en a été sortie. Elle avait les mains attachées dans le dos, mais continuait de crier. Damien a ses mots piquent une colère énorme, et lui demande pour quelles raisons elle n’a pas avertie les autorités. Et elle apprend qu’en ce moment il y a une battue sur l’île pour retrouver une touriste Américaine qui a été kidnappé. Fébrilement il cherche son portable et appelle :

–          C’est moi dit-il à son interlocuteur invisible. Tu peux en savoir davantage en allant cueillir au départ du ferry, deux hommes, il donne un signalement précis.

 Mais à ce moment-là la ligne est coupée et sans ménagement demande à Manon son propre portable, elle hésite et lui le passe rapidement en voyant le regard courroucé que Damien lui adresse. Il continue sa conversation  et elle entend lui dire, oui j’ai à côté de moi une jeune femme qui en sait long à ce sujet. Manon devient pâle et à nouveau la peur s’empare d’elle et la voilà qui court dans la descente. Désarçonné, Damien la suis et voilà qu’elle trébuche et emportée par sa précipitation s’affale de tout son long aux pieds. …….

 

 

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EvaJoe 

Le refuge

Brutalement elle le repousse et lui assène une gifle magistrale en lui disant de ne pas s’occuper d’elle et qu’il ferait mieux d’aller voir ses moutons. Il pense en lui-même, elle me prend pour un rustre et bien je ne vais pas la décevoir. 

Il l’empoigne  et la renverse sur le promontoire  et il glisse ses mains sous son chemisier, elle ne le repousse pas, au contraire elle prend même du plaisir, il sourit mais instantanément s’arrête en voyant ses yeux exorbités. En la renversant il n’imaginait pas ce qui allait se passer. En effet il était tellement absorbé à la caresser qu’il n’a pas vu venir les deux hommes qui observaient leur montée à lui et à et sa douce proie.  Ils sont à une encablure du rocher et à peine dissimulés. La jolie femme qu’il a dans ses bras est tétanisée par la peur, elle a un hoquet et va  pour hurler, il lui met la main sur la bouche en lui intimant l’ordre de se taire. Il se plaque le plus prêt possible d’elle jusqu’à que son corps la recouvre entièrement, elle ne dit mot et attend.

Les deux hommes ricanent en passant à côté d’eux. Ils les prennent pour deux amoureux faisant leurs petites affaires en pleine montagne. Cela leur parait tout de même étranges mais ils avancent et ne se retournent pas. C’est à son tour de les voir en contrebas, il a l’impression que tout danger est écarté, il se fait plus pressant, tout en l’embrassant,  elle ne le repousse pas, la peur l’a anéantit, mais il ne veut profiter d’elle, il n’est tout de même pas rustre à ce  point. Et puis cet endroit est des plus dangereux. Il le connait bien. C’est un ancien chemin de contrebandiers. 

En lui tendant la main pour qu’elle se relève il voit sur son visage les traces de ses larmes. Absorbé par son désir il ne s’en était même pas rendu compte, il pensait qu’elle était émue d’être dans ses bras. Cette femme est une véritable énigme, si elle lui a dit trois mots c’est juste j’ai peur! 

Va-t-elle lui révéler qui sont ces deux hommes et de quoi est-elle menacée?  La prenant par la main, il l’invite à continuer leur ascension,  plus haut il connait un refuge , qui sert aux bergers, ils s’y arrêteront, il faut connaître le coin pour le trouver, et il lui assure qu’ils y seront tranquilles. Sur son visage un sourire, pour lui c’est un grand pas de fait, elle accepte de le suivre et se sent en confiance, à lui de ne pas la décevoir. Les derniers lacets sont rudes il leur faut plus d’une heure avant d’atteindre le sommet. En chemin, elle s’est retourné deux ou trois fois, puis en haut une pierre s’est descellée et là elle s’est jetée dans ses bras pensant que les deux hommes l’attendaient. Il lui fait comprendre que le seul chemin pour atteindre le sommet c’est celui qu’ils ont emprunté, après il y en a un autre qui va vers les alpages, mais eux vont bifurquer et redescendre sur l’autre versant  et le refuge se trouve sur l’éperon rocher qui leur fait face. Il y en a encore pour une heure lui dit-il, tout en lui demandant si elle n’est pas fatiguée.

Pour la première fois il entend sa voix, elle est douce et mélodieuse, il apprend qu’elle est en vacance dans la région mais  quand il veut en savoir davantage, elle se ferme comme une huître.

Ils effectuent la descente rapidement, en se méfiant des éboulis et après s’être restauré, ils attaquent la montée, il faut faire vite le ciel est menaçant, l’orage va leur arriver dessus en deux temps trois mouvements. Les premières gouttes glacées  les surprennent,  il leur faut accélérer le pas et il la sent très fatiguée, il lui prend son sac et l’encourage le plus possible.

Enfin il voit la cabane, il était temps un déluge s’abat sur eux. Leurs vêtements sont trempés,il la pousse à se dévêtir, à nouveau la peur sur son visage, il la laisse un moment et passe dans l’autre pièce en lui tendant une couverture. Pendant ce temps il allume le vieux  poêle et au-dessus il suspend leurs vêtements.

Dans un vieux buffet de bois il prend deux bols,elle s’aperçoit qu’il est à l’aise et sait où se trouve chaque objet. De sa gourde il  verse de l’eau dans une petite casserole et la fait chauffer sur son camping gaz. Il plonge des herbes tirées de son sac, du sucre et mélange le tout. Il lui dit  ce sont des herbes qui vont ôter la fatigue, vous allez dormir et moi je vous veillerais. Elle ne lui dit rien mais elle sait qu’elle ne pourra pas dormir.

Elle ne le connait pas, mais il n’a pas l’air de lui vouloir du mal, mais faut-il tout lui dire et surtout il ne faut pas qu’elle accuse si ce qu’elle a vue n’était qu’une farce, pourtant cette femme qui criait elle avait peur, elle en est certaine et puis ces hommes pourquoi sont-ils revenu si il ne c’est rien passé. Elle en est là de ses réflexions quand son sauveur arrive avec deux bols fumant, une douce odeur s’en dégage, en le buvant, Manon, oui c’est son prénom trouve ce breuvage délicieux.

Quand elle se réveille la montagne est bleue où violette selon où les éclairs se trouvent, tout est  illuminé comme en plein jour et pourtant il n’est que deux heures du matin. Où se trouve son sauveur, elle est seule, elle panique complètement, soudain  la porte s’ouvre.

 

 

 

 

Histoire sans fin…..  ©

 

 

 EvaJoe

 

Photo d’un refuge en Corse (où j’ai situé cette histoire) lien vers le site

Rebondissement

 

 

 

Il n’avait pas fait six pas qu’il ressentait le besoin impérieux de la rejoindre, mais il ne voulait pas passer pour un harceleur, mais d’un autre côté cette femme avait une aura qui lui donnait une prestance comme jamais il n’avait connu auparavant.

S’il la laissait, elle risquait de s’en aller et comment pourrait-il la retrouver? Mais d’un autre côté il avait des obligations envers son patron. Il ne  pouvait pas abandonner  ses moutons. Avant tout téléphoner à son frère, il prendra le relais et lui …

A ce moment-là il entend un bruit de pas, quelqu’un monte sur le sentier escarpé. Qui cela peut-il être? Vite, en deux temps trois mouvements il escalade le promontoire rocheux qui surplombe la petite crique et se cache dans un endroit pas très connu des vacanciers. De là il observera sans être vu. Le pas entendu est un pas de montagnard, il va pour s’avancer quand il aperçoit une chevelure rousse coiffée d’un chapeau vert, sortis tout droit d’un magasin de mode. 

Stupéfait il voit passer sous ses yeux son inconnue de la plage, habillée telle une montagnarde hormis ce petit chapeau de paille vert. Elle a même des chaussures de randonnée ce qui force l’admiration car il s’attendait à la voir en baskets comme beaucoup de touristes. Dès qu’elle l’a dépassé sans le voir il en est certain, il lui emboîte le pas, tout en se gardant bien de se faire remarquer. Mais au fil de la montée, il sait que plus haut la végétation va se faire rare et ils seront tous les deux à découvert, de plus elle va sûrement s’arrêter soit pour boire, soit pour prendre des photos, il y a de magnifiques points de vue en montant. Que faire? La rejoindre, discuter, faire le chemin ensemble. Mais il ignore totalement où elle va. Il en est  là de sa réflexion lorsqu’il voit briller au loin une lumière des  plus brillantes.

Il prend ses jumelles pour regarder ce phénomène et s’aperçoit qu’il est où qu’ils sont observés par au moins deux hommes.  Décidément cette journée est pleine de rebondissement. 

Lui, ne se sent pas en danger où l’enjeu de quoi que ce soit, aussi il ramène sa pensée sur cette femme. Qui est-elle et que font ces hommes là-haut. Il est certain qu’ils l’attendent, mais pour quelle raison? Alors que faire, l’avertir. 

Affronter un seul homme c’est possible mais deux et avec cette femme entre eux, alors n’écoutant que son courage, il grimpe de plus en plus vite et en se méfiant de ne pas tomber afin de rattraper la jeune femme. Il y a une jolie vue et sa belle inconnue s’est arrêtée, de le voir elle en tombe sa pomme aussi verte que son chapeau. 

Elle attend une explication, mais lui, brutalement se sent encore plus minable que sur la plage, elle va lui rire au nez il a dû se faire un vrai cinéma avec ces  hommes qui devaient plutôt observer la mer. Mais dans son regard à sa belle rousse passe comme une frayeur qu’elle n’a pas réussis à dissimuler sous ses longs cils recourbés.

Il ne s’est donc pas trompé, elle court un danger. Mais lequel?  N’écoutant que son cœur il l’enlace et l’embrasse comme un fou.

 

 

Une histoire sans fin…

 

EvaJoe

 

 

d’autres photos à voir   photo à voir ICI

L'envers du décors…

Plus il s’éloignait de la plage, plus il avait envie d’y retourner, mais là haut du travail l’attendait. Deux mille moutons qu’il avait abandonné pour cette belle rousse. Ses yeux verts le hantaient, sa peau blanche et laiteuse, ce corps parfait, lui qui ne côtoyait que des bêtes depuis plus d’un mois , se sentait frustré de n’avoir pu prendre ce qu’elle lui offrait si gentiment.

Mais ce n’était pas  la passion qui l’animait tout au plus un besoin viscéral de posséder cette femme. Une envie fugace et demain il l’aurait oublié. Ainsi il en était avec les femmes depuis des années, et celle là comme les autres ne valaient pas mieux, il en était certain.

Tout en montant le chemin escarpé il la revoit, son visage est gravé à tout jamais en lui. La douceur de sa peau, sa main dans la sienne et, pourtant pas un son n’est sortis de sa bouche, il ne connait même pas son rire, ni ses larmes. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il entend un bruit insolite. Ce sont des éboulis de rochers, les pierres le frôlent, une l’atteint à la tempe, il s’effondre. Puis tout devient jaune orangé et noir. Il sombre et se voit descendre, tourner, rien ne peut l’arrêter il va se tuer.

Combien d’heures ou minutes se sont écoulé, il ne saurait le dire. Quand enfin il ouvre les yeux, c’est pour voir une bouche fraise et un regard anxieux posé sur lui. Sa naïade est là, elle serait donc venue à son secours. Elle  a  posé sur sa bosse un foulard imbibé d’eau fraîche. Elle ne dit rien elle le contemple seulement, elle passe délicatement ses doigts dans ses cheveux coupés courts, s’approche le plus prêt possible et pose sa bouche sur ses lèvres. Lui, comme un grand bêta est tétanisé et ne sait si il doit répondre à ce baiser. Son coeur bat la chamade, sa tête est douloureuse mais tous ses sens sont en éveils, et brusquement il prend cette bouche entrouverte et offerte et la dévore.

 

En voyant la chute de ses reins, il sait que déjà elle s’éloigne, il voudrait la faire sienne mais ne sait comment l’aborder. Il a sentis sur son torse nu ses seins pointus, il sait qu’elle le désire mais se veut lointaine. Et, lui se sent gauche devant cette femme ,alors comme il y a quelques heures il part.

 

Histoire sans  fin….

 

EvaJoe 

©

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