Deuxième partie: Paul

 

Et la voilà dans ce bus qui va l’emmener à la gare la plus proche, de là elle prendra un train pour la capitale. Comme le
temps est long ce matin il est à peine 5heure, peu de gens dans le bus, quelques travailleurs hommes et femmes encore ensommeillés et aussi Madame Blanc, elle par contre la tient en soucis, c’est
une voisine de son oncle et si elle parlait.

Elle risque fort de s’étonner, aussi Nathalie prend les devants et lui raconte sa petite histoire, elle va rejoindre son
frère  sur Lyon, sa belle-sœur a besoin d’elle. De cette manière elle n’ira rien raconter avant un ou deux jours, sinon elle aurait pu le dire dès ce soir. En effet Madame Blanc lui avoue
avoir été fort étonné en la voyant si tôt dans le bus. Enfin tu me rassures ma petite, je préfère te savoir chez ton frère aîné qu’ici, mais Nicolas ne t’a pas accompagné; ma belle-sœur c’est
cassée la jambe et Nicolas n’aurai été d’aucun secours s’entend elle lui répondre. Pourvu qu’elle ne soit pas trop curieuse car Nathalie ne sait plus comment elle va pouvoir se sortir de cette
histoire.

Mais Madame Blanc le devient et Nathalie brode une histoire rocambolesque, de cette manière se dit elle, elle n’ira pas
avant une semaine demandée des nouvelles chez son oncle. De plus ce dernier ne vient plus chez eux depuis la mort de sa sœur. Il va à l’école chercher Nicolas et Nathalie en sortant du collège
vient seule chez lui. De plus c’est les vacances et son frère doit partir en colonie, donc son oncle n’ira pas chez son beau-frère avant une semaine. Bien sur son père ira le voir mais si Madame
Blanc n’est pas au courant de suite. Elle aura le temps de disparaître en se noyant dans une population.

Elle ne part pas à l’aveuglette, elle a tout préparé, son amie Marine qui passait  chaque année les vacances avec elle  à Pornic habite sur Paris et dans un premier temps elle logera chez elle. Elle a une grande maison
et ses parents n’étant jamais là, elle pourra rester deux à trois jours, le temps de chercher un autre point de chute, mais pour l’instant il faut que ce bus se dépêche si elle veut atteindre
Paris avant midi et surtout ne pas rater son train. 
Mais rien ne s’était passé comme prévu
Marine n’était pas à l’arrivée de son TGV. Elle l’avait attendue près d’une heure, il n’était pas loin de 14heures quand elle avait quitté la gare pour s’enfoncer dans un monde inconnu.

Avec en poche 200  en espèces plus sa carte de retrait, elle avait en tout 500 €, sachant que personne
n’alimenterait sa carte, bientôt elle n’aura plus rien. Mais elle le savait dès le départ bien que Marine aurai pu la dépanner. Pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, de plus son portable
était fermé, donc impossible de comprendre.

Sur son plan de Paris, elle a vu les Halles et connaissant de nom elle se dirige de ce côté, voilà une bouche de métro,
elle descend et prends sa rame. Elle passe inaperçue il y a tant de gens qu’elle peut passer pour une touriste. Du reste elle voit un groupe et dans un premier temps elle les suit. Le groupe
descends au Châtelet-les Halles, elle leur emboîte le pas, puis absorbé par le va et viens incessant de la rue, elle les perd de vue et ne s’en rends pas compte de suite. La voici seule dans une
ville fort peuplée mais elle ne sait même pas ou elle est. Demander son chemin, elle se voit pas le faire. Il faut qu’elle quitte ce quartier et qu’elle se perde dans cette immensité. Disparaître
c’est tout ce qui lui reste à faire…..

Après avoir repris le métro, être allé de ci de là, pris la porte d’Auteuil, celle de Saint Cloud pour revenir sur la porte
d’Orléans, la voici porte de Vincennes, elle pense au zoo qu’elle est allée voir avec son père et sa marâtre il y a quelques années, elle va aller là-bas. Elle connaît un parc, elle essayera de
se cacher dans les buissons, elle pourra dormir, c’est à la fois loin et tout prêt de la ville. Mais elle n’a rien dans le ventre depuis hier au soir, il lui faut acheter quelques choses ou
entamer ses réserves, quelques barres de chocolat, du lait concentré, deux petites bouteilles d’eau, des morceaux de sucre et des raisins qu’elle a chapardé en partant dans le placard de la
cuisine. C’est peu mais elle verra par la suite. Tout à l’heure elle est passée devant un marchand ambulant, elle fait demi-tour et prends un sandwich, une autre bouteille d’eau et un sachet de
popcorn. En sortant son billet de 50€ elle sent un regard, mais pense se tromper. Ne pas montrer qu’elle a peur, elle va s’asseoir face au marchand et elle avisera. S’il n’y a personne elle se
rendra au parc, sinon elle ne sait pas ce qu’elle fera.

Elle mange doucement, mastique morceau par morceau et voit un jeune garçon qui l’observe, il doit avoir un a deux ans de
plus qu’elle, enfin, elle ne sait pas…Le voilà qui vient vers elle et s’assoit sur le même banc que Nathalie.

Vous avez fait une fugue, Mademoiselle ?

 Nath ne sait que lui répondre, car elle ne sait pas ce qu’il lui veut, mais elle doit avoir ça sur le visage pour
qu’il puisse lui le dire aussi vite.

Pourquoi vous me dîtes cela ?

Parce que je le sais

Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?

Vous aidez

Cela semble suspect à Nathalie, ce garçon, cet homme car maintenant qu’il est plus prêt d’elle, elle voit bien qu’il est
plus vieux, bien qu’assez jeune, mais il doit être majeur. Que faire, sa fugue commence mal, d’abord Marine qui lui a fait faux bond, puis maintenant ce type qui est là. Ces intentions sont
peut-être louable mais rien ni personne ne peut l’aider. Soit elle lui fait confiance, soit elle prend ses jambes à son cou.

Pendant ce temps Paul, oui c’est son prénom, l’observe à la dérobée sous ses longs cils bruns, il ne veut pas la brusquer
mais cette fille lui plait. Il ne sait rien d’elle mais elle a de beaux vêtements et un air hagard, elle a dû fuguer. Soit il la laisse filer, soit il joue avec elle et la dernière idée lui plait
énormément. De plus elle a sortis tout à l’heure un beau billet de 50 € et il a vu qu’elle en avait d’autres. Lui cela fait quatre jours qu’il n’a pas mangé un bon repas, et la faim lui tiraille
l’estomac.

Au moment où il va lui demander une dizaine d’€uro, la voilà qui se lève et se met à courir. Le temps que Paul comprenne
elle est déjà à plus de cent mètres. Il connaît le coin, il va la prendre à revers et de gré ou de force elle lui filera de l’argent, après il verra ce qu’il fera.

 

 

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