Ce 27 mars 1915

Pour la communauté de Clara: Il y a 100 ans

 

 

 

Selon les carnets de guerre  d’Anna Vautrin

 

Samedi 27 mars 1915

Il y a des avions en l’air toute la matinée.

La guerre fait tourner la tête à bien des petits jeunes gens. Le neveu du docteur Spilmann est parti mercredi avec un de ses camarades de lycée. Ils s’étaient habillés en boy-scout. Ils sont allés à pied jusqu’à Laneuveville puis toujours à pied, ils ont trouvé des soldats qui allaient partir pour les tranchées. Ils ont mangé avec eux puis les ont suivis dans une tranchée. Là ils ont couché dans la tranchée sur la paille. Le lendemain, ils sont partis avec les soldats jusqu’à la deuxième tranchée. Ils ont vu tomber des obus autour d’eux. Puis se disant qu’on devait être inquiet à la maison, ils ont quitté les soldats. Arrivés dans un village en ruine, ils aperçoivent deux gendarmes. Ils se cachent vite dans une cave et lorsque les gendarmes sont passés, ils reviennent à pied jusqu’à Nancy. Ils étaient allés près de Courbesseaux (20 km de Nancy). Pendant ce temps, les parents affolés avaient demandé à la préfecture qu’on fasse des recherches. Mercredi matin, les deux gamins qui ont 12 ans étaient partis au lycée à 8 h. Ce n’est qu’à midi que les parents ne les voyant pas revenir se sont inquiétés. A 4 heures du soir, les deux familles recevaient une carte de leurs enfants disant : « nous suivons les soldats. » Ils étaient heureux de leur escapade disant que le jus (café) qu’on leur avait servi le matin dans la tranchée était excellent. Ils avaient bien dormi dans la paille. Un soldat leur avait prêté sa capote pour dormir. Ils avaient trouvé la soupe très bonne. En revenant, les soldats leur avaient donné à chacun un casque et une baïonnette. Tout le monde ne pourra pas dire après la guerre qu’on a couché dans une tranchée. Voilà l’enthousiasme des enfants. Ils veulent jouer au soldat. Le petit camarade du neveu du docteur Spilmann couchait parait-il depuis trois semaines chez lui sans se déshabiller et la tête sur son sac. La veille de leur départ, le petit Bailly avait demandé à son père l’argent de sa semaine.

Nous avons vu passer aujourd’hui devant la maison 50 à 60 voitures avec des bâches, toutes ayant la même forme. Je ne sais pas ce qu’il y avait dedans. Elles allaient vers la rue de Metz.

 

Bien entendu que c’était les taxis de la Marne, mais ceux qui les voit passer ne le sauront que bien plus tard…

 

 

 

 Lu dans le Miroir en date du 27 mars 1915

Belgique.-Combat d’artillerie en Belgique, dans la région de Nieuport; plus au sud, dans la région de Saint-Georges, nous avons enlevé une ferme.
 
France.-. En Champagne, simple bombardement entre Meuse et Moselle, mais nous avons facilement repoussé des attaques : deux au bois de Consenvoye et au bois des Caures (près de Verdunj; trois aux Eparges; deux au bois Le Prêtre. Près de Badonviller, nous avons solidement organisé les positions occupées par nous. En Alsace, au Reichackerkopf, les Allemands ont, de nouveau,  aspergé nos tranchées de liquide enflammé, mais sans obtenir de résultat.
Six de nos aviateurs ont bombardé les hangars des zeppelins, à Frescaty, et la gare Metz. Ils ont déterminé une panique, puis sont rentrés à bon port. D’autres aviateurs français ont bombardé les hangars à l’est de Strasbourg.
Les Russes ont remporté un très sérieux succès dans les Carpathes, au col de Lupkov, et enlevé une partie de la crête des Beskides aux Autrichiens. Ceux-ci ont reculé, en abandonant, au cours de la seule journée du 24, près de 6.000 prisonniers.
Un incident assez sérieux s’est élevé entre l’Allemagne et la Hollande. Celle-ci a déjà fait des représentations au sujet du vapeur Zevenbergen, qui fut attaqué le 21 par un avion. Or, le vapeur Medca, dont la nationalité néerlandaise était clairement affirmée, a été canonné trois quarts d’heure durant et coulé.
Von der Goltz et Liman von Sanders, les deux dictateurs allemands de la Turquie, ont quitté Constantinople. La situation des Allemands, dans cette ville, devient de plus en plus critique, et un fort parti s’y est créé en faveur de la paix.
 
 

Ecrivain mort à la guerre

André Cambon – 1882 – Tué le 27 mars 1915 à Notre-Dame-de-Lorette (Artois ).

 

A Notre Dame de Lorette c’est là ou le président de la République a le 11 novembre 2014 inauguré l’anneau de la mémoire, c’est un Haut lieu de la Grande Guerre.

Le Mémorial International de Notre-Dame-De-Lorette

 

Avec près de 580 000 soldats morts sur leur sol et plus de 300 villages et villes anéantis, les départements du Nord et du Pas-de-Calais figurent au premier rang des régions détruites à l’issue de la Grande Guerre. Arras, comme Reims et Verdun a été déclarée ville martyre.

 

 

 

 Attaque aux Eparges (Marne)

Le 27 mars un bataillon du 54e et le 25e bataillon de chasseur se lancent encore à la rescousse, enlèvent plus de trois cents mètres de tranchées et subissent une violente contre-attaque bataillon de chasseurs allemands

lls arrivent cependant à se maintenir dans les tranchées conquises mais, malgré des prodiges de valeur, mais ne peuvent pousser au delà.

La crête tant convoitée restait donc encore aux mains des allemands.

Pour suivre les attaques de Mars 1915:

http://chtimiste.com/batailles1418/combats/1915eparges.htm

 

Et aussi…………………..

 

L’Argonnais Henri Ernest Udron fusillé le 27 mars 1915   (impossible d’en connaître la raison)

 

Il se nomme UDRON Henri Ernest, il est né dans la commune de Le Neufour à dix heures du matin le 19 mars 1889. Durant la Grande Guerre, il était soldat de 2 classe au 2 Régiment d’Infanterie Coloniale. Pour des raisons que j’ignore pour l’instant, il fut passé par les armes le 27 mars 1915 à Vienne la Ville. Il avait d’ailleurs été inhumé sur cette même commune, plus précisément au bord de la route de la Croix Gentin, à 200 mètres du carrefour de la route de Vienne la Ville à Sainte Ménéhould.

 

Comme je fais des recherches sur le parcours de mon grand-père (Régiment d’infanterie Coloniale), je n’ai pas bien entendu fait des recherches sur ce soldat, mais comme il a été fusillé  il y a tout juste 100 ans et que l’on fusillait parfois pour pas grand chose, je pense que c’est lui faire un peu d’honneur que d’en parler aujourd’hui. Jusqu’à présent tout ce que j’ai lu sur les fusillés de la guerre de 14/18, c’était pour avoir refusé de monter au front, ou pire être resté endormis dans une tranchée…Etc etc…

 

 

 

 

 

 

7 réponses à Ce 27 mars 1915

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