La révélation (suite 1)

A nouveau elle est partie, elle a fui cet homme après une nuit avec lui ou elle a goûté son corps, son regard
plongé dans le sien. Une nuit chaude mais qui s’est terminée juste parce qu’elle l’a voulu. Faut il se souvenir dans sa chaire, sur son corps de ses baisers, de ses caresses, elle ne le pense
pas, car si lui a aimé , elle ne sait ce qu’elle recherchait, à part Lui, mais ce n’était pas cela, cela ne l’ a pas apaisé, au contraire, elle court, elle veut mettre de la distance entre Michel
et elle. N pas prendre sa route, ne pas se retrouver dans sa voiture, fuir et encore fuir.

Fuir pour aller ou, elle ne le sait pas plus qu’hier, elle a consulté sa messagerie, il l’appelle dix fois
vingt fois par jour, la supplie de revenir. Mais revenir pour faire quoi, pour aller ou, recommencer à subir, à pleurer, à ne plus savoir qui il est, ce qu’il veut. Non oh non jamais ne plus
recommencer, ne plus se souvenir. Elle entend sa voix, elle est douce, la console, mais il n’y peut rien. C’est surement dans ses gênes ou c’est la faute à pas de chance. Qu’en sait-il? Elle sait
qu’il est malheureux, elle devra à nouveau fermer les yeux si elle revient, alors à quoi bon?

 

Alors elle va dans cette gare, prendre un train en partance pour nulle part, là au moins elle refera sa vie,
oublier. Oui mais il y a ses enfants, ses fils, ses filles, même ses petits enfants, ils vont lui manquer.

 

Assise sur ce banc , elle revoit sa vie défilée, les naissances, c’était pour pouvoir aller de l’avant car
elle aurai pu partir avant qu’ils soient nés, mais elle l’aimait, et elle est restée, mas là il y a eu ce déclic, ce quelque chose qui a fait qu’elle n’a pu assumer. Les mains dans le visage elle
pleure, elle sanglote, lorsque tout à coup une main se pose sur son épaule:

 

  •  
    • Madame, cela ne va pas

    • Ce n’est rien

 

Il s’éloigne, puis pris d’un doute, il revient :

 

  •  
    • Vous avez besoin d’argent car vous avez égarés votre billet.

    • Non

 

Et ses sanglots redoublent, il va rester là jusqu’au départ de son train, il parle de tout et de rien, de la
pluie et du beau temps, elle l’écoute sans rien dire, sa voix a un beau timbre, elle le regarde au travers de ses cils recourbés, il n’est pas une foudre de guerre, mais qu’importe, c’est juste
un passant. Elle ne va pas refaire sa bêtise d’hier, s’envoyer en l’air comme une femme de mauvaise vie. Comme dans toutes les gares les trains s’arrêtent et repartent, destination de vacances,
de rêves ou de larmes, le sien est un train de nuit, partir là bas, vers l’Italie et se noyer dans une foule cosmopolite, inconnue parmi des inconnus. Un train de nuit, ou elle n’a même pas pris
une couchette, elle va mal dormir, mais tant pis. Brutalement elle s’entend lui demander:

 

  •  
    • Mais votre train il est à quelle heure?

    • 19H30, je pense que c’est le même que vous. Nous voyagerons ensemble. Avez vous pris une
      couchette.

    • Non , et vous?

    • Oui

 

A nouveau un silence s’installe ente eux deux, puis il lui dit voulez vous partager ma cabine, je prends
toujours une cabine pour être seul, il reste une couchette, elle sera pour vous. Devant son air offusqué, il ajoute en tout bien tout honneur, cela va de soi. Je préviendrais le contrôleur et si
il y a un supplément il sera à ma charge. Le voulez vous?

 

Elle ne lui a rien répondu, mais pourtant la voici au restaurant avec lui, il lui prend les doigts et
l’écoute, elle parle , parle , cela lui semble durer une éternité. Il na pas dit un seul mot pendant cette confession de son drame. Elle, se confier à un inconnu, elle est devenue folle, raconter
sa vie, cette vie misérable qu’elle a fuit, cette vie qu’elle aurai tant aimé être différente.

 

Il se prénomme André et il rejoint sa femme à Rome après une séparation de quelques semaines pour son
travail. Il raconte sa vie, l’amour qu’il porte à sa femme, elle n’a pas d’enfants, lui a un fils , il revient de chez lui et ils ont une ribambelle de neveux et nièces et ils sont très
heureux.

 

Les voici dans la cabine, c’est en première classe, c’est pas avec sa modeste somme qu’elle aurai pu se payer
ce luxe, mais à quoi bon réfléchir, il faut se laisser porter par le destin, son destin a le visage d’André pour cette nuit. Qui a fait le premier pas vers l’autre, elle ne s’en souvient plus,
toujours est il qu’elle a dévoyé cet homme, amoureux fou de sa femme, ils ont fait l’amour toute la nuit, comme elle était bien malgré les secousses du train, elle a tout oublié. Au petit matin
il y avait un mot sur la couchette du haut.

 

«  Oublie moi et ne me téléphone pas, merci, André. »

 

Comme si elle avait envie de donner une suite, elle ne sait même pas ce qu’elle recherche dans les étreintes
qu’elle a , avec ces hommes de passage. Quand elle descend du train, elle voit André qui se retourne, un signe de la main, un sourire. Une femme l’attends, sa femme , ils partent, et elle se
retrouve seule.

 

 

A SUIVRE

 

 

 

 

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