Et si j'avais (suite)

Je tâtonne et enfin je la trouve cette paire de lunettes, sans faire aucun commentaire je lui passe ses lunettes et nous continuons de rouler vers cette fameuse citerne.Je réfléchis, qu’est ce qui va se passer une fois que nous aurons pris notre benzine. En fait je n’en sais rien et je pense qu’il va falloir lui faire confiance malgré son pistolet. Dans ma tête je me disque  jusqu’à présent il n’a pas essayé de semer le minibus et il aurait pu le faire  depuis longtemps. Après tout ici c’est assez hostile, on aurait jamais dû passer par ce chemin, sur la carte j’ai bien vu qu’il y avait une route mais la ville était loin, et encore, vu le chemin où nous sommes je pense que nous n’aurions rien dû demander à ces deux fics et je me souviens de leur rire lorsque nous leur avons dit que nous voulions de l’essence. Anton me demande à quoi je pense, je ne vais pas lui dire à son arme, alors je lui dit que ces deux flics n’auraient jamais dû nous envoyer sur ce chemin, il en convient aussi, et quand je lui dit qu’ils ont examiné notre minibus sous toutes ses coutures, il me dit il savait d’avance par quel chemin vous envoyer. C’est incroyable que dans notre pays on ne vienne pas en aide aux touristes, c’est à n’y rien comprendre. Finalement cela m’a permis de te rencontrer, et il se reprend en disant de vous rencontrer..Il me jette un regard et il me fait le plus beau des sourires, il ajoute on est arrivé, tu vas rester là avec  tes copines et moi je vais emmener ton amie prendre de l’essence.

Aussitôt dit il se gare sous les arbres et me laisse dans sa voiture, je descend et je rejoins mes amies. Et je lui dis on y va toutes, mais tu viens avec nous, il y a une place pour toi, en effet au milieu nous avons un siège supplémentaire. On tourne par un chemin qui est plus carrossable que la route principale et nous apercevons  trois hommes et là j’avoue leur avoir trouvé une tête de bandits de grand chemin. Mais aucune d’entre nous émettons un mot. Anton descend leur serre la main et explique notre situation, au départ ils ne sont pas d’accord, ils n’ont pas envie de nous filer de l’essence, il faut toute la fermeté de notre sauveur, car à ce moment là c’est vraiment notre sauveur. Finalement ils acceptent mais ils ne sont pas d’accord sur le prix, et là il va falloir jouer fin sinon ces cons vont nous plumer. Il est vrai que si nous étions téméraires, notre voyage était tout de même bien préparé, nous n’avions pas une somme énorme en petites coupures, nous avions aussi des chèques voyages. Il a fallu expliquer à Anton que nous n’étions pas si riches, car pensez-vous des filles qui voyagent, c’est forcément des filles pleine aux as. Finalement, nous obtenons un prix largement au-dessus de la somme que nous avions payé à Ljubjana  mais nous avons pu mettre quelques litres pour pouvoir se rendre à une station et faire les quelques kilomètres pour rejoindre la civilisation. Pendant que je discutais pas à pas le prix, un des deux hommes tournaient autour de mes amies, elles étaient un peu paniqués, mais Anton veillait au grain. 

Il se tourne vers moi et me dit dépêche toi d’aller à la voiture et dit à tes amies de monter dans le mini bus, je vais régler ce que vous devez. je me souviens être allée rapidement à sa voiture et mes amies se sont engouffrées dans le véhicule. Puis lui m’a rejoint et il a démarré sur les chapeaux de roues. Nous avons rejoint notre chemin raviné et je pensais que dès que nous serions à la grand route, nous lui dirions adieu. Plus nous roulions, plus nous faisions connaissance. J’avais remarqué qu’il boitait, mais bien entendu je n’avais posé aucune question, mais c’est lui qui me dit qu’en 1942 alors qu’il était âgé de 7 ans il a reçu un coup de crosse par les partisans (dans l’ex Yougoslavie, c’était les résistants communistes), que faisait-il là, je n’ai pas osé lui le demander, et je pense qu’à ce moment là il ne me l’aurait pas dit. Et, comme nous roulons depuis au moins 30 minutes, je me retourne et lui fait remarquer que mes amies ne sont plus derrière et là il me dit aurais tu peur de moi? Oh la question qui tue, sans jeu de mots…Non, je n’ai pas peur si cela avait été le cas  je ne serais pas monté avec toi. Il sourit et pose sa main sur mon épaule; et il ajoute merci. Et à ce moment là il m’explique qu’il se fait du soucis car nous allons bientôt arriver à la route mais auparavant il y a un obstacle. Je le presse de questions, mais il me dit nous arrivons tu vas comprendre par toi même.

Nous arrivons face à une paroi rocheuse et sur le côté droit c’est pareil, et à gauche il y a un pont, genre je n’exagère pas, le pont de la rivière Kwaï, un pont en bois avec des cordes, je descend de sa voiture et m’avance, horreur en-dessous il y a un torrent et c’est haut. Je l’interroge mais on passe sur ce pont, apparemment oui, mais des voitures, jamais un minibus n’a dû le franchir avec 6 filles à bord et des bagages. Il me dit , nous avons de l’avance, aussi tu vas remonter dans la voiture, nous allons traverser toi et moi, et après je reviendrais à la rencontre de tes copines. Là j’ai eu peur il s’en est rendu compte, il m’a pris dans ses bras, je tremblais comme une feuille et il m’a dit, fais moi confiance. Comme vers la citerne il ne nous avait pas lâchement abandonné à nouveau je lui ai fait confiance, nous avons du rouler à deux à l’heure, je l’ai trouvé longue cette traversée, en plus j’entendais grincer les cordes sur les poulies. Il y avait 300 mètres mais ce sont les plus longs de ma vie. De l’autre côté, je suis sortie rapidement de la voiture, je me sentais plutôt mal, j’imaginais la peur de mes amies, mais je ne voulais pas qu’elle s’affole et je pressais Anton de me laisser seule quelques instants et de vite aller à la rencontre de mes amies. A nouveau il me prend dans ses bras, je vois sa bouche descendre vers la mienne et il m’embrasse sur le front et il me caresse la joue en me disant tu es très courageuse. Malgré que ma frayeur était grande j’aurais aimé qu’il m’embrasse, mais lui c’est repris plus vite que moi et il a traversé, mes amies arrivaient et à leurs cris j’imagine leur frayeur.

Pauvre Anton il lui en a fallu de la persuasion pour pousser notre copine d’origine Italienne a traversé, elle était tétanisé par la peur. Puis à force elle est venue , mais elle a traversé les yeux fermés. Puis une fois que toutes sauf mon amie Françoise, elle conduisait le minibus furent passé, Anton c’est mis devant le minibus et a guidé mon amie. Il fallait tout d’abord manœuvrer pour se trouver face au pont, après avoir expliqué la marche à suivre, il a traversé et nous a rejoint. Nous étions en bout de pont vers les poulies et les cordes, elles se tendaient et faisaient un bruit d’enfer. Si pendant 200 mètres mon amie a roulé au pas, quand elle a été à moins de 100 mètres de la terre ferme, elle a accéléré et là catastrophe, non le pont  a tenu mais elle est venue sur moi et je n’ai pas pu me dégager à temps, elle est passé si près que tous les passants de mon jeans ont été arraché et elle m’a pressé contre les barrières du pont. Une fois le minibus passé je me suis évanouie. Anton a crié, ce sont mes amies qui me l’ont expliqué, et s’est jeté sur moi si je puis dire. J’ai ouvert les yeux et j’ai grimacé de douleur. Il m’a relevé et à nouveau un étourdissement car j’avais fort mal. Il m’a allongé sur le sol et a dégrafé mon jeans enfin ce qu’il en restait , soulevé mon chemisier et là j’étais déjà toute bleue. De sa voiture il a sortis une trousse de secours et m’a massé doucement avec une pommade au nom barbare mais sûrement fort efficace. Il m’a ordonné, pire qu’un médecin de prendre un médicament contre la douleur, mais j’ai pris un aspirine , médicaments que nous avions emmené.

Nous aurions dû nous quitter là, mais le sort en a décidé autrement.

A suivre

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