Et si….

L’histoire que je vais vous raconter ici est vrai, mais je ne vous en dis pas plus , je vous la laisse découvrir…

 

L’histoire se passe en 1977 c’est dire que cela ne date pas d’hier. Nous étions 7 copines et depuis quelques années nous sillonnions d’abord la France et puis depuis trois ans l’étranger, on ne disait pas encore l’Europe . Tout d’abord l’Autriche en 2 CV  trois semaines de nos vacances mais nous étions 5. Puis l’Italie , toujours en 2 CV,ensuite un voyage organisé en Turquie, en avion et   cette fameuse année l’ex Yougoslavie et la Bulgarie  en mini bus pendant 3 semaines.

Il fallait préparer un voyage à 7 nanas, bon à cette époque étions nous moins avertis des dangers que l’on pouvait trouver, c’est fort possible, mais on aurait pu nous interdire quoi que ce soit je pense que nous serions partis quand même.Nous étions tout de même toutes majeurs. Mais ….

Les préparatifs allaient bon train, achat des cartes routières et oui il n’y avait pas encore de GPS, des guides touristiques, nous établissons notre voyage, nos copains nous disent que nous sommes un tantinet folle, mais vu que nous sommes déjà partis, ils nous regardent tout préparer d’un air envieux. Mais il n’est pas question de les emmener nous ferons le voyage entre filles et puis de toutes façons c’est beaucoup plus amusant.Les mois filent à tout allure, nous camperons car c’est moins coûteux, puis nous avons établis un itinéraire. Départ de la France, Grenoble, puis l’Italie, la frontière se passe sans encombre, direction Turin et Monza, ou nous nous arrêtons pour la nuit. Avec nous une copine d’origine Italienne venue grâce à une amie nous sert d’interprète pour trouver ce “camping”. Confiante, nous la laissons faire, puis au bout de deux où trois tours, nous nous apercevons que la nuit arrive et que nous tournons en rond. Nous voyons un jeune homme et nous nous arrêtons auprès de lui, en découvrant dans le mini bus 7 demoiselles, il siffle, bah nous avons l’habitude nous avons déjà fait l’Italie, même si nous étions moins nombreuses, des sifflets nous en avons déjà eu. Avec le dictionnaire français italien, nous lui demandons où se trouve le seul camping de Monza. Il nous répond “a sinistra. “Vite nous feuilletons le petit lexique et nous éclatons de rire, car notre chère copine qui pensait que le camping avait eu un sinistre, eh eh , était tout simplement à gauche à quelques kilomètres. Plus de rire qu’autres choses, mais notre voyage commençait bien…Il faut savoir que sinistre, incendie se dit” sinistro”, elle avait confondu une voyelle. Mais comme c’était les vacances nous ne lui en avons pas tenu ombrage, mais désormais nous serions plus attentive.

Après avoir eu droit à une soirée guitare  organisé par nos voisins du camping , heureux de faire notre connaissance et aimant bien les petites françaises… Nous, nous levons tôt le lendemain, nos voisins dorment à poings fermés, nous ne les réveillons pas. La route est longue nous devons être ce soir à Trieste, passer la frontière si c’est possible. Mais nous arrivons assez tard et nous décidons de ne pas la passer, l’Italie pour nous est encore un Pays que nous connaissons mais après ce sera l’Aventure et quelle aventure!

Juste pour vous faire comprendre qu’en 1977 c’était une aventure que d’aller dans les Pays de l’Est, certes notre voyage était bien préparé mais il y a toujours le petit truc qui fait que rien ne se déroule comme nous l’avions prévu. 

Après Trieste direction Ljubiana où nous allons commencer notre périple, pour vous le situer maintenant c’est en Slovénie, puis Zagreb en Croatie, je ne vais pas vous raconter par le menu toutes nos visites, je veux juste vous racontez ce qui c’est passé avant que nous passions en Bulgarie, ce qui veut dire quelques jours avant.La première semaine nous faisions le nord du Pays, ensuite une semaine en Bulgarie, Sofia et la mer Noire, puis retour par Dubrovnik, Split, Mostar, Zadar et là c’était surtout du farniente à se baigner. Mais rien ne c’est passé comme prévu.

Après une belle journée passée aux Lacs de Plitvice nous voici en train de rouler sur une route petite certes mais bien entretenue, tout le long de la route nous sommes fasciné pat des petits camions qui partent au travail emmenant  à même la remorque un nombre incalculable de femmes assises sur des bancs où à même le sol du camion.. Les hommes aussi, mais nous étions plus intrigués par ces femmes. Elles étaient déposés devant des maisons et nous verrons par la suite qu’elles lavaient les maisons. Je vous jure que pour nous Françaises vivant normalement cela nous a émue et à la fois stupéfiée, et notre bonne vieille France comme nous l’aimions davantage. Puis nous sommes arrêté, eh eh je vous vois rire, non ce n’est pas ça..juste arrêté par une patrouille de soldats, oui, même pas des gendarmes des soldats, ils voient que nous sommes Française et nous font signe avec force geste assez compréhensible en nous disant de se garer sur le côté, le tout accompagné d’une phrase mais  en yougoslave, ce qui pour nous française était intraduisible, mais nous avons le petit lexique et nous voyons qu’il faut s’arrêter et attendre. Et là nous voyons arriver un cortège de gendarmes enfin de  polizei et une voiture avec le drapeau du pays, c’était “Tito” le chef de l’Etat de l’époque. Et bien voilà qui était super, cela commençait bien. Rire nous nous disions nous avons même été salué par le chef du pays..Ben voyons!

Aujourd’hui il fait chaud, nous roulons jusqu’à un petit village, avant nous avons ramassé des cailloux tirés par des enfants le long de la route. Nous trouvons cela déplacés, mais bon nous nous arrêtons pas et pourtant la faim se fait sentir et aussi le manque d’essence, la benzine comme il disait. Mais aucun poste d’essence en vue. La route monte dans la montagne et nous longeons de part en part une petite rivière. Comme nous avons faim nous nous arrêtons dans un petit village où chose extraordinaire je ne me souviens plus du tout du nom, à croire que je n’ai gardé dans mes souvenirs que ce que je voulais bien garder, car après tout les noms des villages ne correspondaient même pas à ceux de nos cartes, et maintenant pour retrouver ce village  et bien je n’y suis pas arrivée….Il ne faut pas oublier qu’il y a eu  une guerre depuis et que certains endroits ont peut-être pas retrouvé leurs noms. 

Donc nous arrivons et nous mangeons sur le pouce, pour ne pas perdre de temps et nous repartons, lorsque brusquement deux hommes nous font digne de nous arrêter, deux polizei, encore, pensons-nous. Il nous disent pas un mot, heureusement car l’aurions nous compris, mais minutieusement ils inspectent notre mini bus , il ne faut pas oublier que nous sommes en plein milieu de la route, il n’y a même pas un chat à part ces deux flics au mine plus que patibulaire. Ils rigolent, et nous font signe de nous en aller, mais nous ne l’entendons pas comme ça et nous leur demandons de nous indiquer le poste d’essence le plus proche. Au moment nous nous sommes demandé ce qui avaient pu déclencher un rire pareil, plus tard nous l’avons vite compris. En secouant la tête ils nous montrent sur la carte routière un autre village, certes un peu plus gros que celui-ci où nous devrions trouver de l’essence. Nous repartons et à nouveau des cailloux frappent les vitres, de vrais dingues ces gamins pensons-nous, il ferait pas bon s’arrêter. Et bien entendu comme dans ces cas là, chacune raconte des histoires à dresser les cheveux sur la tête. Mais qu’importe nous ne pouvons faire demi tour, et puis retrouvez les deux flics nous avancerait guère, ils n’ont pas été bien explicite, et même nous les avons trouvé légèrement idiots pour ne pas dire autres choses.

Brusquement la route qui était goudronnée n’a plus rien, c’est un chemin de terre où on peut passer qu’à une seule voiture. Nous nous arrêtons c’est entouré de montagnes et en bas une rivière plus étroite , genre torrent et de l’autre côté la montagne.D’un côté le vide de l’autre une bonne côte et au milieu plus nous avançons, certes doucement, nous avons l’impression de rouler dans le lit d’un torrent asséché. C’est raviné à souhait.Sur la carte, après le village et malgré notre interrogation les deux flics nous avaient envoyé dans un drôle de traquenard. Il fallait bien se rendre à l’évidence il n’y avait aucune route à part ce petit chemin de terre. Sur la carte le village où soi disant il y avait la fameuse benzine était à environ 5 kilomètres, mais rouler dans un chemin tortueux ne nous disait rien de bon, mais il fallait continuer car aucune d’entre nous avions envie de passer une nuit dans cette montagne. Nous roulions depuis environ une bonne heure quand au détour d’un grand tournant nous avons découvert quelques maisons, vraiment perdues, mais pour nous c”était la civilisation. Enfin on allait pouvoir nous renseigner. Nous nous avançons, des enfants jouent et avec le petit dictionnaire nous allons leur demander, non pas notre route, mais le fameux poste d’essence. Mais les enfants vraiment plus gentil riaient et nous disaient non, ma foi ils n’avaient même pas l’air de nous comprendre. Soudain une femme toute vêtue de noire est sortie d’une des maisons et a fait rentrer les enfants et nous a , nous avons pensé à l’époque copieusement insultés. 

Et bien nous étions dans un endroit pas très sympa et personne pour nous venir en aide..Certes au départ cela peut paraître amusant mais au fil du temps cela devenait angoissant. Soudain une voiture de couleur grise s’arrête à notre hauteur, nous étions à pieds une amie t moi-même. 

Un homme, enfin un et en plus il nous souriait, ouf un gentil, nous nous posons aucune question et nous lui demandons où nous pouvions trouver de l’essence (benzine) . Et là, il y a eu comme un flottement, il nous a lancé un regard des plus étranges. Avons-nous eu peur, non même pas…Quand il a vu que nous étions 7 filles il a compté et recompté, regardé dans le bus si nous ne cachions pas un copain et nous a demandé en anglais si nous étions françaises et devant notre acquiescement il nous a dit son prénom en français, quel soulagement! Puis il nous a expliqué qu’il y avait à environ trois kilomètres une citerne qui dépannait les habitants du coin, mais que vu que nous n’étions que des filles il avait disons le mot peur pour nous.

Après avoir réfléchis il nous a dit une chose qui allait nous stupéfier. Il proposait à l’une d’entre nous de monter dans son véhicule et que le mini bus devait suivre, ensuite il nous laisserait à quelques encablures de la citerne, et il irait avec l’une d’entre nous chercher la benzine.

Après s’être concerté, nous n’avons pas tiré au sort celle qui monterait avec lui, mais on m’a désigné de force, rire car il parlait certes un peu le français mais surtout il parlait très bien l’anglais et ma foi à cette époque je me débrouillais très bien dans cette langue. Je ne voyais vraiment pas la raison pour laquelle je devais monter avec lui, rire! Mais lui ne nous emmenait que si j’allais dans sa voiture sinon il nous faisait mine de s’en aller en nous laissant seules dans ses contrées un peu glaciales, vu comme les habitants se comportaient.

Aussitôt dit, aussitôt fait me voilà avec un nouveau compagnon de route qui le premier kilomètre fait à vive allure, car plus il roulait moins mes amies ne nous suivaient et souvent nous nous retrouvions loin du minibus. Il s’appelait Anton il avait 42 ans et il était vraiment beau. Il était journaliste dans une revue pour enfants, et en effet sur le siège arrière il y avait des magasines genre BD pour des enfants..

Puis dès que le mini bus arrivait nous repartions assez vite et à nouveau nous n’étions que tous les deux, seuls au milieu de nulle part. J’apprends par mon compagnon de route que ce chemin est rarement pris par les touristes et il ne comprend pas la raison pour laquelle nous nous sommes retrouvé dessus, après lui avoir expliqué il a juste dit sales cons en un très bon français.

Puis, avant d’arriver à cette fameuse citerne, alors que nous étions arrêté, il me demande si je ne voulais pas visiter le Monténégro, là où il habitait, je lui dit que ce n’est pas prévu dans notre itinéraire et que nous nous dirigeons sur Nis, pour nous rendre en Bulgarie, mais il éclate de rire et me dit pas tes copines mais toi et moi. Là, pour le coup je suis stupéfaite, mais ne lui répond pas et il ne m’en dit pas plus, il me demande alors de lui récupérer ses lunettes de soleil dans la boîte à gants. Et là lorsque j’ouvre, je sens sous ma main un objet froid, je ne sais pas ce que c’est et je m’aperçois au bout d’un moment que c’est une arme.

 

A suivre

 

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