Une bafouille

Je suis en vacance

 

 

 

 

 

 

Mon blog est en pause jusqu’à mon retour

 

Je n’ai pas accès aux blogs wordpress, j’en suis désolée

 

A bientôt avec mes amitiés

 

 

 

C'est fait

Je ne sais si vous êtes venu lire, mais comme je vous l’avais annoncé je supprime toutes mes nouvelles sur le blog Un jour: une plume 

mais vous les retrouvez

SUR 

A l’encre de mon imaginaire

 

Sur ce blog subsistera uniquement mes poèmes en vers, sonnets ou haïku, la prose je la dépose sur A l’encre de mon imaginaire

 

Si vous aimez ma prose, n’oubliez pas de vous inscrire, seule Colette l’a fait je la remercie

Errance tu n’es pas inscrite, tu me le dis mais possible que tu es oublié…..

 

MERCI

 

 

Malade et mariage

 

Coucou,

 

Une petite pause 

s’impose

malade

mais pas à la salade

une toux

oups, je suis contagieuse

et un mariage

c’est incompatible

mais j- y serai

de retour, lundi!

Bonne fin de semaine .

Gros Bisous.

EvaJoe

Juste des mots

 

 

De belles notes en florilège

Donne à mon cœur des soupirs

Mais n’est-ce pas sacrilège

Que de vouloir vous  éblouir ?

C’est juste vous donner le privilège

De lever vos mains pour applaudir.

Je ne jette pas de sortilège

Et surtout je ne vais pas vous contredire.

Est-ce  un bon stratège

Que de vous voir rebondir

Sous votre pied point de pièges

Juste en cascade mon rire.

En vous offrant ce siège

Je me demande à quoi servent mes dires

Sinon écrire des mots en un beau cortège

Pour vous donner le sourire.

Imprévu

 

 

Désolée, vous allez être obligé d’attendre pour la suite de ma nouvelle, c’est prêt mais sur mon cahier d’écriture.

 

 

 

JE SUIS MALADE

 

 

A BIENTÔT

 

 

Je vous embrasse sans microbes

Arrêt sur image

 

 

Coucou,

 

j’ai épuisé mes neuronnes avec mes deux nouvelles coup sur coup…

 

Rire!!

  Aussi je m’en vais pour quelques jours…

 

J’inaugure mon nouveau compagnon de voyage…

 

Rires aux éclats!!

 

A Bientôt  pour de nouvelles aventures à lire sur nos blogs respectifs

 

 

Bisous mes amis de la blogosphère.

 

EVAJOE

Dernière partie: Un nouveau départ

 

       Et tout à coup des bruits se font entendre, au travers des volets une lumière bleue a surgie, c’est la
police, aussitôt c’est la débandade, chacun prend quelques affaires et ils s’enfuient par une porte de derrière. Paul et Tim hésitent puis poussent Nathalie dans la rue et ils disparaissent aux
yeux de tous. Ils entrent dans l’immeuble voisin, Tim introduit une clef dans une serrure, il pousse Nathalie à l’intérieur, met un doigt sur sa bouche et fait demi-tour. Avec Paul ils reviennent
sur leurs pas et laissent les flics mettre plus ou moins à sac leur lieu de vie. Ils répondent aux questions, non ils ne connaissent pas cette nana, non ils ne s’en souviennent pas. Pourtant ils
insistent en leur demandant s’ils se trouvaient dans le dernier train il y a deux jours. L’un et l’autre avouent prendre régulièrement ce train donc ils n’ont pas de souvenirs si la fille de la
photo s’y trouvait, c’est possible répond Paul, mais je ne peux l’affirmer. Pourquoi qu’a-t-elle fait?

–   Une fugue et son père la recherche

–   Ah ok


    Il préfère ne  pas donner l’impression d’être intéressé car il ne sait pas au moment où il répond à leurs questions
si Nathalie est décidée à rentrer chez elle. Les policiers sont partis en leur demandant de les prévenir au cas où ils voient cette jeune fille. Ils ont promis et maintenant se sentent un peu
dépassés par les évènements. Déjà dans un premier temps ils partent rassurer Nathalie, mais à leur grande stupeur elle n’est plus là, elle a laissé un mot, je pars merci pour tout. Tim et Paul
sont inquiet, le quartier est mal famé si elle fait une mauvaise rencontre on peut la retrouver mais dans quel état ou alors elle va disparaître. Il y a deux bandes qui s’affrontent ici, et si
par un pur hasard ils ont appris la descente de la police gageons qu’ils vont vite comprendre que c’est elle qui est recherchée.

Dès que Paul et Tim ont tourné les talons, Nathalie se retrouve seule et de plus en plus angoissée, que doit-elle faire ? S’en
aller lui parait la moins mauvaise des solutions, aussi attend-elle leur départ et elle profite du tapage occasionné par l’arrivée de la police pour s’en aller au vu et au su de tout le monde.
Disparaître à la barbe des policiers. Dehors il n’y a pas âme qui vive à sa gauche un terrain vague et de l’autre côté des bâtisses sombres. Elle se souvient être passé l’autre soir par ce
terrain désaffecté, sûrement une ancienne usine, elle prend le même chemin, au fur et à mesure qu’elle avance  elle se demande si elle n’est pas en train de faire une bêtise. Elle a déjà
croisé une femme qui lui a jeté un drôle de regard ainsi qu’un vieil homme qui poussait un chariot de magasin, elle est fort étonnée de croiser ce genre de personnes. C’est pire se dit elle que
la cour des miracles. Alors qu’elle est absorbée dans ses pensées elle entend à sa gauche un drôle de bruit, on l’appelle par son prénom au ras du trottoir, elle ne voit personne mais brutalement
une main sort d’une fenêtre de cave et on lui dit de venir se cacher. Elle n’a pas envie de se terrer dans une cave, déjà elle se demande ce qui lui a pris d’accepter de venir dans ce quartier
mais depuis l’arrivée de la police elle est dans un état de frayeur que le fait de voir une main sans tête la pousse à prendre ses jambes à son cou. Epuisée d’avoir couru elle s’adosse à la
barrière en bois ou derrière elle a entraperçu des maisons qui étaient détruites par quelques ouvriers, il ne faut point qu’elle se fasse remarquer mais s’aperçoit assez rapidement qu’elle est
bien perdue. Ou diriger ses pas, ici ce sont les ouvriers, là-bas la police et au fond de drôles de personnages aux mines patibulaires, désespérée elle s’assoit et fond en larmes. C’est là que
vont la retrouver Tim et Paul, il la laisse pleurer et la sermonne en lui démontrant qu’elle aurait pu se  faire tuer, ici ce n’est pas un endroit à conseiller à une fillette lui disent-ils.
Il faut que tu téléphones à ton père immédiatement. Elle fouille son sac et trouve son portable, elle a au moins des tonnes de messages, elle n’en lit aucun et appel son père.

   Papa c’est moi

   Ma petite fille ou es tu? Ne raccroche pas

   Dans la banlieue parisienne

   Je le sais, mais où exactement?

   Tu le sais mais comment?

   Qu’importe, va dans le commissariat le plus proche

   Je ne sais pas, je vais voir

   Rentre, ma petite fille chérie, nous allons
parler.


    Brutalement Tim se jette sur son téléphone et lui l’arrache des mains et l’éteint.

   Ton père te fait parler pour que la police te retrouve, comme je ne sais ce que tu veux faire, j’ai préféré te dire de te
taire.

   Je comprends, mais je vais rentrer toute seule, pas besoin de me faire récupérer par la police, maintenant mon père sait
que je suis vivante. Il va repartir vivre sa vie avec ma belle-mère et tout recommencera.

   Non je ne pense pas lui répond Paul, ta disparition a dû l’affoler et je pense qu’il va prendre une décision, tu verras,
allez viens nous rentrons sur  Paris, je vais t’accompagner.

      Tim et Paul emboitent le pas à Nathalie et partent en direction du terrain vague, endroit le plus rapide pour
rejoindre la gare. Ils ne vont pas refaire les kilomètres de l’autre soir mais allez prendre un train à la ville où ils se trouvent. Il y a à peine deux kilomètres au lieu des cinq de l’autre
soir et puis c’est la journée, une belle journée du mois de juillet, comme un départ en vacance se plait à plaisanter Tim. Tous les trois marchent d’un bon pas et discutent de ce qui fait la vie
de la jeune fille, elle à son tour les interroge sur la leur, ils échangent comme des jeunes insouciant et, surtout ne remarquent pas que depuis quelques mètres ils sont suivis.

       Les voici arrivés à la gare, ici il va falloir la jouer finement, sinon il y aura rapidement une nuée de
flics et ni Paul, ni Tim ont envie de les rencontrer, mais laisser Nathalie seule dans cette jungle ça non plus ils ne peuvent le faire. Ils doivent s’acquitter jusqu’au bout de l’appel au
secours de la Miss que Paul aime bien et que Tim considère comme une petite sœur. Nathalie ouvre son portefeuille et en tire un billet de 20€ pour payer les billets de tous les trois. Il lui
semble être épié, elle se confie à ses deux nouveaux amis, qui à leur tour regarde de chaque côté et ne voit rien, et pour cause le suiveur est assis au bar de la gare et caché derrière un
journal mais il ne perd rien de la transaction entre la jeune fille et ces deux garçons, mais il ne va pas intervenir ici, car c’est un inspecteur de police, sa mission est claire , les suivre
jusqu’à la gare de Lyon ou ailleurs selon l’endroit où ils iront et qui sait peut être aura-t-il de l’avancement car les deux loustics qui l’accompagnent sont considérés comme des dangereux
drogués bien connu des différents services qu’il soit sociaux ou policiers, mais jamais ils n’ont pu être pris la main dans le sac. Si aujourd’hui ils ont cachés cette jeune fille leur compte est
bon.

    Se doutant qu’ils sont suivis, ils décident de semer leur poursuivant en montant dans un train et en changeant
rapidement de wagons, ils en disent rien à Nathalie mais lui disent brutalement de courir. Elle les suit sans comprendre mais elle leur fait entièrement confiance. Ils ne compostent pas leur
billet ils en ont pas le temps, l’arrêt du train est court et ce n’est pas celui qu’ils devaient prendre, mais qu’importe Tim a vu qui les suivait. Aussitôt à l’intérieur, ils remontent le train
en direction de la première rame et attendent l’arrêt suivant, Paul consulte sa montre de temps en temps et dit à Tim qu’ils vont pouvoir prendre au vol le train prévu mais qu’il va falloir
sauter du train en marche entre les deux gares, certes c’est risqué mais le train amorce une légère montée et il ralentit, il le sait il la fait plusieurs fois. Tim lui fait remarquer que
Nathalie n’a jamais fait ça et que si elle se casse une jambe ils auront de graves problèmes, ils ont déjà mentis aux flics tout è l’heure et ils se savent surveillés pour des chapardages mais
jamais pour ce genre de situation.

     Cela a été chaud mais tout le monde se retrouve sur le ballast, devant l’inspecteur médusé qui n’en croit pas ses
yeux, il s’est fait avoir. Il essaye d’appeler le commissaire mais manque de chance cela ne passe pas. Espérons qu’ils ne seront pas très loin à son arrivée à la gare.

       Pendant ce temps nos trois jeunes abandonnent l’idée de prendre le train et se postent sur la route pour
faire du stop et se rendre sur Paris en espérant que personne n’aura entendu l’avis de recherche et surtout jamais vu la photo de Nathalie. C’est un risque à prendre il est moins dangereux que
les gares ou l’autre a dû appeler et qui sait, il peut y avoir du beau monde pour les cueillir.

      A la gare de Lyon ils décident d’un commun accord de ne pas aller plus loin, Nathalie peut prendre un TGV, quant
à eux ils retourneront à leur vie. Tim caresse à nouveau le visage de Nathalie  et Paul l’embrasse sur les deux joues et, au moment où ils vont se séparer, Nathalie se jette dans les bras de
Paul en sanglotant.

Je ne peux pas repartir, ma vie va à nouveau être dure, mon père passé ce premier moment retombera dans son mutisme, gardez moi avec
vous. Et puis vous êtes si gentils avec moi, personne ne l’a été depuis la mort de Maman. Mon père m’aime mais il ne sait pas me le dire. Je ne rentre pas.

      Les deux garçons ne s’attendaient pas à cela, ils ne peuvent lui permettre de rester avec eux, ils n’ont pas la
vie si parfaite que ces deux jours ils lui ont laissé entrevoir. Ils vivent de menus fretins, de vols et surtout de drogue. Ils survivent et tôt ou tard ils se feront prendre et ils n’ont pas
envie qu’elle soit une victime d’une bande rivale. Ils n’osent lui dire qu’elle sera un enjeu entre ces bandes, ce sera à qui l’aura avec eux et ce qui risque de lui arriver serait bien trop
grave pour que tous les deux acceptent de l’héberger. Mais ils ne peuvent la laisser sur place, prendre leur jambe à leur cou et disparaître, cela est impossible. Ils en sont là de leur
tergiversation lorsqu’ils voient arriver une voiture de police, là ils comprennent que leurs cavales à tous les trois aient terminées. Mais que vont-ils devenir, pour Nathalie ce sera le retour
au bercail et pour eux deux ce sera une présentation aux juges. Ils profitent de la bousculade et s’enfuient laissant Nathalie à son sort.

 

      Nathalie est retournée chez elle après sa fugue si mouvementée, sa belle-mère est partie et son père a demandé le
divorce. L’histoire aurait pu s’arrêter là si l’année suivante, alors que souvent, Nathalie s’était demandée ce qu’était devenu ces deux garçons ainsi que Marie qui voulait lui prêter sa maison
en bordure de mer pour la cacher jusqu’à ce que les choses se tassent, elle avait reçu une lettre émouvante de Tim. Paul était gravement malade et il demandait à Nathalie de prévenir sa mère,
celle-ci n’était autre que son ex belle-mère. Alors au nom de l’amitié voir plus qui la liait à Paul et avec l’accord de son père, elle lui avait téléphoné et en entendant la voix de Nathalie et
ce dont elle lui fit part, elle fut bouleversée et Nathalie en oubliant sa propre douleur fut d’un grand secours pour cette femme. Rien dans sa voix ne trahissait son émotion et la peur qu’elle
ressentait à lui parler, seul, Paul son ami avait le droit si par malheur il mourait de demander pardon à sa maman et de se laisser serrer dans ses bras. Avant de raccrocher, Mélodie a murmuré
pardon à Nathalie.

      Depuis il s’est écoulé une année pleine ou Paul a été suivis par d’imminents spécialistes. Il se remet tout
doucement pas très loin de chez Nathalie et ses deux-là se voient souvent. Qui sait ? Ils feront peut-être la « une » demain d’une nouvelle histoire.

       Quant à Tim il est en prison après avoir commis un vol à main armé et Marie a rejoint sa famille, ils ont
de temps en temps de ses nouvelles. Tous ont pris un nouveau départ, même Tim car en prison et surement grâce à Nathalie qui ne l’a jamais laissé tomber il a repris ses études et demain à sa
sortie de prison il deviendra éducateur de rue. Quand il lui a demandé pourquoi elle lui écrivait et était venu le visiter en prison, elle lui a dit aurais tu oublié que tu m’as considéré comme
ta petite sœur. La famille pour moi c’est important et si hier j’ai eu la vie sauve c’est grâce à toi, aujourd’hui je te le rends. Et dans ce milieu la parole donnée est fort importante, Nathalie
l’avait très vite compris.

 

       Au bord de mon canal en ce jeudi 16/02/2012

Ceci est une fiction que j’ai imaginée au fil des jours, lorsque je terminais la première partie j’ignorais la seconde et
ainsi de suite.

 

EvaJoe

 

 

PS: pour ceux qui sont abonné à ma news letter
désolée mais j’ai eu des problèmes énormes lors de la mise en page…….

Quatrième partie : Le squatt

 

Elle ne sait que faire, aller au commissariat et se prendre la tête avec Michel, de toute façon son mariage est au bord de
la rupture. Aussi, elle rappelle Michel, mais tombe sur sa boite vocale, elle lui laisse un message ambigu

Je pars…..

Elle retourne à l’intérieur de la maison et commence à faire ses valises.

 

Mais revenons à cette rencontre entre Nathalie et Paul, ces deux écorchés de la vie quittent le banc sur lequel ils ont
devisé en ce soir de juillet, et partent dans un lieu tranquille, Nathalie n’est pas très rassurée mais elle est perdue et au moins Paul peut, qui sait la protéger. Ensemble ils prennent le
métro, Paul n’ose lui montrer sa tactique pour passer gratos, il accepte le ticket que lui tend Nathalie et prends le métro en sa compagnie. Nathalie est angoissée quand elle voit qu’ils
s’éloignent du centre de Paris et prennent un train de banlieue Elle se sent mal à l’aise sous les regards obliques de cette population inconnue pour elle. En effet, elle a toujours vécue dans un
milieu privilégié et c’est un choc pour elle de découvrir sur cette ligne de train, des sièges éventrés et des tags dans le wagon.

Et tout à coup tout va s’enchaîner à une vitesse incroyable, une altercation se produit à l’avant du wagon entre Paul et un
jeune noir qui le dépasse d’au moins deux têtes, l’enjeu c’est Nathalie. Paul est bien connu dans le milieu des marginaux et beaucoup s’étonnent de le voir en sa compagnie, et ce jeune homme la
veut tout simplement pour lui. Paul dans un premier temps prends tout cela à la légère tout en jetant des regards gênés à Nathalie, puis brutalement la dispute s’envenime, ils en viennent aux
mains. D’où sort ce couteau nul ne le sait mais la bagarre devient générale, mais Nathalie va devoir sa chance de s’en sortir grâce à l’arrêt dans une gare. Ici, un contrôleur monte, accompagné
d’un policier, est-ce une coïncidence, mais de suite la bagarre se termine et Paul regagne sa place auprès de Nathalie qui, à la vue du policier s’est mise a trembler. Paul la prends dans ses
bras et au moment où le policier va pour la dévisager, il la prend dans ses bras et l’embrasse, certes de force, mais en lui murmurant, il vous faut passer inaperçue ne soyez pas effarouchée, en
plus dans ce train vous êtes facilement repérable. Si la marche à pieds ne vous fait pas peur, nous allons descendre à l’arrêt suivant. Nathalie ne sait que dire, sous ce baiser elle s’est sentie
à la fois bien et à la fois souillée. Elle ne connaît rien aux garçons et là elle n’avait nullement envie de sa bouche sur la sienne. Elle n’est pas une oie blanche mais elle veut choisir l’homme
qu’elle aimera et pas se sentir obliger de le faire. Absorbée par ses pensées elle répond oui à Paul et lui emboîte le pas quand il la pousse vers la sortie. Personne ne les a suivis mais elle a
senti le regard de ce policier sur sa nuque.

Ils quittent rapidement la gare et s’enfoncent dans des rues fort mal éclairées, après quelques kilomètres ils arrivent à
une bâtisse assez sombre d’où provient des chants et des cris. Une porte vermoulue, des fenêtres murées tel est le décor que Nathalie découvre en ce soir de juillet, premier jour de liberté mais
premier jour d’angoisse. Ils entrent tous les deux , des jeunes sont entassés à même le sol, ils boivent, ils mangent au fond une fille aux cheveux ni blond ni brun joue de la guitare en fumant,
les autres tapent dans leurs mains ou sur des « jumbés »  et rythment la chanson. A leur entrée un grand silence se fait puis ils reprennent le cours de leur vie de galère et ne
leur prêtent plus attention.

Paul se dirige en pays conquis et emmène Nathalie vers son repaire, une chambre équipée d’un matelas à même le sol et de
vêtements épars, il y a un homme qui dort à même le sol, il ne bouge pas quand Paul allume ses bougies, il a l’air de dormir profondément, Paul tourne brutalement les talons et la laisse seule
dans la chambre mais revient peu après avec un autre matelas et une couverture qu’il jette à même le sol. Il la prend par la main en lui suggérant de laisser son sac au sol et de venir dans la
pièce commune, il va la présenter, mais auparavant lui conseille de mentir sur son âge sinon le « caïd » va leur demander de partir et Paul n’en n’a vraiment pas envie. Elle acquiesce
car elle ne saurai ou aller et ici même si ce n’est pas le Pérou c’est tout de même mieux que le parc ou un banc public dans la rue.

Quel n’est pas sa stupéfaction de découvrir que le « caïd » n’est autre que le jeune homme du train, elle tremble
car maintenant que va-t-il se passer ? Brutalement il lui prend le bras et lui demande son âge, j’ai eu 18ans il y a une semaine, l’autre la lâche et se marre, il a vraiment des doutes mais
pour l’instant il a autres choses à faire et la laissent choir sur le sol. Elle a les jambes qui flageolent et n’osent se demander ce qui va se passer après , quand il aura finis de se faire sa
dose. Du reste, la voilà seule malgré cette population cosmopolite car Paul se shoote aussi, on lui tend une cigarette, elle refuse une première fois puis en prends une pour éviter les soupçons.
Elle tousse, elle n’est pas habituée c’est fort. Bientôt elle plane dans un monde inconnu et se laisse aller dans les bras de Paul ou d’un autre car elle ne sait plus où elle est et ce qu’elle
fait ici. Au bout de combien de temps reste-t-elle ainsi  car lorsqu’elle émerge, elle est couchée sur ce matelas dans cette petite chambre ou dorment çà et là plusieurs personnes, hommes et
femmes. Debout, au-dessus d’elle il y a le « caïd », il est immense et son ombre joue sur le mur, que fait-il là ? Se demande Nathalie.

Demain matin je ne veux plus de vous ici, pendant que vous dormiez j’ai vu que vous n’aviez que 15 ans, on est souvent
délogé et je ne veux pas avoir à faire avec les « flics », aussi Paul s’en ira avec vous, il est d’accord et si j’ai un conseil à vous donner , c’est que la rue n’est pas un lieu pour
vous, aussi horrible qu’est votre vie, vous feriez bien de discuter avec votre père, en plus vous avez la chance d’en avoir un.

Ou est Paul lui demande-t-elle, ne le voyant pas à ses côtés.

Il est dans un ailleurs que vous auriez pu rejoindre si  Marie ne s’y était pas opposée.

Il est mort

Non du tout, il rit, pour lui ça l’air d’être grotesque, il est tout simplement shooté et il plane.

Qui m’a porté jusque-là,

C’est moi, car je ne voulais pas qu’il vous arrive un problème

Nathalie ne lui demande rien, se doutant qu’elle est passée fort près d’un autre drame. Sa fugue n’a pas évoluée comme elle
voulait, et elle se demande si elle ne va pas rentrer chez elle, mais il lui faudra s’assurer que sa belle-mère ne lui fera rien. Mais Tim le caïd lui propose de dormir pour être en forme et
l’assure qu’elle ne craint rien étant sous sa protection et tout en lui disant cela il lui caresse la joue et retire sa main brutalement comme si il se brulait. Il tourne les talons et s’en va.
Cette caresse était pour Nathalie un geste d’amour ce qu’elle réclamait à son père depuis des mois et que pressé par son travail et s’en remettant à sa femme  il avait oublié de lui donner
et le temps passant ils vivaient côte à côte mais sans relation père enfants.

Combien d’heures a-t-elle dormie, elle ne le sait pas, mais lorsqu’à nouveau elle ouvre les yeux

C’est à nouveau la nuit, Paul dort à ses côtés mais ils ne sont que tous les deux. Au loin  on entend à nouveau cette
musique qui maintenant devient lancinante dans la tête de Nathalie. Sur le sol git un papier, Nathalie est attirée  par une photo, on dirait que c’est elle, Qui la prise en photo, elle se
lève, attrape le papier et voit que c’est un avis de recherche, pour elle. Elle fond en sanglot. Paul se réveille et la prend dans ses bras, en la consolant et en lui disant qu’elle a de la
chance d’être aimée car lui, quand il a quitté sa famille, personne ne la recherché, enfin dit-il je n’ai jamais trouvé ce genre de papiers. Alors que toi tu as disparue depuis deux jours et déjà
on ne parle que de toi à la radio et à la télévision.

Nathalie se trouve prise au piège, dès qu’elle va aller dans la rue, elle va être confrontée avec la réalité, elle se tord
les mains et ne sait ce qu’elle doit faire. Paul a plein d’idées mais Tim lui a déconseillé de lui en parler. Elle doit s’en aller, voir même regagner sa famille. Tim ne veut pas de problèmes
dans sa petite communauté, les « keufs «  les laissent tranquille mais avec cette disparition ça risque de devenir chaud dans les heures, voir jours qui suivent.

Ecoute moi bien Nathalie, pour l’instant nous n’avons pas de trains pour regagner la gare de Lyon ou un commissariat comme
tu veux, aussi je te conseille soit de dormir à nouveau soit d’aller dans la grande salle écouter de la musique et au jour nous partirons.

Nathalie est d’accord, elle rassemble ses objets et vêtements et gagnent la salle commune ou  se tient un véritable
conseil de guerre. Tim a avertis tous les squatters de la situation de Nathalie et chacun essaye de trouver une possibilité pour Nathalie de s’en sortir la tête haute sans se sentir humiliée par
sa belle-mère. Marie qui a empêché l’autre soir que Nathalie prenne une dose a bien une idée mais il faut l’exposer à Nathalie et Paul devra l’accompagner, il y aura des risques mais au moins
cela donnera du temps à Nathalie avant d’affronter ses parents. Mais auparavant elle doit leur téléphoner pour dire qu’elle va revenir.

Elle en parle auparavant à Paul, qui trouve que c’est une bonne idée et dit qu’il va faire comprendre à Nathalie que c’est
la meilleure solution pour elle comme pour les squatters qui risquent gros avec un mineur recherché à leurs côtés. Bien que dans le passé cela se soit déjà produit, des mineurs, il y en a eu
d’autres avant Nathalie, Marie est le meilleur  exemple, cela fait 5 ans qu’elle est dans la rue , quand elle a échoué là, elle avait tout juste dix-sept ans mais moins sophistiqué que
Nathalie , elle pouvait se fondre dans la foule ce qui n’est pas le cas de cette petite.

Ce que tous ignorent c’est que le champ de recherche s’est amenuisé suite au témoignage du policier du train. Les
recherches sont en train de débuter dans ces quartiers reculés de la Région Parisienne, un périmètre a été établi et

 

La fin demain…..

Troisième partie : Le cri

Lorsque Nathalie avait vu le regard insistant que lui jetait Paul dont elle ignorait encore le prénom, elle n’avait eu
qu’une idée se sauver, disparaître, se noyer dans la foule, mais inexorablement ses pas l’avaient conduit vers ce parc proche du château de Vincennes, et elle avait d’abord entendu un bruit de
pas derrière elle. puis brutalement c’était trouvé plaqué au sol avec aucune possibilité de bouger. Le corps de cet homme n’était pas si lourd mais il savait la maintenir au sol. Dans sa tête
était passé à toute vitesse toutes les raisons qu’il avait poussé à fuir sa marâtre. Le jeu en valait-il la chandelle, car maintenant , qui sait? Peut-être et même surement cet homme allait la
tuer. Et avant elle serai surement violer. Nathalie ne put retenir ses sanglots, si elle n’avait pas pu crier, maintenant elle pleurait.

 

Paul quant à lui après l’avoir plaqué au sol pensait surtout  à l’argent qu’il allait lui piquer, mais quand elle se
mit à pleurer au lieu de crier il fut un tantinet déstabilisé. Cette nana pleurait. Il en était abasourdi et de ce fait il desserra son étreinte et la belle demoiselle en profita
immédiatement.

Nathalie sentant un léger relâchement de cet homme et arrive , à rouler sur le dos et à lui faire face. Paul aperçoit un
visage chiffonné, brouillé de larmes et de mascara et voit une enfant au lieu de la femme qu’il entrevoyait. Lui qui a fugué depuis maintenant deux ans n’en croit pas ses yeux.

– Mais tu as quel âge?

– 15 ans

 -Tu en fais moins mais tu es encore une enfant. Qui t’as poussé à fuir ton chez toi, ta famille?

– Ma belle mère

Paul compris immédiatement, c’était une histoire similaire à la sienne sauf que lui c’était un beau-père, il en fut
d’autant plus ému qu’il avait laissé derrière lui sa petite sœur et qu’il n’avait plus aucune nouvelle de la petite et espérait qu’elle ne sera pas contrainte à son tour de fuir. Alors, Paul ne
pensant plus à sa faim qui lui tenaille les tripes, se relève et tends la main à Nathalie. Elle est un peu étonnée mais accepte la main tendue et se relève. Ensemble ils font demi-tour et
retournent s’asseoir sur le banc face au marchand ambulant. Paul ne sait comment cela est arrivé mais il se retrouve avec un sandwich dans les mains alors qu’il n’a rien demandé. Nathalie lui dit
j’ai compris ton geste, tu as faim et tu as eu l’idée de me voler, dans sa tête elle pense violer mais n’ose le formuler, et c’est la raison pour laquelle tu m’as attaqué. Paul ne réponds rien,
mais il y a un peu de ça. Il ne veut pas l’effaroucher, mais dans sa tête pensait aussi à s’amuser un peu avec elle, mais maintenant il ne le peut pas, cette gamine a l’âge de sa sœurette, et la
prendre de force serai comme si c’était sa sœur. Et à quoi bon aggraver son cas, il en a déjà suffisamment. Mais il lui faut en savoir davantage sur cette fille et surtout la mettre en garde sur
les dangers de la rue. Avec son minois c’est la porte ouverte à tout y compris la prostitution. 
 Mais pour l’instant il lui
demande
 

Ou pensais-tu dormir?

Dans le parc

Certes les nuits sont chaudes mais tu risques gros là-bas, d’être découverte rapidement, je ne pense pas que cela
t’intéresse.

Oh non je ne veux pas retourner chez ma marâtre, mais je ne sais que faire.

Si tu me fais confiance, je peux t’aider pour cette nuit, demain on avisera.

Je veux bien

 

Tout en répondant cela, elle a encore peur, elle n’est à l’abri de rien, elle lui fait confiance devant son volt face mais
qui lui dit qu’il ne va pas l’emmener dans un piège. Elle se souvient de sa belle-mère qui lui disait que les fugueuses allaient au-devant de risques qu’elles ne connaissaient pas, mais elle ne
les nommait jamais et Nathalie pensait qu’elle disait cela pour la dissuader de se sauver. Aujourd’hui elle voit de quoi elle parlait. Du reste elle se demande à cet instant ce qui s’est passé
lorsqu’ils ne l’ont pas vu au petit déjeuner voir au déjeuner car pendant les vacances  elle sautait son petit déjeuner, c’était une décision de sa belle-mère si elle ne se réveillait pas
assez tôt.

 

Revenons donc au départ de Nathalie de chez son père et sa marâtre, souvenez-vous c’était quatre heure du matin. Deux
heures plus tard son père se levait et partait à son travail, chaque matin il allait embrasser ses enfants, Nathalie l’ignorait car il faisait cela d’une manière discrète. Il pousse doucement la
porte de la chambre de Nicolas, celui-ci ce matin est réveillé comment cela se fait-il ?

Que se passe-t-il Nicolas ? 

C’est Nathalie, Papa je l’ai entendu pleurer tout le temps cette nuit et j’ai peur, elle était si triste.

Le père se souvient de la dispute entre sa femme et sa fille et de son découragement face à cette énième dispute, mais il
est vrai que hier au soir cela a pris un tour inattendu mais il pense que sa femme a pris un peu de libertés devant son incapacité à le faire, mais il ne peut dire cela à son fils.

Ne t’inquiètes pas, je vais aller voir ta sœur et nous allons voir ce que nous pouvons faire pour que tout le monde vive en
harmonie.

Si, Nathalie avait été là, elle lui, aurait dit, papa ce ne sont que des paroles, mais Nicolas se rendort, rassuré. Le père
se sent un peu désemparé sur le seuil de la chambre de sa fille, doit il entrer ou attendre ce soir. Si elle dort, il ne peut la réveiller mais si elle l’entend  marcher et qu’il ne rentre
pas, la distance qui s’est instaurée entre lui et elle va se creuser davantage. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il voit sa femme debout dans le couloir, elle semble étonnée de le voir ici.
Cette nuit il a couché dans la chambre d’amis, ne pouvant supporter d’être auprès de sa femme, mais quand il la voit il doit avoir un regard différent car elle bat en retraite immédiatement. Sa
présence a été comme un électro choc, elle pousse doucement la porte de la chambre de sa fille et entre. Aucun bruit ne se fait entendre à croire se dit-il qu’elle n’est pas là, en disant ses
mots il est près du lit et là, stupeur, sa fille n’y est pas.

Un cri strident retentit dans la nuit, Michel, le père de Nathalie hurle, sa fille, sa petite fille, sa seule fille a
disparue. Il va de ci de là et ne la trouve nulle part. Avec ce cri perçant, tout le monde est debout, sa femme et son fils. Nicolas a compris de suite, sa sœur a disparue, c’est qu’elle est
partie, elle a fugué, c’est ce qu’elle lui expliquait hier quand elle le consolait, mais il n’avait pas compris. Quant à sa belle-mère, elle joue encore à la maitresse et dit d’une voix
surnaturelle, elle se moque de toi, elle a du se cacher, es-tu allé dans le pigeonnier, elle se cache souvent là-bas pour me faire enrager. Alors, Michel se tourne vers elle et lui
dit :

 Disparais et évite de te montrer désobligeante et aussi idiote, Nathalie nous a quitté, j’ai déjà regardé son sac de
cours n’est plus là, ni sa carte de retrait, ni son petit pécule, sa tirelire git cassée au sol et elle a pris tout l’argent qui s’y trouvais. Je peux encore la rattraper, téléphone à la
gendarmerie, rends toi utile.

Devant le soufflet, elle ne dit mot et descends téléphoner, pendant ce temps, Nicolas s’habille et supplie son père de
l’emmener, il ne veut pas rester avec sa belle-mère. Son père devant le visage du petit garçon se rends à l’évidence que ses enfants sont fort malheureux et il acquiesce à la demande de son
fils.

J’attends la réponse de la gendarmerie et tu pars avec moi.

Merci Papa dit le petit garçon bouleversé. Mais ajoute appelle Kevin et demande lui si Nathalie n’est pas chez lui.

Son fils tout juste âgé de  10 ans est plus responsable que lui, il a la présence d’esprit de penser à tous les lieux
ou sa sœur aurait pu aller.

Nous attendrons un peu, Kevin dort surement et il y a le bébé nous ne pouvons les réveiller de suite, De plus si elle est
chez eux je pense qu’ils nous auraient déjà appelé.

Tout en disant cela il consulte sa messagerie, il n’a rien, il vérifie aussi, si sa fille a pris son portable ce qui est le
cas et il l’appelle mais bien entendu c’est sur la messagerie, il laisse un message. Puis il appelle son collaborateur et l’informe sans préciser la raison qu’il ne pourra venir au bureau ce
matin et il lui demande de reporter ses rendez-vous.

Il descend et trouve sa femme allongée sur le canapé, elle feint de dormir, mais Michel la secoue et lui
demande :

As-tu téléphoné

Oui, ils vont rappeler

Comment ça ils ne t’ont rien demandé de précis, leur as-tu dis qu’elle avait tout juste 15ans et en paraissait tout juste
douze.

Je n’ai pas dit grand-chose, juste signalé la fugue de ma belle-fille, et ils ont raccroché après m’avoir dit que leur chef
nous rappellerait.

Eh bien, je n’ai pas le temps d’attendre, je file de suite, il passe à quelle heure le premier bus ?

Qu’est-ce que j’en sais, après tout débrouille toi, c’est ta fille, tu me l’as assez dit hier soir.

Justement parlons-en, c’est à cause de toi si elle est partie.

Et sur ces mots il quitte la pièce en compagnie de son plus jeune fils et après avoir parcouru le village dans ses moindres
ruelles, il lui faut se rendre à l’évidence sa chère petite fille à bien fugué. Tout en marchant il demande à Nicolas si sa sœur a des amis ou elle aurait pu se cacher, mais Nicolas n’en sait
rien. Les voici dans une impasse. Que faire, il ne peut attendre et décide d’aller à la gendarmerie.

Il demande à parler au gendarme en charge de la fugue de sa fille et là qu’elle n’est pas sa stupéfaction d’apprendre que
sa femme n’a fait aucun signalements pour sa fille, cela fait déjà deux heures qu’il a découvert sa disparition et ne dit-on pas que c’est dans les premières heures que tout se joue. Le temps que
l’on mette en relation avec un inspecteur, il appelle sa femme et dans un cri de rage lui dit :

Tu viens immédiatement  à la gendarmerie sinon je t’envoie deux gendarmes et je t’accuse de mauvais traitements sur ma
fille et de non-assistance à personne en danger et sur ce-il raccroche.

Mélodie est abasourdie et ne sait que dire, elle prend son sac et

 

 

 

Deuxième partie: Paul

 

Et la voilà dans ce bus qui va l’emmener à la gare la plus proche, de là elle prendra un train pour la capitale. Comme le
temps est long ce matin il est à peine 5heure, peu de gens dans le bus, quelques travailleurs hommes et femmes encore ensommeillés et aussi Madame Blanc, elle par contre la tient en soucis, c’est
une voisine de son oncle et si elle parlait.

Elle risque fort de s’étonner, aussi Nathalie prend les devants et lui raconte sa petite histoire, elle va rejoindre son
frère  sur Lyon, sa belle-sœur a besoin d’elle. De cette manière elle n’ira rien raconter avant un ou deux jours, sinon elle aurait pu le dire dès ce soir. En effet Madame Blanc lui avoue
avoir été fort étonné en la voyant si tôt dans le bus. Enfin tu me rassures ma petite, je préfère te savoir chez ton frère aîné qu’ici, mais Nicolas ne t’a pas accompagné; ma belle-sœur c’est
cassée la jambe et Nicolas n’aurai été d’aucun secours s’entend elle lui répondre. Pourvu qu’elle ne soit pas trop curieuse car Nathalie ne sait plus comment elle va pouvoir se sortir de cette
histoire.

Mais Madame Blanc le devient et Nathalie brode une histoire rocambolesque, de cette manière se dit elle, elle n’ira pas
avant une semaine demandée des nouvelles chez son oncle. De plus ce dernier ne vient plus chez eux depuis la mort de sa sœur. Il va à l’école chercher Nicolas et Nathalie en sortant du collège
vient seule chez lui. De plus c’est les vacances et son frère doit partir en colonie, donc son oncle n’ira pas chez son beau-frère avant une semaine. Bien sur son père ira le voir mais si Madame
Blanc n’est pas au courant de suite. Elle aura le temps de disparaître en se noyant dans une population.

Elle ne part pas à l’aveuglette, elle a tout préparé, son amie Marine qui passait  chaque année les vacances avec elle  à Pornic habite sur Paris et dans un premier temps elle logera chez elle. Elle a une grande maison
et ses parents n’étant jamais là, elle pourra rester deux à trois jours, le temps de chercher un autre point de chute, mais pour l’instant il faut que ce bus se dépêche si elle veut atteindre
Paris avant midi et surtout ne pas rater son train. 
Mais rien ne s’était passé comme prévu
Marine n’était pas à l’arrivée de son TGV. Elle l’avait attendue près d’une heure, il n’était pas loin de 14heures quand elle avait quitté la gare pour s’enfoncer dans un monde inconnu.

Avec en poche 200  en espèces plus sa carte de retrait, elle avait en tout 500 €, sachant que personne
n’alimenterait sa carte, bientôt elle n’aura plus rien. Mais elle le savait dès le départ bien que Marine aurai pu la dépanner. Pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, de plus son portable
était fermé, donc impossible de comprendre.

Sur son plan de Paris, elle a vu les Halles et connaissant de nom elle se dirige de ce côté, voilà une bouche de métro,
elle descend et prends sa rame. Elle passe inaperçue il y a tant de gens qu’elle peut passer pour une touriste. Du reste elle voit un groupe et dans un premier temps elle les suit. Le groupe
descends au Châtelet-les Halles, elle leur emboîte le pas, puis absorbé par le va et viens incessant de la rue, elle les perd de vue et ne s’en rends pas compte de suite. La voici seule dans une
ville fort peuplée mais elle ne sait même pas ou elle est. Demander son chemin, elle se voit pas le faire. Il faut qu’elle quitte ce quartier et qu’elle se perde dans cette immensité. Disparaître
c’est tout ce qui lui reste à faire…..

Après avoir repris le métro, être allé de ci de là, pris la porte d’Auteuil, celle de Saint Cloud pour revenir sur la porte
d’Orléans, la voici porte de Vincennes, elle pense au zoo qu’elle est allée voir avec son père et sa marâtre il y a quelques années, elle va aller là-bas. Elle connaît un parc, elle essayera de
se cacher dans les buissons, elle pourra dormir, c’est à la fois loin et tout prêt de la ville. Mais elle n’a rien dans le ventre depuis hier au soir, il lui faut acheter quelques choses ou
entamer ses réserves, quelques barres de chocolat, du lait concentré, deux petites bouteilles d’eau, des morceaux de sucre et des raisins qu’elle a chapardé en partant dans le placard de la
cuisine. C’est peu mais elle verra par la suite. Tout à l’heure elle est passée devant un marchand ambulant, elle fait demi-tour et prends un sandwich, une autre bouteille d’eau et un sachet de
popcorn. En sortant son billet de 50€ elle sent un regard, mais pense se tromper. Ne pas montrer qu’elle a peur, elle va s’asseoir face au marchand et elle avisera. S’il n’y a personne elle se
rendra au parc, sinon elle ne sait pas ce qu’elle fera.

Elle mange doucement, mastique morceau par morceau et voit un jeune garçon qui l’observe, il doit avoir un a deux ans de
plus qu’elle, enfin, elle ne sait pas…Le voilà qui vient vers elle et s’assoit sur le même banc que Nathalie.

Vous avez fait une fugue, Mademoiselle ?

 Nath ne sait que lui répondre, car elle ne sait pas ce qu’il lui veut, mais elle doit avoir ça sur le visage pour
qu’il puisse lui le dire aussi vite.

Pourquoi vous me dîtes cela ?

Parce que je le sais

Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?

Vous aidez

Cela semble suspect à Nathalie, ce garçon, cet homme car maintenant qu’il est plus prêt d’elle, elle voit bien qu’il est
plus vieux, bien qu’assez jeune, mais il doit être majeur. Que faire, sa fugue commence mal, d’abord Marine qui lui a fait faux bond, puis maintenant ce type qui est là. Ces intentions sont
peut-être louable mais rien ni personne ne peut l’aider. Soit elle lui fait confiance, soit elle prend ses jambes à son cou.

Pendant ce temps Paul, oui c’est son prénom, l’observe à la dérobée sous ses longs cils bruns, il ne veut pas la brusquer
mais cette fille lui plait. Il ne sait rien d’elle mais elle a de beaux vêtements et un air hagard, elle a dû fuguer. Soit il la laisse filer, soit il joue avec elle et la dernière idée lui plait
énormément. De plus elle a sortis tout à l’heure un beau billet de 50 € et il a vu qu’elle en avait d’autres. Lui cela fait quatre jours qu’il n’a pas mangé un bon repas, et la faim lui tiraille
l’estomac.

Au moment où il va lui demander une dizaine d’€uro, la voilà qui se lève et se met à courir. Le temps que Paul comprenne
elle est déjà à plus de cent mètres. Il connaît le coin, il va la prendre à revers et de gré ou de force elle lui filera de l’argent, après il verra ce qu’il fera.

 

 

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