Troisième partie : Le cri

Lorsque Nathalie avait vu le regard insistant que lui jetait Paul dont elle ignorait encore le prénom, elle n’avait eu
qu’une idée se sauver, disparaître, se noyer dans la foule, mais inexorablement ses pas l’avaient conduit vers ce parc proche du château de Vincennes, et elle avait d’abord entendu un bruit de
pas derrière elle. puis brutalement c’était trouvé plaqué au sol avec aucune possibilité de bouger. Le corps de cet homme n’était pas si lourd mais il savait la maintenir au sol. Dans sa tête
était passé à toute vitesse toutes les raisons qu’il avait poussé à fuir sa marâtre. Le jeu en valait-il la chandelle, car maintenant , qui sait? Peut-être et même surement cet homme allait la
tuer. Et avant elle serai surement violer. Nathalie ne put retenir ses sanglots, si elle n’avait pas pu crier, maintenant elle pleurait.

 

Paul quant à lui après l’avoir plaqué au sol pensait surtout  à l’argent qu’il allait lui piquer, mais quand elle se
mit à pleurer au lieu de crier il fut un tantinet déstabilisé. Cette nana pleurait. Il en était abasourdi et de ce fait il desserra son étreinte et la belle demoiselle en profita
immédiatement.

Nathalie sentant un léger relâchement de cet homme et arrive , à rouler sur le dos et à lui faire face. Paul aperçoit un
visage chiffonné, brouillé de larmes et de mascara et voit une enfant au lieu de la femme qu’il entrevoyait. Lui qui a fugué depuis maintenant deux ans n’en croit pas ses yeux.

– Mais tu as quel âge?

– 15 ans

 -Tu en fais moins mais tu es encore une enfant. Qui t’as poussé à fuir ton chez toi, ta famille?

– Ma belle mère

Paul compris immédiatement, c’était une histoire similaire à la sienne sauf que lui c’était un beau-père, il en fut
d’autant plus ému qu’il avait laissé derrière lui sa petite sœur et qu’il n’avait plus aucune nouvelle de la petite et espérait qu’elle ne sera pas contrainte à son tour de fuir. Alors, Paul ne
pensant plus à sa faim qui lui tenaille les tripes, se relève et tends la main à Nathalie. Elle est un peu étonnée mais accepte la main tendue et se relève. Ensemble ils font demi-tour et
retournent s’asseoir sur le banc face au marchand ambulant. Paul ne sait comment cela est arrivé mais il se retrouve avec un sandwich dans les mains alors qu’il n’a rien demandé. Nathalie lui dit
j’ai compris ton geste, tu as faim et tu as eu l’idée de me voler, dans sa tête elle pense violer mais n’ose le formuler, et c’est la raison pour laquelle tu m’as attaqué. Paul ne réponds rien,
mais il y a un peu de ça. Il ne veut pas l’effaroucher, mais dans sa tête pensait aussi à s’amuser un peu avec elle, mais maintenant il ne le peut pas, cette gamine a l’âge de sa sœurette, et la
prendre de force serai comme si c’était sa sœur. Et à quoi bon aggraver son cas, il en a déjà suffisamment. Mais il lui faut en savoir davantage sur cette fille et surtout la mettre en garde sur
les dangers de la rue. Avec son minois c’est la porte ouverte à tout y compris la prostitution. 
 Mais pour l’instant il lui
demande
 

Ou pensais-tu dormir?

Dans le parc

Certes les nuits sont chaudes mais tu risques gros là-bas, d’être découverte rapidement, je ne pense pas que cela
t’intéresse.

Oh non je ne veux pas retourner chez ma marâtre, mais je ne sais que faire.

Si tu me fais confiance, je peux t’aider pour cette nuit, demain on avisera.

Je veux bien

 

Tout en répondant cela, elle a encore peur, elle n’est à l’abri de rien, elle lui fait confiance devant son volt face mais
qui lui dit qu’il ne va pas l’emmener dans un piège. Elle se souvient de sa belle-mère qui lui disait que les fugueuses allaient au-devant de risques qu’elles ne connaissaient pas, mais elle ne
les nommait jamais et Nathalie pensait qu’elle disait cela pour la dissuader de se sauver. Aujourd’hui elle voit de quoi elle parlait. Du reste elle se demande à cet instant ce qui s’est passé
lorsqu’ils ne l’ont pas vu au petit déjeuner voir au déjeuner car pendant les vacances  elle sautait son petit déjeuner, c’était une décision de sa belle-mère si elle ne se réveillait pas
assez tôt.

 

Revenons donc au départ de Nathalie de chez son père et sa marâtre, souvenez-vous c’était quatre heure du matin. Deux
heures plus tard son père se levait et partait à son travail, chaque matin il allait embrasser ses enfants, Nathalie l’ignorait car il faisait cela d’une manière discrète. Il pousse doucement la
porte de la chambre de Nicolas, celui-ci ce matin est réveillé comment cela se fait-il ?

Que se passe-t-il Nicolas ? 

C’est Nathalie, Papa je l’ai entendu pleurer tout le temps cette nuit et j’ai peur, elle était si triste.

Le père se souvient de la dispute entre sa femme et sa fille et de son découragement face à cette énième dispute, mais il
est vrai que hier au soir cela a pris un tour inattendu mais il pense que sa femme a pris un peu de libertés devant son incapacité à le faire, mais il ne peut dire cela à son fils.

Ne t’inquiètes pas, je vais aller voir ta sœur et nous allons voir ce que nous pouvons faire pour que tout le monde vive en
harmonie.

Si, Nathalie avait été là, elle lui, aurait dit, papa ce ne sont que des paroles, mais Nicolas se rendort, rassuré. Le père
se sent un peu désemparé sur le seuil de la chambre de sa fille, doit il entrer ou attendre ce soir. Si elle dort, il ne peut la réveiller mais si elle l’entend  marcher et qu’il ne rentre
pas, la distance qui s’est instaurée entre lui et elle va se creuser davantage. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il voit sa femme debout dans le couloir, elle semble étonnée de le voir ici.
Cette nuit il a couché dans la chambre d’amis, ne pouvant supporter d’être auprès de sa femme, mais quand il la voit il doit avoir un regard différent car elle bat en retraite immédiatement. Sa
présence a été comme un électro choc, elle pousse doucement la porte de la chambre de sa fille et entre. Aucun bruit ne se fait entendre à croire se dit-il qu’elle n’est pas là, en disant ses
mots il est près du lit et là, stupeur, sa fille n’y est pas.

Un cri strident retentit dans la nuit, Michel, le père de Nathalie hurle, sa fille, sa petite fille, sa seule fille a
disparue. Il va de ci de là et ne la trouve nulle part. Avec ce cri perçant, tout le monde est debout, sa femme et son fils. Nicolas a compris de suite, sa sœur a disparue, c’est qu’elle est
partie, elle a fugué, c’est ce qu’elle lui expliquait hier quand elle le consolait, mais il n’avait pas compris. Quant à sa belle-mère, elle joue encore à la maitresse et dit d’une voix
surnaturelle, elle se moque de toi, elle a du se cacher, es-tu allé dans le pigeonnier, elle se cache souvent là-bas pour me faire enrager. Alors, Michel se tourne vers elle et lui
dit :

 Disparais et évite de te montrer désobligeante et aussi idiote, Nathalie nous a quitté, j’ai déjà regardé son sac de
cours n’est plus là, ni sa carte de retrait, ni son petit pécule, sa tirelire git cassée au sol et elle a pris tout l’argent qui s’y trouvais. Je peux encore la rattraper, téléphone à la
gendarmerie, rends toi utile.

Devant le soufflet, elle ne dit mot et descends téléphoner, pendant ce temps, Nicolas s’habille et supplie son père de
l’emmener, il ne veut pas rester avec sa belle-mère. Son père devant le visage du petit garçon se rends à l’évidence que ses enfants sont fort malheureux et il acquiesce à la demande de son
fils.

J’attends la réponse de la gendarmerie et tu pars avec moi.

Merci Papa dit le petit garçon bouleversé. Mais ajoute appelle Kevin et demande lui si Nathalie n’est pas chez lui.

Son fils tout juste âgé de  10 ans est plus responsable que lui, il a la présence d’esprit de penser à tous les lieux
ou sa sœur aurait pu aller.

Nous attendrons un peu, Kevin dort surement et il y a le bébé nous ne pouvons les réveiller de suite, De plus si elle est
chez eux je pense qu’ils nous auraient déjà appelé.

Tout en disant cela il consulte sa messagerie, il n’a rien, il vérifie aussi, si sa fille a pris son portable ce qui est le
cas et il l’appelle mais bien entendu c’est sur la messagerie, il laisse un message. Puis il appelle son collaborateur et l’informe sans préciser la raison qu’il ne pourra venir au bureau ce
matin et il lui demande de reporter ses rendez-vous.

Il descend et trouve sa femme allongée sur le canapé, elle feint de dormir, mais Michel la secoue et lui
demande :

As-tu téléphoné

Oui, ils vont rappeler

Comment ça ils ne t’ont rien demandé de précis, leur as-tu dis qu’elle avait tout juste 15ans et en paraissait tout juste
douze.

Je n’ai pas dit grand-chose, juste signalé la fugue de ma belle-fille, et ils ont raccroché après m’avoir dit que leur chef
nous rappellerait.

Eh bien, je n’ai pas le temps d’attendre, je file de suite, il passe à quelle heure le premier bus ?

Qu’est-ce que j’en sais, après tout débrouille toi, c’est ta fille, tu me l’as assez dit hier soir.

Justement parlons-en, c’est à cause de toi si elle est partie.

Et sur ces mots il quitte la pièce en compagnie de son plus jeune fils et après avoir parcouru le village dans ses moindres
ruelles, il lui faut se rendre à l’évidence sa chère petite fille à bien fugué. Tout en marchant il demande à Nicolas si sa sœur a des amis ou elle aurait pu se cacher, mais Nicolas n’en sait
rien. Les voici dans une impasse. Que faire, il ne peut attendre et décide d’aller à la gendarmerie.

Il demande à parler au gendarme en charge de la fugue de sa fille et là qu’elle n’est pas sa stupéfaction d’apprendre que
sa femme n’a fait aucun signalements pour sa fille, cela fait déjà deux heures qu’il a découvert sa disparition et ne dit-on pas que c’est dans les premières heures que tout se joue. Le temps que
l’on mette en relation avec un inspecteur, il appelle sa femme et dans un cri de rage lui dit :

Tu viens immédiatement  à la gendarmerie sinon je t’envoie deux gendarmes et je t’accuse de mauvais traitements sur ma
fille et de non-assistance à personne en danger et sur ce-il raccroche.

Mélodie est abasourdie et ne sait que dire, elle prend son sac et

 

 

 

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