Dernière partie: Un nouveau départ

 

       Et tout à coup des bruits se font entendre, au travers des volets une lumière bleue a surgie, c’est la
police, aussitôt c’est la débandade, chacun prend quelques affaires et ils s’enfuient par une porte de derrière. Paul et Tim hésitent puis poussent Nathalie dans la rue et ils disparaissent aux
yeux de tous. Ils entrent dans l’immeuble voisin, Tim introduit une clef dans une serrure, il pousse Nathalie à l’intérieur, met un doigt sur sa bouche et fait demi-tour. Avec Paul ils reviennent
sur leurs pas et laissent les flics mettre plus ou moins à sac leur lieu de vie. Ils répondent aux questions, non ils ne connaissent pas cette nana, non ils ne s’en souviennent pas. Pourtant ils
insistent en leur demandant s’ils se trouvaient dans le dernier train il y a deux jours. L’un et l’autre avouent prendre régulièrement ce train donc ils n’ont pas de souvenirs si la fille de la
photo s’y trouvait, c’est possible répond Paul, mais je ne peux l’affirmer. Pourquoi qu’a-t-elle fait?

–   Une fugue et son père la recherche

–   Ah ok


    Il préfère ne  pas donner l’impression d’être intéressé car il ne sait pas au moment où il répond à leurs questions
si Nathalie est décidée à rentrer chez elle. Les policiers sont partis en leur demandant de les prévenir au cas où ils voient cette jeune fille. Ils ont promis et maintenant se sentent un peu
dépassés par les évènements. Déjà dans un premier temps ils partent rassurer Nathalie, mais à leur grande stupeur elle n’est plus là, elle a laissé un mot, je pars merci pour tout. Tim et Paul
sont inquiet, le quartier est mal famé si elle fait une mauvaise rencontre on peut la retrouver mais dans quel état ou alors elle va disparaître. Il y a deux bandes qui s’affrontent ici, et si
par un pur hasard ils ont appris la descente de la police gageons qu’ils vont vite comprendre que c’est elle qui est recherchée.

Dès que Paul et Tim ont tourné les talons, Nathalie se retrouve seule et de plus en plus angoissée, que doit-elle faire ? S’en
aller lui parait la moins mauvaise des solutions, aussi attend-elle leur départ et elle profite du tapage occasionné par l’arrivée de la police pour s’en aller au vu et au su de tout le monde.
Disparaître à la barbe des policiers. Dehors il n’y a pas âme qui vive à sa gauche un terrain vague et de l’autre côté des bâtisses sombres. Elle se souvient être passé l’autre soir par ce
terrain désaffecté, sûrement une ancienne usine, elle prend le même chemin, au fur et à mesure qu’elle avance  elle se demande si elle n’est pas en train de faire une bêtise. Elle a déjà
croisé une femme qui lui a jeté un drôle de regard ainsi qu’un vieil homme qui poussait un chariot de magasin, elle est fort étonnée de croiser ce genre de personnes. C’est pire se dit elle que
la cour des miracles. Alors qu’elle est absorbée dans ses pensées elle entend à sa gauche un drôle de bruit, on l’appelle par son prénom au ras du trottoir, elle ne voit personne mais brutalement
une main sort d’une fenêtre de cave et on lui dit de venir se cacher. Elle n’a pas envie de se terrer dans une cave, déjà elle se demande ce qui lui a pris d’accepter de venir dans ce quartier
mais depuis l’arrivée de la police elle est dans un état de frayeur que le fait de voir une main sans tête la pousse à prendre ses jambes à son cou. Epuisée d’avoir couru elle s’adosse à la
barrière en bois ou derrière elle a entraperçu des maisons qui étaient détruites par quelques ouvriers, il ne faut point qu’elle se fasse remarquer mais s’aperçoit assez rapidement qu’elle est
bien perdue. Ou diriger ses pas, ici ce sont les ouvriers, là-bas la police et au fond de drôles de personnages aux mines patibulaires, désespérée elle s’assoit et fond en larmes. C’est là que
vont la retrouver Tim et Paul, il la laisse pleurer et la sermonne en lui démontrant qu’elle aurait pu se  faire tuer, ici ce n’est pas un endroit à conseiller à une fillette lui disent-ils.
Il faut que tu téléphones à ton père immédiatement. Elle fouille son sac et trouve son portable, elle a au moins des tonnes de messages, elle n’en lit aucun et appel son père.

   Papa c’est moi

   Ma petite fille ou es tu? Ne raccroche pas

   Dans la banlieue parisienne

   Je le sais, mais où exactement?

   Tu le sais mais comment?

   Qu’importe, va dans le commissariat le plus proche

   Je ne sais pas, je vais voir

   Rentre, ma petite fille chérie, nous allons
parler.


    Brutalement Tim se jette sur son téléphone et lui l’arrache des mains et l’éteint.

   Ton père te fait parler pour que la police te retrouve, comme je ne sais ce que tu veux faire, j’ai préféré te dire de te
taire.

   Je comprends, mais je vais rentrer toute seule, pas besoin de me faire récupérer par la police, maintenant mon père sait
que je suis vivante. Il va repartir vivre sa vie avec ma belle-mère et tout recommencera.

   Non je ne pense pas lui répond Paul, ta disparition a dû l’affoler et je pense qu’il va prendre une décision, tu verras,
allez viens nous rentrons sur  Paris, je vais t’accompagner.

      Tim et Paul emboitent le pas à Nathalie et partent en direction du terrain vague, endroit le plus rapide pour
rejoindre la gare. Ils ne vont pas refaire les kilomètres de l’autre soir mais allez prendre un train à la ville où ils se trouvent. Il y a à peine deux kilomètres au lieu des cinq de l’autre
soir et puis c’est la journée, une belle journée du mois de juillet, comme un départ en vacance se plait à plaisanter Tim. Tous les trois marchent d’un bon pas et discutent de ce qui fait la vie
de la jeune fille, elle à son tour les interroge sur la leur, ils échangent comme des jeunes insouciant et, surtout ne remarquent pas que depuis quelques mètres ils sont suivis.

       Les voici arrivés à la gare, ici il va falloir la jouer finement, sinon il y aura rapidement une nuée de
flics et ni Paul, ni Tim ont envie de les rencontrer, mais laisser Nathalie seule dans cette jungle ça non plus ils ne peuvent le faire. Ils doivent s’acquitter jusqu’au bout de l’appel au
secours de la Miss que Paul aime bien et que Tim considère comme une petite sœur. Nathalie ouvre son portefeuille et en tire un billet de 20€ pour payer les billets de tous les trois. Il lui
semble être épié, elle se confie à ses deux nouveaux amis, qui à leur tour regarde de chaque côté et ne voit rien, et pour cause le suiveur est assis au bar de la gare et caché derrière un
journal mais il ne perd rien de la transaction entre la jeune fille et ces deux garçons, mais il ne va pas intervenir ici, car c’est un inspecteur de police, sa mission est claire , les suivre
jusqu’à la gare de Lyon ou ailleurs selon l’endroit où ils iront et qui sait peut être aura-t-il de l’avancement car les deux loustics qui l’accompagnent sont considérés comme des dangereux
drogués bien connu des différents services qu’il soit sociaux ou policiers, mais jamais ils n’ont pu être pris la main dans le sac. Si aujourd’hui ils ont cachés cette jeune fille leur compte est
bon.

    Se doutant qu’ils sont suivis, ils décident de semer leur poursuivant en montant dans un train et en changeant
rapidement de wagons, ils en disent rien à Nathalie mais lui disent brutalement de courir. Elle les suit sans comprendre mais elle leur fait entièrement confiance. Ils ne compostent pas leur
billet ils en ont pas le temps, l’arrêt du train est court et ce n’est pas celui qu’ils devaient prendre, mais qu’importe Tim a vu qui les suivait. Aussitôt à l’intérieur, ils remontent le train
en direction de la première rame et attendent l’arrêt suivant, Paul consulte sa montre de temps en temps et dit à Tim qu’ils vont pouvoir prendre au vol le train prévu mais qu’il va falloir
sauter du train en marche entre les deux gares, certes c’est risqué mais le train amorce une légère montée et il ralentit, il le sait il la fait plusieurs fois. Tim lui fait remarquer que
Nathalie n’a jamais fait ça et que si elle se casse une jambe ils auront de graves problèmes, ils ont déjà mentis aux flics tout è l’heure et ils se savent surveillés pour des chapardages mais
jamais pour ce genre de situation.

     Cela a été chaud mais tout le monde se retrouve sur le ballast, devant l’inspecteur médusé qui n’en croit pas ses
yeux, il s’est fait avoir. Il essaye d’appeler le commissaire mais manque de chance cela ne passe pas. Espérons qu’ils ne seront pas très loin à son arrivée à la gare.

       Pendant ce temps nos trois jeunes abandonnent l’idée de prendre le train et se postent sur la route pour
faire du stop et se rendre sur Paris en espérant que personne n’aura entendu l’avis de recherche et surtout jamais vu la photo de Nathalie. C’est un risque à prendre il est moins dangereux que
les gares ou l’autre a dû appeler et qui sait, il peut y avoir du beau monde pour les cueillir.

      A la gare de Lyon ils décident d’un commun accord de ne pas aller plus loin, Nathalie peut prendre un TGV, quant
à eux ils retourneront à leur vie. Tim caresse à nouveau le visage de Nathalie  et Paul l’embrasse sur les deux joues et, au moment où ils vont se séparer, Nathalie se jette dans les bras de
Paul en sanglotant.

Je ne peux pas repartir, ma vie va à nouveau être dure, mon père passé ce premier moment retombera dans son mutisme, gardez moi avec
vous. Et puis vous êtes si gentils avec moi, personne ne l’a été depuis la mort de Maman. Mon père m’aime mais il ne sait pas me le dire. Je ne rentre pas.

      Les deux garçons ne s’attendaient pas à cela, ils ne peuvent lui permettre de rester avec eux, ils n’ont pas la
vie si parfaite que ces deux jours ils lui ont laissé entrevoir. Ils vivent de menus fretins, de vols et surtout de drogue. Ils survivent et tôt ou tard ils se feront prendre et ils n’ont pas
envie qu’elle soit une victime d’une bande rivale. Ils n’osent lui dire qu’elle sera un enjeu entre ces bandes, ce sera à qui l’aura avec eux et ce qui risque de lui arriver serait bien trop
grave pour que tous les deux acceptent de l’héberger. Mais ils ne peuvent la laisser sur place, prendre leur jambe à leur cou et disparaître, cela est impossible. Ils en sont là de leur
tergiversation lorsqu’ils voient arriver une voiture de police, là ils comprennent que leurs cavales à tous les trois aient terminées. Mais que vont-ils devenir, pour Nathalie ce sera le retour
au bercail et pour eux deux ce sera une présentation aux juges. Ils profitent de la bousculade et s’enfuient laissant Nathalie à son sort.

 

      Nathalie est retournée chez elle après sa fugue si mouvementée, sa belle-mère est partie et son père a demandé le
divorce. L’histoire aurait pu s’arrêter là si l’année suivante, alors que souvent, Nathalie s’était demandée ce qu’était devenu ces deux garçons ainsi que Marie qui voulait lui prêter sa maison
en bordure de mer pour la cacher jusqu’à ce que les choses se tassent, elle avait reçu une lettre émouvante de Tim. Paul était gravement malade et il demandait à Nathalie de prévenir sa mère,
celle-ci n’était autre que son ex belle-mère. Alors au nom de l’amitié voir plus qui la liait à Paul et avec l’accord de son père, elle lui avait téléphoné et en entendant la voix de Nathalie et
ce dont elle lui fit part, elle fut bouleversée et Nathalie en oubliant sa propre douleur fut d’un grand secours pour cette femme. Rien dans sa voix ne trahissait son émotion et la peur qu’elle
ressentait à lui parler, seul, Paul son ami avait le droit si par malheur il mourait de demander pardon à sa maman et de se laisser serrer dans ses bras. Avant de raccrocher, Mélodie a murmuré
pardon à Nathalie.

      Depuis il s’est écoulé une année pleine ou Paul a été suivis par d’imminents spécialistes. Il se remet tout
doucement pas très loin de chez Nathalie et ses deux-là se voient souvent. Qui sait ? Ils feront peut-être la « une » demain d’une nouvelle histoire.

       Quant à Tim il est en prison après avoir commis un vol à main armé et Marie a rejoint sa famille, ils ont
de temps en temps de ses nouvelles. Tous ont pris un nouveau départ, même Tim car en prison et surement grâce à Nathalie qui ne l’a jamais laissé tomber il a repris ses études et demain à sa
sortie de prison il deviendra éducateur de rue. Quand il lui a demandé pourquoi elle lui écrivait et était venu le visiter en prison, elle lui a dit aurais tu oublié que tu m’as considéré comme
ta petite sœur. La famille pour moi c’est important et si hier j’ai eu la vie sauve c’est grâce à toi, aujourd’hui je te le rends. Et dans ce milieu la parole donnée est fort importante, Nathalie
l’avait très vite compris.

 

       Au bord de mon canal en ce jeudi 16/02/2012

Ceci est une fiction que j’ai imaginée au fil des jours, lorsque je terminais la première partie j’ignorais la seconde et
ainsi de suite.

 

EvaJoe

 

 

PS: pour ceux qui sont abonné à ma news letter
désolée mais j’ai eu des problèmes énormes lors de la mise en page…….

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