La révélation (suite 2)

 

Seule, la voici seule à nouveau après cette nuit torride ou elle a été sublimé par cet homme, son corps, sa bouche elle lui a
tout donné. Mais était ce à lui qu’elle se donnait? N’était ce pas à son mari, le compagnon de sa vie, celui qui l’aimait d’un amour indestructible et qu’elle avait quitté.

 

Deux jours déjà, et deux hommes aussi, mais elle ne se sent pas libéré pour autant, au contraire elle est de plus en plus
seule, elle est si mal. Elle ne va pas pleurer sinon elle va encore attirer l’attention d’un passant, et elle en a nullement envie. Elle ne sait même pas dans quelle ville elle est. Il lui faut
trouver un hôtel, elle a tellement sommeil, dormir et ne plus penser.

 

Combien de temps a t elle dormi elle ne le sait pas. C’est un coup à la porte qui la réveillé, sûrement le service d’étage,
mais elle n’a rien commandé. Elle s’habille à la hâte et se rends à la porte. On vient pour la chambre, elle se dépêche de s’habiller et sort.

La voilà à nouveau errante dans les rues, sans bagage, dans ses poches quelques euros et un billet de retour pour la France.
Ses pas la dirigent inexorablement vers la gare, elle va repartir, elle est folle sa vie a basculé et qu’importe sa destination, pour elle tout est finie, à quoi bon vivre? Elle traverse la
chaussée. Des cris, un coup de frein et plus rien.

 

Ici, tout est blanc, cotonneux, aucun bruit juste un souffle de vie, qui dort ici? Qui gémit? Des bruits, puis une voix,
Madame, qui appelle- t-on? Personne ne réponds, c’est le silence. Il fait froid, elle a froid, elle entends des paroles, des mots sans suite. On lui parlerait donc, mais que fait elle ici? Ou est
elle?

 

Il lui faut faire un effort surhumain pour essayer d’entrevoir quelques choses, tout est lumineux, mais si blanc et ce froid
qui l’envahit, mais pourquoi a t elle si froid? Deux yeux bleus la fixent, des yeux , ils appartiennent à qui? Ou est elle? Qui est elle?

 

Puis les pas qui s’éloignent et à nouveau la voilà seule, elle arrive à ouvrir les yeux et ne sait ou elle se trouve. Dans un
lit elle s’en rends compte, elle tâte ses jambes, elles n’ont rien , sa tête a un énorme pansement mais elle ne souffre pas. Elle est donc blessée mais qui est elle? Doucement elle se lève, ne
pas faire de bruit, puisqu’ici tout est feutré. Mais au moment ou elle va pour poser le pieds au sol une sonnerie stridente retentit à ses côtés. C’est en se levant qu’elle a déclenché ce bruit.
Elle avance et s’écroule dans les bras de cet homme aux beaux yeux bleus.

 

  •  
    • Alors on se sauve lui dit il d’un ton mi rieur mi sérieux

    • Non, mais je voulais savoir ou j’étais

    • Dans ma clinique après vous êtes littéralement jeté sous mes roues. Si vous vouliez vous tuer c’est raté, jolie
      dame.

    • Me tuer!

    • Je ne sais pas, mais c’était étrange, j’étais face à vous, vous m’avez fixé et vous avez continué à traverser, j’ai eu
      beau freiner je n’ai pu vous évitez, mais votre chance c’est que je suis médecin, chirurgien plus exactement.

    • Me tuer, je ne comprends pas, je ne pense pas que j’ai voulu me tuer, mais je ne sais pas qui je suis et ce que je fais
      là, même si vous me dîtes que j’ ai eu un accident, je ne me souviens pas de qui je suis.

    • Ne vous inquiétez pas, cela arrive parfois après un heurt à la tête d’avoir une amnésie partielle. Vous vous appelez
      comment?Ses deux grands yeux mauves sont perlés de larmes, elle a beau réfléchir , rien ne lui revient, ni son prénom, ni ce qu’elle faisait en Italie, car le médecin lui a appris être en
      Italie et comme elle lui réponds en français il en a conclu qu’elle est française, vu que lui, lui parle en italien, mais elle connaît l’italien puisqu’elle le comprend, mais pourquoi
      elle ne peut lui dire un mot dans sa langue..

       

      Je vais aller faire mes visites, si vous avez besoin de quoi que ce soit, sonnez et une infirmière viendra et surtout
      ne vous sauvez pas, personne ne vous veut du mal.

       

      Elle a du se rendormir car il fait nuit lorsqu’elle ouvre à nouveau les yeux et là l’horreur de sa situation lui
      revient aussitôt. Elle sait qui elle est, mais elle pensait qu’elle était capable de mourir et ensuite elle ne se souvient de rien. Quand le médecin reviendra , elle ne lui avouera pas
      qu’elle voulait se tuer. Elle entrouvre les yeux et le voit , c’est lui qui s’est endormi sur la chaise à côté d’elle. Elle l’observe à la dérobée, il est si beau. Mais le voilà qui
      s’étire, il lui sourit:

       

      •  
        • Alors la belle au bois dormant s’est réveillée, avez vous quelques souvenirs?

        • Oui, je me nomme Anne et je suis française.

        • Mais encore, que faîtes vous ici?

        • Dans votre clinique et bien ne m’avez vous pas renversé?

        •  

      Il éclate d’un beau rire et lui dit:

       

      •  
        • Bien entendu mais pourquoi vous êtes vous jeté sous mes roues?

        • C’est une longue histoire.

        • J’ai toute la nuit devant moi, mais venez, habillez vous, ne restons pas là, je vous enlève.

       

      Les voici tous les deux installés dans un charmant salon, Anne ne sait pas par quel bout commencer, mais Marco détends
      rapidement l’atmosphère en lui servant un verre d’un vin chaud et lourd qui lui monte à la tête immédiatement, elle lui avoue avoir faim, elle n’a rien dans le ventre depuis plus de
      quatre jours et le vin aidant la voici capable de faire n’importe quoi.

       

      Il l’enveloppe d’un regard tendre et lui sourit. Anne tremble de la tête aux pieds. Et dans sa tête elle se répète
      surtout ne pas se laisser aller contre lui sinon elle est perdue. Une nuit d’amour , elle a déjà donné et elle se sent sale depuis. Même si il est beau et a un charme énorme , elle ne
      veut succomber, elle a besoin d’aide et Marco va l’aider, elle en est certaine.

       

      Il s’assoit tout près d’elle et l’enveloppe de ses bras, elle tremble de plus en plus comme si elle avait froid, il lui
      caresse le visage, les lèvres, elle gémit et le repousse en lui disant, non non, je ne peux pas si vous saviez.

       

      •  
        • Anne, calmez vous, je ne ferai rien contre votre volonté, mais laissez vous aller, racontez moi tout.

       

      Plus de quatre heures plus tard, Marco marche de long en large, il semble incrédule mais il en a tellement vu que cela
      ne la pas surpris outre mesure. Anne quant à elle sanglote. Il n’ose s’approcher d’elle, a peur de l’effaroucher davantage, pourtant il sait qu’elle le désire, mais il ne veut pas que ce
      soit sans lendemain. De plus il a une vie bien remplie et Anne est folle amoureuse de son mari, même si son histoire est des plus sordides. Il sort rapidement de son salon et va lui
      préparer sa chambre d’amis, quand il revient au salon elle dort à même le sol, il la soulève délicatement et la déshabille, il ne peut s’empêcher de la dévorer du regard, mais il la
      glisse sous les draps, éteint la lumière et sort de la pièce.

       

      A SUIVRE

       

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